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À Marseille, malgré la Covid-19, "tout le monde a envie de sortir"

Annie Levy-Mozziconacci, médecin généticien à l’hôpital nord de Marseille, était l’invité de Patrick Roger le 20 juillet dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

À Marseille, comment éviter le retour de la maladie en plein été ? (© AFP)

Une semaine après l’alerte lancée par des médecins marseillais sur la recrudescence des cas de Covid-19, quelle est la situation dans la cité phocéenne ?

 

Une situation stabilisée

"Nous avons lancé cette alerte car nous nous sommes rendu compte qu'il fallait vite alerter et coordonner les actions des institutions, explique Annie Levy-Mozziconacci, médecin généticien à l’hôpital nord de Marseille. Un doublement des cas toutes les 48 heures, c’était la semaine avant le 14 juillet. Aujourd’hui, la situation est stabilisée et les chiffres sont en plateau. La ville de Marseille, l’ARS, PACA et la préfecture ont décidé de faire deux réunions d’un comité de vigilance par semaine."

"Il faut prendre en compte le fait que Marseille est une ville portuaire, un aéroport et une station balnéaire, précise le Dr. Levy-Mozziconacci. Dans les quartiers défavorisés, le confinement a été difficile. Tout le monde a envie de sortir. Nous avons envie de vivre. C’est pour cela que nous avons lancé l’alerte, pour faire de la prévention, rassurer, accompagner."

 

Faire rembourser les masques par la Sécu

Comment améliorer l’information et la prévention à Marseille en plein coeur de l’été ? "Nous avions demandé à l’ARS de mettre en place un dispositif de médiateurs de santé sur les plages, les lieux de vie. Ce projet vient d’être accepté par l’ARS. On demande des efforts importants à la population ; nous-mêmes sommes confrontés à des règles strictes. Il faut de la pédagogie pour accompagner ces efforts. Il y a un côté sanitaire et un côté social."

À ses yeux, l’obligation, sans attendre le 1er août, de porter un masque dans les lieux clos est-il une bonne chose ? "Il y avait des signaux d’alerte et on appelait la population à la prudence." Reste la question du coût au quotidien, à raison de 0,95 euro par masque jetable. "Il me semble que la réflexion doit évoluer. Je rencontre des familles modestes, des jeunes. On considère que le masque est un atout pour prévenir, et nous n’avons pas de traitement. Il faut réfléchir à un remboursement par la Sécurité Sociale, pour un usage lavable. On achèterait une fois, sans avoir à débourser le prix d’un masque plusieurs fois dans la journée pour chaque membre de la famille. C’est quelque chose que l’on peut mettre à disposition au niveau de l’État."

 

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