• Les Français n’ont plus le moral, révèle une étude du ministère de la santé

    Soumis par MargauxS le Vendredi 19 avril 2019 à 09:46
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    Alors Yves, vous êtes tombés sur une étude inquiétante du Ministère de la Santé qui montre le moral des français a chuté en 2018.

    Ou il s’agit d’une étude très technique faite chaque année par la direction des statistiques du Ministère de la santé auprès de 3.000 français. Ce qui est intéressant, c’est qu’il s’agit d’un très large sondage qui a été commencé en octobre dernier avant la crise des gilets jaunes.

    Et cette étude montre une forte chute du moral des français qui s’inquiètent notamment pour la dégradation de leur propre situation. La France est déjà connue pour être la championne du monde du pessimisme. Mais là il y a un chiffre qui inquiète les pouvoirs publics. C’est que pour 8 Français sur 10 les inégalités ont augmenté en 2018. Par ailleurs, chez les plus de 65 ans, on est même passé de 56 % d’optimistes en 2017 à 43 %, soit un recul de 13 points en un an.

    C’est la grande nouveauté de cette photo de famille des français. Car traditionnellement les seniors étaient toujours optimistes.
    De quoi les Français sont-ils inquiets, selon cette étude ? Eh bien ça ne vous étonnera pas. Mais cette année pour la première fois, c’est de la baisse de leurs revenus et donc de leur pouvoir d’achat. D’habitude, les Français classaient la difficulté d’accès aux soins comme la première inégalité intolérable. C’est donc un changement radical.

    Un Français sur deux juge ainsi que les ouvriers non qualifiés doivent gagner 25 % de plus et que les PDG doivent gagner 40 % de moins. Concernant les aides sociales, 74 % des Français sont hostiles à une baisse des allocations familiales et 78 % à une réduction des APL. Bref on y retrouve tout ce qui a émaillé le Grand débat national à la suite de la crise des Gilets jaunes avec une vertu plus scientifique. Mais tout n’est pas noir. Par exemple : 62 % des Français estiment que le système de sécurité sociale fournit une protection suffisante. Et surtout 86 % sont satisfaits du service rendu par les médecins libéraux contre moins d’un sur deux pour les urgences de l’hôpital. Voilà de quoi donner à réfléchir à nos ministres. Car un pays sans confiance, c’est un pays qui s’enfonce progressivement dans la dépression

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  • Gilets Jaunes : faut-il attendre les annonces de Macron pour se remobiliser ?

    Soumis par MargauxS le Vendredi 19 avril 2019 à 09:42
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    Les gilets jaunes se préparent pour l’acte 23 demain. Le rendez vous est fixé à Paris pour un ultimatum et une réponse à Emmanuel Macron. Problème : le président n’a toujours pas officiellement présenté ses mesures pour conclure le grand débat. D’où notre question aux auditeurs : ne faut-il pas attendre les annonces présidentielles pour de nouveau se mobiliser ?…

    Les mesures qui devaient être annoncées lundi ont fuité. Nous connaissons la teneur du message présidentiel. Et malheureusement il n’est pas à la hauteur du malaise traduit depuis cinq mois par les gilets jaunes. La suppression de l’ENA ? Ce n’est pas ce que demandaient les gilets jaunes et les français qui ont participé au grand débat. La ré indexation des petites retraites sur l’inflation ?

    Pourquoi la mesure ne concerne t’elle pas toutes les retraites ? Au dessus de 2 000 euros, ce n’est pas volé quand vous avez cotisé toute votre vie. Des mesures concrètes pour améliorer le pouvoir d’achat ? Rien de prévu dans les annonces présidentielles si ce n’est une baisse significative de l’impôt pour les plus modestes. Bref la question du reste à vivre est toujours posée et les gilets jaunes n’ont que de bonnes raisons de rester mobilisés ! Emmanuel Macron devrait s’exprimer après le long weekend de Pâques. Il lui remonte aux oreilles le mécontentement sur ces premières mesures, le fait « d’être à coté de la plaque ». Sans doute va-t-il faire marche arrière sur une ou deux propositions. Et sans doute va-t-il nous réserver une surprise pour se réconcilier avec les Français…

    Donc est ce que ça a encore un sens de manifester demain en promettant un ultimatum ? En plus la manif va tomber en pleine trêve politique respectée pour la cathédrale Notre Dame…Les gilets jaunes sont divisés sur l’idée ou non de respecter un temps de recueillement demain lors de la manif à Paris mais ils sont tous d’accord pour continuer à mettre la pression sur l’exécutif. Sur le pouvoir d’achat Emmanuel Macron doit enfin opter pour une mesure forte : mettre la TVA à 10% au lieu de 20 sur l’électricité que tout le monde paie. Ça couterait 2 milliards d’euros. Sur le plan symbolique : supprimer les privilèges des anciens présidents de la République et des anciens ministres. Cout pour le contribuable : plus de 8 millions d’euros. Bref montrer qu’il a compris ce que veulent lui dire bon nombre de français. Emmanuel Macron a bien prévu une concertation, une conférence sociale début juillet sur le reste à vivre notamment. Il joue encore sur le temps long. C’est peine perdue. Les gilets jaunes n’ont pas prévu d’être épuisés.

