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À Berlin, Merkel et Macron ouvrent la porte à de nouveaux traités européens

Par Benjamin Jeanjean

En déplacement à Berlin pour y rencontre Angela Merkel, Emmanuel Macron a évoqué avec cette dernière les ambitions communes de la France et de l’Allemagne pour l’avenir de l’Union européenne.

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Pour son tout premier déplacement à l’étranger en tant que président de la République, Emmanuel Macron a choisi Berlin et l’Allemagne pour y rencontrer Angela Merkel et s’entretenir avec elle de l’avenir de l’Union européenne. Au cours de la conférence de presse qui a suivi leur entretien, les deux dirigeants ont notamment gardé la porte ouverte à d’éventuelles modifications des traités européens. "Nous avons évoqué brièvement ce sujet. Il est possible de modifier les traités si cela a du sens. Nous devons renforcer la zone euro. Ce n'est pas quelque chose qui doit être seulement négocié sur le plan intergouvernemental. S'il faut les modifier, je serais tout à fait prête à le faire. Mais nous devons dire pourquoi nous devons les modifier", a déclaré Angela Merkel, alors qu’Emmanuel Macron ajoutait qu’"il n'y aura pas de tabou".

Un conseil des ministres franco-allemand après les législatives

La chancelière a également confirmé qu'elle avait évoqué avec son homologue français "la réciprocité en matière commerciale" et les travailleurs détachés. "Nous allons aller plus loin en matière de relation bilatérale, et organiser un conseil des ministres franco-allemand après les élections législatives. Nous voulons élaborer une feuille de route pour la construction de l'Union européenne. Nous allons devoir nous occuper du Brexit et la manière d'améliorer la zone euro et pour lui donner une nouvelle impulsion", a-t-elle annoncé.

Macron : "Sans l’Europe, ni paix, ni liberté, ni prospérité"

De son côté, Emmanuel Macron a été interrogé par un journaliste sur la foule conséquente qui l’a accueilli à son arrivée à Berlin. "Sans l'Europe, nous n'aurions ni la paix, ni la liberté, ni la prospérité. À oublier ce trésor passé, nous risquons de le mettre en péril. Cela nous oblige à le remettre en perspective. Ce que je souhaite, c'est que dans cinq ans il y ait la même foule parce que nous aurions eu des résultats", a-t-il préconisé.

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