Ce jeudi 20 avril, un policier a été tué et deux autres blessés à proximité des Champs-Elysées. L'assaillant, fiché S, a été abattu. Alors que l'Etat Islamique a revendiqué l'attaque dans la soirée, une enquête antiterroriste a été ouverte.

Peu après 21h ce jeudi soir, la préfecture de police de Paris préconisait d'éviter le secteur des Champs-Elysées. En effet, un policier a été tué par des tirs et deux autres grièvement blessés. L'assaillant, un homme fiché S, a également été abattu.

Des policiers délibérément pris pour cible pour le ministère de l'Intérieur

Selon le porte-parole du ministre de l'Intérieur Pierre-Henri Brandet, vers 21 heures, un homme a garé son véhicule à hauteur d'un car de police de la Direction de l'ordre public et de la circulation. Il a ouvert le feu "a priori à l'arme automatique" sur le car où se trouvait le policier qui a été abattu. Il a ensuite tenté de prendre la fuite en courant en essayant de viser d’autres policiers. "Ce sont des policiers qui ont été délibérément pris pour cible", insiste le porte-parole de la place Beauvau.

La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête, a annoncé le parquet.

Alors que certaines informations ont pu faire état d'un second policier tué dans la soirée, le ministère de l'Intérieur a tenu à démentir cette information aux alentours de 23h ce jeudi soir

De son côté, le président américain Donald Trump a présenté ses condoléances à la France, après un acte qui "ressemble à une autre attaque terroriste".

François Hollande promet une "vigilance absolue" pour l'élection de dimanche

Prenant la parole à l'Élysée après une réunion d'urgence, le président de la République François Hollande a affirmé que l'attaque était "d'ordre terroriste" et qu'un conseil de Défense a été convoqué pour ce vendredi 21 avril à 8h. "Tout est fait pour que la mobilisation de nos forces de sécurité soit au plus haut niveau dans les circonstances que nous connaissons. Nous serons d'une vigilance absolue, notamment par rapport au processus électoral", a-t-il également déclaré.

Plus tard dans la soirée, le groupe État Islamique a revendiqué la paternité de cette fusillade via son organe de propagande, indique l'AFP.

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