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  • Les sorcières existent toujours !

    Soumis par MargauxS le Vendredi 19 avril 2019 à 09:28
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    Les sorcières existent toujours, on en trouve même un certain nombre dans un livre qui vient de sortir. Mais elles n’ont plus de balai et de bave de crapaud rassurez-moi !

    Elles nous ressemblent, ce sont des femmes normales mais qui ont un don ou un savoir. Ce sont les arrières petites filles de ces sorcières, ces femmes du peuple qui connaissaient les herbes et les plantes médicinales et qui ont été tuées et brûlées par les religieux catholiques et des hommes qui ne voulaient pas qu’elles les concurrencent. On ne parle pas beaucoup de ce génocide qui a duré des siècles. C’est pour ça que Jean-Philippe de Tonnac s’est senti honteux vis-à-vis des femmes et de la souffrance qu’elles continuent de subir dans le monde. Du coup, il est parti à leur rencontre et nous fait le joli cadeau d’un livre
    chez Guy Tradaniel, Le cercle des guérisseuses.

    Qui sont-elles, des chamanes ? Elles sont chamanes en effet mais aussi naturopathes, magnétiseuses, chercheuses en mémoire cellulaire … En fait c’est un voyage à travers la France, la Suisse et le Canada à la rencontre de femmes qui guérissent nos douleurs mais sans médicaments. Certaines se basent sur la culture amérindienne, d’autres pratiquent l’étreinte comme la célèbre indienne Amma, « la mère » qui a pris dans ses bras des millions de gens, ça peut faire sourire mais manifestement ça provoque un immense apaisement. Certaines vous reçoivent dans une hutte de sudation comme faisaient les indiens pour se purifier, les méthodes sont très variées


    Mais ça n’est pas un peu bidon ? Bien sûr ce n’est pas un livre pour les cartésiens purs et durs mais pour ceux qui considèrent que notre société est devenue hors-sol et ne correspond plus à leurs attentes. Leurs méthodes ne rentrent pas en compétition avec les médecins, elle est parallèle, il s’agit plutôt d’une démarche spirituelle, de prévention et de bien-être moral, bref un état d’être qui ne se traite pas avec des médicaments.

    S’il y a de plus en plus de cercles et de réunions de guérisseuses dans le monde cela prouve qu’il y a un besoin et que le doliprane ne guérit pas tout !

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  • Notre Dame : Est-ce qu'on entretient assez notre patrimoine ?

    Soumis par MargauxS le Vendredi 19 avril 2019 à 09:24
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    Vaste élan de générosité pour reconstruire Notre Dame de Paris. Mais les spécialistes du patrimoine sont en colère. Ils disent que le drame aurait pu être évité. On demande aux auditeurs ce matin si on entretient assez notre patrimoine. L’État a l’air de le
    traiter avec beaucoup de légèreté… 

    Concentrons-nous sur Notre Dame de Paris. Les mesures pour sécuriser le chantier de rénovation de la flèche étaient elles suffisantes ? La société en charge des travaux dément tout travail de soudure. La piste d’un court circuit sur les ascenseurs installés pour accéder aux échafaudages est envisagée. Mais des historiens et des architectes s’alarment de la
    surveillance insuffisante sur les chantiers de restauration des monuments historiques. Ils réclament des rondes plusieurs heures après l’intervention des ouvriers. Ils déplorent qu’il n’y ait pas de règlement à suivre scrupuleusement qui aurait été marqué noir sur blanc dans une loi. Plus de 60% des drames sur des chantiers de restauration sont du à des départs de feu.
    Embrasement de la toiture de la cathédrale Saint Pierre et Saint Paul à Nantes en 1972.


    Même drame en 2015 en l’église Saint Donatien toujours à Nantes. Il y a trois ans à Paris la bibliothèque nationale de France a failli partir en fumée à cause d’un départ de feu. Donc à Notre Dame de Paris toutes les précautions n’ont pas été prises ? Le ministère de la culture a fait de gros investissements sur la sécurité il y a quelques années. Il y a avait un PC sécurité incendie avec du personnel 24/24 et des détecteurs un peu partout.

    Ce qui explique que la cathédrale ait été évacuée en trois minutes. Mais le départ de feu n’a pas pu être maitrisé. En fait pour éviter vraiment le drame, sans doute aurait il fallu se donner les moyens de l’éviter. La cathédrale d’Albi dans le Tarn est un bon exemple de ce qui aurait pu être fait : de gros travaux ont été menés en 2013. Une prouesse technique. On a retiré des briques de la cathédrale pour faire passer un tuyau en métal afin d’emmener l’eau au sommet de l’édifice. Les pompiers ont aussi appris à reconnaitre les œuvres pour les évacuer. Notre Dame de Paris n’a malheureusement pas été chouchouté comme Sainte Cécile à Albi. Avant l’incendie elle était une vieille dame fragile. 150 millions d’euros budgétés sur 30 ans pour sa rénovation. L’état faisant la sourde oreille, les prêtres de la cathédrale ont traversé l’atlantique pour solliciter les américains. Il y a quelque chose d’indécent dans cette démarche. Le budget du ministère de la culture : presque 10 milliard d’euros. Le budget pour la rénovation du patrimoine : 362 millions d’euros. La rénovation du Grand Palais a couté 500 millions d’euros et il faut malheureusement attendre une catastrophe pour qu’un milliard d’euros tombe du ciel pour Notre Dame. L’état s’est déchargé de l’entretien du patrimoine. Il compte sur les fondations, les mécènes et le loto.

