Cinq départements du Sud-Ouest sont actuellement en alerte rouge au moustique tigre. Reportage sur la presqu'île d'Ambès (Gironde), où une pétition a été lancée puis déposée en préfecture, afin de réclamer un traitement par épandage aérien.

Alerte au moustique tigre dans le Sud-Ouest ! L'insecte, qui peut notamment transmettre le chikungunya, la dengue ou encore le virus zika, progresse dangereusement sur le territoire et sa présence est désormais attestée dans 42 départements, qui ont été placés en vigilance rouge. Parmi ces derniers se trouvent la Gironde, les Landes, les Pyrénées-Atlantiques, la Dordogne et le Lot-et-Garonne. Reportage sur le Bec d'Ambès (Gironde), où des élus locaux réclament l'aide des autorités compétentes.

"Nous demandons un épandage bio pour tuer les larves"

Situé à la confluence entre la Dordogne et la Garonne, le Bec d'Ambès est une presqu'île particulièrement touchée par la prolifération des moustiques. Au point que la zone, essentiellement constituée de marais formant le début de l'estuaire de la Gironde, s'avère vulnérable à l'invasion des moustiques tigres.

C'est pourquoi les communes environnantes d'Ambarès et Ambès ont décidé d'en appeler à la préfecture afin qu'elle organise un épandage aérien sur la zone pour éviter ainsi que l'insecte tant redouté y fasse des ravages. Pour parvenir à cette fin, le maire d'Ambès, Kevin Subrenat, a même lancé une pétition baptisée "Stop aux moustiques sur la presqu'île". Cette dernière, qui a récolté pas moins de 3 000 signatures, a été remise au préfet ce vendredi.

Au micro de Sud Radio, l'édile nous a expliqué les motivations de sa requête. "Il y a eu quelques moustiques tigres aperçus et tués sur le territoire de la commune. Ce n'est pas la majorité de ceux que nous avons actuellement mais néanmoins, il y en a et ils sont même un peu précoces cette année parce que d'habitude ce n'est pas avant la mi-mai. Or, fin avril, nous en avions déjà", a-t-il ainsi indiqué. "Ce que nous demandons, c'est qu'il y ait un épandage pour tuer les larves de moustiques par un produit biologique. On arrive au moi de mai et aucun traitement n'a encore eu lieu donc on va voir les propositions que vont nous faire la préfecture et le département", a-t-il par ailleurs ajouté.

"On ne peut plus sortir sans se faire piquer sans arrêt"

Du côté des riverains, on attend bien évidemment qu'une solution adéquate soit trouvée car la situation est invivable, selon eux. Éric et Patrick, qui ont signé la pétition, nous ont ainsi expliqué à quel point leur quotidien était devenu difficile. "C'est problématique, on ne peut plus sortir sans avoir des moustiques qui nous piquent sans arrêt (...) ça n'a jamais été comme ça ! Donc oui, il faut un traitement spécifique parce que c'est un gros problème", a ainsi déploré le premier des deux. Même son de cloche pour le second qui nous a également fait part de ses craintes concernant la sécurité des enfants.

Pour l'heure, la préfecture n'a pas encore donné suite à cette pétition mais nul doute que des mesures, telles que celles préconisées par l’Entente Interdépartementale de Démoustication (EID), devraient être prises incessamment sous peu.

Propos recueillis par Christophe Bernard 

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