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Octobre Rose : moins d’une femme sur deux seulement participe au dépistage du cancer du sein

Par Aurélie Giraud

DECRYPTAGE SUD RADIO - Le dépistage organisé du cancer du sein comporte une particularité importante : lorsque la première mammographie ne révèle rien d’anormal, les clichés sont relus par un deuxième radiologue.

La symbolique des seins
Le dépistage organisé du cancer du sein concerne les femmes de 50 à 74 ans.

Octobre Rose commence ce 1er octobre. Alors que le cancer du sein concernera une femme sur huit au cours de sa vie, moins d’une femme sur deux concernée participe au dépistage organisé. Pourtant, ce dispositif présente un avantage important : une double lecture des mammographies. Qu’est-ce qui cloche ?

Un dépistage organisé encore trop peu suivi

Attention toutefois à ne pas mal interpréter ce chiffre de Santé publique France : les femmes qui ne participent pas au dépistage organisé ne renoncent pas toutes à la mammographie. Une partie d’entre elles se fait dépister en dehors du programme, notamment sur prescription de leur médecin.

La participation reste néanmoins trop faible. Plusieurs raisons peuvent l’expliquer : la peur de l’examen ou du résultat, la tendance à repousser le rendez-vous, mais aussi, parfois, la difficulté à obtenir un rendez-vous chez un radiologue.

La double lecture, un avantage important du dispositif

Le dépistage organisé concerne les femmes de 50 à 74 ans. Elles reçoivent une invitation pour effectuer une mammographie chez un radiologue agréé. L’examen est pris en charge à 100% par l’Assurance Maladie, sans avance de frais. Surtout, lorsque le premier radiologue ne détecte rien d’anormal, les images sont systématiquement transmises à un deuxième radiologue pour être relues. Cette double lecture n’est pas prévue lorsqu’une mammographie de dépistage est réalisée individuellement sur prescription d’un médecin.

Le message reste donc simple : entre 50 et 74 ans, le dépistage organisé est recommandé tous les deux ans. Et en cas de grosseur, de modification du sein ou de signe inhabituel, il ne faut évidemment pas attendre le prochain dépistage pour consulter. Détecté tôt, le cancer du sein se guérit dans neuf cas sur dix. Une bonne raison de ne pas laisser l’invitation au dépistage traîner au fond d’un tiroir.

Retrouvez “Qu’est-ce qui cloche ?” d’Aurélie Giraud chaque jour à 6h40 dans le Petit Matin avec Benjamin Glaise

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