    Pourquoi ? Parce qu’il ne peut pas tout faire ! 44 000 monuments historiques dans notre pays dont un tiers de bâtiments religieux. Mais seulement 1 300 appartiennent à l’état. Il ne peut pas tout faire mais il pourrait donner l’exemple. Ce qui n’est pas le cas.

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  • Des restaurants et des garderies pour… chiens !

    Soumis par MargauxS le Jeudi 18 avril 2019 à 16:51
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    On n’arrête pas le progrès pour nos chiens, nous pouvons partager notre table de restaurant avec eux et les laisser à la garderie !

    Les offres de services pour nos chiens se multiplient et les restaurants Ushisuke au Japon font un malheur depuis qu’ils proposent à leurs clients de venir partager leur table avec leur chien. Non seulement Médor s’assoit à côté de vous, avec ou sans bavoir, mais vous pouvez lui commander son menu à lui pour éviter qu’il ne vous bave sur les genoux en vous regardant manger

    Ce sont des plats fait spécialement pour les chiens ? Oui des plats souvent en forme d’os à base de viande, de légumes et de riz. Les clients canins sont contents et font ouaouf de plaisir, et les humains sont ravis de partager un tête-à-tête avec leur chi-hua-hua chéri. En attendant que cette nouvelle mode atteigne les restaurants français, deux jeunes femmes ont créé en Moselle à Vic sur Seille la première garderie pour chiens

    Sur le même modèle que pour les enfants ? Idem ! Vous déposez Médor en allant bosser, vous le reprenez le soir. Toute la journée il partage avec 9 autres chiens un espace détente, salle de jeux avec piscine à balles et joujoux, un espace extérieur pour prendre l’air. On s’occupe de lui, on le promène et surtout on l’éduque. C’est l’avantage de Crèche’N Dog : confier votre chien à des pros qui peuvent vous aider à gérer les problèmes de comportements.

    Formidable mais à quel prix ? 25euros/jour, cela s’adresse à des gens prêts à mettre les moyens pour le bonheur de leurs chiens et qui ont envie de garder leur canapé en bon état pour ne pas gérer les bêtises en rentrant. Le concept marche si bien qu’il va sans doute se multiplier avec des franchises dans toute la France. Un nouveau marché ?

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  • L'ironie de la polémique des dons

    Soumis par Lorraine Rdd le Jeudi 18 avril 2019 à 12:12
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    Après l’avalanche de dons émanant de grandes fortunes pour la restauration de Notre-Dame, voici le temps des critiques sur la fiscalité favorable qui leur est réservée...

    Oui, parce que nous sommes en France, un pays de tradition judéo-chrétienne où l’on a toujours eu un problème avec l’argent. 

    D’abord, il faut reconnaître que voir quelques grandes fortunes mobiliser 1 milliard d’euros en 3 jours pour Notre-Dame, c’est extraordinaire. On n’a jamais vu un tel élan de générosité, de spontanéité, et de volonté de faire œuvre collective autour de cette future restauration.

    Ce n’est un secret pour personne que depuis une dizaine d’années, les entreprises peuvent déduire 90 % de leurs dons de leurs impôts. C’est une fiscalité très favorable, imitée sur le modèle américain, qui a été mise en place pour stimuler le mécénat.

    Je ne comprends pas très bien les cris d’orfraie que cela entraîne. Car sans ces dons, les travaux ne peuvent pas être financés par l’état en cinq ans. Donc il n’y a aucune perte d’argent pour la collectivité puisque sans cette déduction fiscale – bien légitime – il n’y aurait pas eu de dons.

    C’est donc un très mauvais procès fait aux donateurs.

    Oui, le problème de la pensée unique française, c’est que Bernard Arnault, François Pinault ou Françoise Bettencourt ne méritent pas leur fortune.

    Pourtant, les deux premiers sont partis de zéro. Je vous rappelle que François Pinault allait à l’école en sabots en Bretagne. Quant à Françoise Bettencourt, elle a reçu de sa mère et de son grand-père une participation importante dans L’Oréal.

    Elle ne l’a pas volé. Elle a payé des droits de succession très importants. Et cela lui aurait rapporté plus d’argent de vendre ses actions à Nestlé. On peut en dire autant des Bouygues, des Rothschild ou des Decaux.

    D’autant que si cette fois cela a été médiatisé, il faut savoir que ces familles font du mécénat en permanence sans en faire de publicité.

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