Recyclage : "on a un objectif : le 100% circulaire"

Jean Hornain, directeur général de Citeo, était "L’invité de l’actu" dans la matinale de Sud Radio du 10 juillet animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger. Il revient sur la loi antigaspillage présentée le 10 juillet en Conseil des ministres.

Jean Hornain, directeur général de Citeo, interviewé par Cécile de Ménibus et Patrick Roger dans "L’invité de l’actu" sur Sud Radio, à 8h10.

La secrétaire d'État à la Transition écologique, Brune Poirson, présente en Conseil des ministres mercredi 10 juin le projet de loi sur le recyclage, antigaspillage.

 

Jean Hornain : "on a un enjeu d'accélération sur le réemploi et le recyclage, pour atteindre un impact environnemental zéro de notre consommation"

"La loi va globalement dans le bon sens estime Jean Hornain, directeur général de Citeo. En matière de recyclage, la France a fait beaucoup de choses au cours des 25 dernières années on recycle 70% des emballages ménagers et 59% des papiers, mais on sait tous qu'on a un enjeu d'accélération, à la fois sur le réemploi et le recyclage, pour atteindre un impact environnemental zéro de notre consommation. Cette loi contient des éléments pour qu'on accélère collectivement".

La loi va-t-elle inciter les industriels et fabricants à penser au recyclage ? "Un des premiers articles de la loi consacre la responsabilité élargie du producteur, qui existe déjà dans le domaine des emballages : celui qui fabrique le produit a la responsabilité de la fin de vie du produit, ce qui l'oblige à payer pour la collecte, le tri et le recyclage de ce produit. Ce système a permis de créer de véritables filières du recyclage".

Les produits reviennent donc et sont ensuite retravaillés. "On a un objectif : le 100% circulaire, c'est-à-dire qu'un carton ou une bouteille de verre ou de plastique mis sur le marché puisse redevenir un carton, une bouteille de verre ou en plastique, pour éviter de prélever des ressources naturelles sur notre planète. Chaque année, 800 millions d'euros sont investis pour développer les filières de recyclage".

"La consigne n'est pas une taxe, mais une caution !"

Que changera la consigne pour le plastique ? "La consigne est inscrite à l'ordre du jour du projet de loi. Quand on achètera une bouteille d'eau, on paiera 10 ou 20 centimes de caution, qui sera rendue dès lors qu'on rapportera la bouteille. Ce système permet de collecter plus de 90% des objets consignés. Il est efficace, car il y a une incitation financière à rapporter son emballage".

Le système de consigne ressemble un peu à une taxe, fait remarquer Patrick Roger. "La consigne n'est pas une taxe, mais une caution ! Si vous ne rapportez pas votre bouteille, on ne vous la rend pas".

Les collectivités locales ont déjà beaucoup investi pour le recyclage. "Aujourd'hui, les entreprises financent 80% du coût de la collecte et du tri en France. Nous payons les collectivités locales pour qu'elles organisent le recyclage. Il y a donc un partenariat avec les collectivités locales".

 

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