17 novembre : allez-vous mettre votre gilet jaune sur votre tableau de bord ?

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Emmanuel Macron saura-t-il désarmorcer la colère autour de la hausse des prix du carburant ?

La colère monte contre la hausse des prix du carburant.  Allez-vous mettre votre gilet jaune sur le tableau de bord ? C'est le débat du jour avec Véronique Jacquier dans "Info vérité" sur Sud Radio, le 6 novembre 2018, avec pour invités :
- Jacline Mouraud, automobiliste du Morbihan, auteure d’un coup de gueule viral contre la hausse du prix des carburants ;
- Bernard Darniche, ancien pilote de rallye, fondateur de l’association "Citoyens de la route" ;
 - Lorelei Limousin, responsable des politiques climat du Réseau action climat ;
- Pierre Chasseray, délégué général de 40 Millions d’Automobilistes ;
- Franck Buhler, habitant du Tarn-et-Garonne, auteur d’un des premiers appels à la mobilisation le 17 novembre 2018.

Info Vérité est diffusée tous les jours à 7h10 et 9h15 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

A-t-on déjà, de mémoire de réseaux sociaux,  vu une telle fronde ? "Non. Emmanuel Macron fait le plein de colère !", estime Véronique Jacquier. On recense plus de 750.000 signatures pour Priscillia, une habitante de Seine-et-Marne qui a été l’une des premières à lancer une pétition. "Quand nous l’avions reçue il y a quinze jours pour le débat Info Vérité sur Sud Radio, sa pétition recueillait 130.000 signatures." À cela s'ajoutent les coups de gueule d’internautes, dont la vidéo de Jacline Mouraud, vue 5,7 millions de fois.

Une colère dans le pays

Pour autant, tous les signataires et protestataires ne vont pas forcement manifester le 17 novembre 2018. Mais chaque département ou presque, possède maintenant son groupe de discussion sur lequel on débat et on s’organise. Que traduit cette fronde sur les réseaux sociaux ? Que ce ne sont plus les syndicats ou les partis politiques qui mobilisent. Il existe dans le pays une colère qui, à elle seule, appelle à descendre dans la rue...

Est-elle comparable à celle des bonnets rouges en Bretagne en 2013 ? "Oui, parce que le ras-le-bol est lié à un trop-plein de taxes au nom de la transition écologique", pour Véronique Jacquier.  On se souvient qu'en octobre 2013, des manifestants avaient démonté un portique qui devait faire payer l’écotaxe aux camions polluants. Mais la comparaison s’arrête là, car la révolte des bonnets rouges était ancrée dans un territoire : la Bretagne. Les manifestants se rebellaient contre une fiscalité trop lourde, comme leurs ancêtres en 1675. Par ailleurs, les bonnets rouges avaient des leaders, quand les révoltés du 17 novembre sont des inconnus du grand public et ne veulent surtout pas de récupération politique.

Deux mesures pour apaiser

Face à la colère qui monte et à la mobilisation, Emmanuel Macron a déjà commencé à mettre de l’eau dans son moteur... Hier s'est tenue une réunion interministérielle afin de réfléchir à la façon d’accompagner les automobilistes vers la transition écologique. Deux premières mesures ont ainsi été mises sur la table pour se réconcilier avec les Français : d'abord, une prime transport pour les salariés qui font plus de 30 km par jour en voiture ; ensuite l’augmentation de la prime à la conversion pour l’achat d’un véhicule électrique. Pas sûr que cela suffise pour ce que les porteurs de gilets jaunes ne voient plus rouge...

 

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Retrouvez "Info Vérité" du lundi au vendredi avec Véronique Jacquier à 7h10 et 9h15 sur Sud Radio, dans la matinale de Cécile de Ménibus et Patrick Roger. Sur quelle fréquence écouter Sud Radio ? Cliquez-ici !

 

 

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