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Alexandre Mendel : "Ce serait particulièrement injuste si Trump venait à perdre"

Par La Rédaction

Alexandre Mendel, journaliste et essayiste, auteur de "Chez Trump" (éditions L’Artilleur), était l’invité d’André Bercoff, mardi 3 novembre, sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".

Alexandre Mendel invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Alors que les bureaux de vote sont ouverts aux États-Unis pour élire le prochain président, Alexandre Mendel nous livre son ressenti du terrain, après avoir arpenté des dizaines d'États pendant 245 jours. Il a pu prendre le pouls de cette Amérique profonde qui s'apprête à choisir entre Donald Trump et Joe Biden.

La pandémie qui pourrait coûter cher

Lorsque Joe Biden a été désigné candidat démocrate pour les élections présidentielles des États-Unis, ils étaient peu à parier sur sa victoire contre le président sortant. "L'Amérique de Trump était très confiante avant la pandémie", rapporte Alexandre Mendel, pouvant se conforter sur "trois ans de forte croissance économique et beaucoup d'emplois". Mais depuis, la roue semble avoir tourné et ce que personne n'attendait pourrait se produire. "Peu à peu, il sont confrontés à une situation à laquelle ils ne s'attendaient pas", observe-t-il dans le clan Trump.

La crise du Covid-19 a "renversé les tables". "Du jour au lendemain, un certain nombre de ces gens-là se sont retrouvés confrontés d'aller à la banque alimentaire ou d'essayer de retrouver leur emploi rapidement", témoigne le journaliste sur place, qui constate "une Amérique qui doute". "Finalement, il est plus facile pour l'Amérique d'intervenir à l'autre bout du monde avec un porte-avion que d'abattre un virus", observe-t-il, voyant des Américains "presque humiliés". "Ils n'y pouvaient rien et même Trump ne pouvait rien lui-même", estime Alexandre Mendel.

Une partie déterminante de l'électorat qui reproche la gestion de crise

Compte tenu du bilan avant la crise du Covid, "ce serait particulièrement injuste si Trump venait à perdre", analyse le spécialiste des États-Unis, persuadé lors de son départ aux USA, que Donal Trump "l'emporterait largement comme Reagan en 1984, lorsqu'il avait fait quasiment le grand chelem", remportant 49 des 50 États. "C'est plus compliqué aujourd'hui, la pandémie a un peu renversé les tables", note-t-il.

Dans l'électorat américain, Donald Trump peut compter sur un soutien indéfectible de 37% de personnes qui "ne lui en veulent pas du tout de sa gestion de la crise". Mais cette base n'est pas suffisante pour s'imposer dans les élections, le président sortant doit compter sur le vote des indépendants et des modérés. "Ceux-là justement lui reprochent la gestion de l'épidémie", souligne Alexandre Mendel. "On a été injuste en Europe avec la gestion de Trump, les chiffres n'étaient pas si mauvais que ça, le tout sans confinement général", compare l'essayiste qui pointe une qualité chez Donald Trump, celle "de vous taper dans le dos en vous disant que ça ira mieux demain. C'est peut-être un peu naïf mais c'est aussi comme ça que fonctionne l'Amérique".

 

Cliquez ici pour écouter l’invité d’André Bercoff dans son intégralité en podcast.

Retrouvez André Bercoff et ses invités du lundi au vendredi sur Sud Radio, à partir de midi. Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !

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