• L’île pour femmes

    Soumis par Jeremy Jeantet le Jeudi 15 novembre 2018 à 10:33
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    Avec le mouvement MeToo, on voit de nouvelles initiatives comme cette île interdite aux hommes, est-ce bien sérieux ?

    Elle se situe en Finlande, au large de la mer Baltique. C’est une île paradisiaque, comme dans les pubs, avec tout sauf .. des hommes.

    SuperShe n’accueille que des femmes. Le concept : se retrouver entre soi, en pleine nature, pour se retrouver soi-même avec un programme très bobo : méditation, yoga, bain de forêt, régime détox.

    On dort dans des bungalows en bois confortables mais sobres. Sur les tables de nuit, on a un carnet de notes pour écrire, réfléchir. Tout est bio, compostable ou recyclable, les toilettes sont sèches et on mange des aliments hyper-sains, cultivés à côté et sans gluten.

    Et ce programme paradisiaque coûte cher ! 5000 dollars la semaine, car cette île est réservée à des femmes d’influences, non seulement riches mais puissantes qui viennent se ressourcer loin des regards. Ce lieu a été ouvert fin juin 2017 par Kristina Roth, une businesswoman germano-américaine, qui a fait fortune dans la tech avant de devenir une gourou du bien-être.

    Le succès a été immédiat. Des milliers de femmes ont écrit et écrivent encore des lettres de motivation pour avoir l’honneur de venir et une centaines d’heureuses élues ont pu poser le pieds sur ce nouveau paradis féministe où les hommes sont interdits afin, explique Kristina Roth, que ces femmes puissent réellement être elles-mêmes sans être en concurrence et dans la séduction.

    C’est vraiment pour se reposer le corps mais surtout la tête. En général, ce sont des citadine hyper-actives, qui viennent du monde entier. Avocates, Pdgères de grosses sociétés, elles ont envie de s’arrêter, parfois de se remettre en question, d’ailleurs souvent elles pratiquent aussi les retraites en monastères ou les stages de yoga.

    Mais la différence sur SuperShe, c’est le côté Girl Power. Ici elles peuvent se confier, parler de leurs problèmes intimes. Bien sûr certains critiquent ce côté "entre femmes" mais Kristina Roth répond qu’il s’agit d’un club réservé aux femmes comme il en existe depuis des siècles pour les hommes et que le mouvement MeToo induit une solidarité féminine qui fait du bien.

    Critique ou pas, le concept marche tellement bien, qu’elle ouvre ce mois-ci une autre SuperShe à Hawaï et en prévoit une 3ème aux Caraïbes.

     

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  • Une saucisse végan et du fromage qui joue de la musique

    Soumis par Jeremy Jeantet le Mercredi 14 novembre 2018 à 11:07
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    La première saucisse végane et des expériences musicales sur les fromages, est-ce bien sérieux ?

    La saucisse végane c’est non seulement sérieux mais c’est le début d’un marché gigantesque pour les végétariens, les vegans mais aussi tous ceux qui aiment la viande mais  ne supportent plus la cruauté des industriels.

    Cela fait des années qu’on en rêve et qu’on fait des recherches. On a déjà réussi à "cultiver" du bœuf et du poulet mais pour le porc ça semblait plus difficile. Ça y est ! 

    La startup New Age Meats a cultivé de la chair à saucisse en laboratoire à partir de vraies cellules de muscle de porc qu’on a fait se reproduire dans une éprouvette. Le résultat : de la vraie chair à saucisse mais sans déforestation et impact sur l’environnement, sans antibiotiques et produits mauvais pour notre santé et surtout sans avoir tué le moindre animal.

    Il y a tout un débat chez les végétariens et les vegans, mais la plupart disent qu’ils se remettraient à manger de la viande si elle est fabriquée de cette façon.

    Vous imaginez donc à quel point le marché est prometteur. Le problème, comme toujours, est l’aspect. Ça ressemble un peu à une bouillie pas très ragoutante mais ils vont travailler afin de lui donner une meilleure mine.

    Autre recherche alimentaire étonnante : la musique pour le fromage. On sait qu’elle adoucit les mœurs, mais adoucit-elle le goût du fromage ? C’est ce que s’est demandé un fromager suisse, Beat Wampfler

    Il en est au début mais il explique sur Euronews : "Je suis convaincu que l'humidité, la température ou les nutriments ne sont pas les seuls éléments à avoir une influence sur le goût, mais que les sons, les ultrasons ou la musique peuvent aussi avoir des effets physiques".

    Au cours de cette expérience très sérieuse mise en place avec des étudiants en art de Berne, il va tester différents types de musique techno, rock, classique... Il aimerait beaucoup que les fromages aiment le hip-hop car ce serait une bonne façon de les faire aimer par les jeunes. Aurons-nous bientôt le choix entre des chèvres au Mozart et des Emmental au rap ?

     

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