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Emmanuel Macron voit un "progrès" dans les discussions avec Trump sur le climat 

Par Benjamin Rieth avec AFP

Le président français Emmanuel Macron a jugé samedi que les discussions du G7 avec le président américain Donald Trump sur le changement climatique constituaient un "progrès" par rapport à ce qu'on pouvait attendre il y a quelques semaines

Donald Trump et Emmanuel Macron, à Bruxelles, le 25 mai 2017

Les dirigeants du G7 n’auront pas réussi à se mettre d’accord sur une position commune sur le climat avec les États-Unis. Mais à l’issue du G7, organisé à Taormina, en Sicile, Emmanuel Macron a estimé, samedi, qu’il y a eu malgré tout "un progrès", "de vraies discussions et de vrais échanges". "Il faut tenir compte du point de départ, lorsque beaucoup pensaient encore il y a quelques semaines que les Etats-Unis allaient quitter les accords de Paris sur le climat", a expliqué le chef de l’État devant la presse. 

Les discussions entre les dirigeants du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Canada) ont permis au président américain de "prendre conscience" de l'importance de cette question, y compris du point de vue des intérêts américains, a estimé le président français, qui participait à son premier G7. Donald Trump est un "pragmatique, et j'ai bon espoir qu'il confirmera son engagement (dans l'accord de Paris), à son rythme", a-t-il ajouté. 

Ces propos contrastent avec des déclarations de la chancelière allemande Angela Merkel, qui a elle jugé la discussion sur le climat "pas du tout satisfaisante". 

"Je prendrai ma décision finale sur l'accord de Paris la semaine prochaine !" a tweeté de son côté le président américain au moment même où s'achevait le sommet du G7.

Dans sa déclaration finale publiée samedi, le G7 a pris acte du désaccord sur le climat entre six de ses membres et les États-Unis. "Les États-Unis d'Amérique sont en train de réévaluer leur politique sur le changement climatique et sur l'accord de Paris et ne sont donc pas en mesure de rejoindre le consensus sur ce sujet", indique ce texte. "Prenant acte de ce processus, les chefs d'Etat et de gouvernement du  Canada, de France, d'Allemagne, d'Italie, du Japon  et du Royaume-Uni ainsi que la commission européenne réaffirment leur engagement à rapidement mettre en oeuvre l'accord de Paris", ajoute le texte.

Le président français a toutefois dit refuser d'entrer dans une "logique d'un 6+1, parce qu'on irait dans le sens d'une fragmentation des grandes démocraties", a-t-il souligné. "Oui, il y a eu un désaccord (...) mais j'espère qu'on va réduire les écarts".

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