1 personne sur 7 ne sait pas nager en France

1 personne sur 7 en France ne sait pas nager (image d'illustration)
1 personne sur 7 en France ne sait pas nager (image d'illustration) SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Se baigner quand il fait chaud oui, le faire en sachant nager c’est encore mieux. En Gironde, l’opération « Objectif Nage » pour apprendre aux enfants à nager s’est mise en place. Reportage à l’étang de Captieux où le dispositif est en marche.

 

Quand vient l’été, que le soleil pointe le bout de son nez, parfois on a qu’une seule envie : foncer se baigner. Seul hic, en France, 1 personne sur 7 ne sait pas nager. Et pour les régions rurales qui ne disposent pas d’équipements type piscine municipale où les baigneurs sont encadrés et surveillés par des maîtres-nageurs, les drames sont très fréquents. Chaque été en France, on estime que les décès par noyade font environ 500 morts.

Pour contrer ces chiffres affolants, le conseil départemental de Gironde a mis en place le dispositif "Objectif Nage". Le but ? Permettre à des centaines d’enfants âgés de 7 à 13 ans d’apprendre à nager gratuitement en quelques séances. Anthony Pereira est maître-nageur et participe à cette opération : "L’objectif final de ce dispositif, c’est « je peux tomber dans l’eau par accident, je peux remonter à la surface tout seul, je peux flotter, et revenir au bord sans problème", explique-t-il, affolé par le nombre d’enfants qui ne savent pas nager.

Les principaux intéressés, eux, sont ravis. Cette opération leur a permis de vaincre leur peur de l’eau et d’apprendre à se débrouiller tout seul :  "J’avais peur de couler et je ne savais pas nager. Maintenant je sais bien nager" explique Baptiste, fier de ses progrès. Même constat pour Juliette : "J’avais peur et je ne voulais pas enlever la bouée parce que je n’avais pas pied. Mais j’ai réussi" s’écrit elle, heureuse de pouvoir patauger sans danger.

En Gironde, il existe 126 km de littoral et un nombre de points d’eau très importants. Cette opération ravit donc parents, enfants, mais aussi les professionnels de la baignade.

Propos recueillis par Christophe Bernard

Sur le même sujet
Vos réponses pour cet article

Ajouter un commentaire

Les rubriques Sudradio