Maire de la commune de Chancelade, en Dordogne, Michel Testut était l’invité du Grand Matin Sud Radio ce mardi pour évoquer les dégâts provoqués par les pluies torrentielles de ces dernières heures.

De nombreuses villes pansent leurs plaies après le passage des orages et des pluies diluviennes des derniers jours. C’est notamment le cas de la localité de Chancelade en Dordogne, qui a notamment vu son église abbatiale, fleuron patrimonial local, particulièrement touchée. Son maire Michel Testut était l’invité du Grand Matin Sud Radio ce mardi.

"Nous avons pris deux gros orages : l’un dans la nuit de samedi à dimanche (35 millimètres) et l’autre dans la nuit de dimanche à lundi (100 millimètres). Celui d’hier a été particulièrement difficile à vivre : coulées de boue, routes coupées, etc. Ce matin, les villages ne sont plus isolés. Chancelade est une ville de 4400 habitants avec un très fort patrimoine, et le village de la commanderie templière des Andrivaux, situé dans une vallée, était complètement isolé du monde hier. Les liaisons par voiture sont possibles depuis hier soir car nos tractopelles sont passés. Les gens peuvent passer sur quelque chose qui n’est absolument pas goudronné bien sûr, mais qui permet d’aller à son domicile", raconte-t-il.

"Un mobilier classé, magnifique, du 12ème siècle..."

Pour l’édile, c’est une grande première au vu de l’ampleur des dégâts et de la rapidité avec laquelle ils se sont déclenchés. "De mémoire d’homme, il n’y a pas eu en Périgord d’abats d’eau de cette nature en si peu de temps. Un autre bâtiment emblématique de la commune a été très gravement endommagé : l’église abbatiale qui a été traversée par un mur d’eau d’1m50. Des portes ont été fracturées pour laisser l’eau s’écouler. Hier, des bénévoles se sont réunis pour enlever la boue et ce matin, grâce à l’aide de la préfète et des pompiers de Dordogne, les choses vont réunir à peu près dans l’ordre. Le mobilier a été sorti hier, un mobilier classé, magnifique, romantique, du 12ème siècle… Il était complètement saccagé, plein de boue jusqu’à 1m50 de haut pour les murs. Ce matin, les pompiers vont arroser ce qui est à l’extérieur pour enlever la boue, et on va nettoyer l’intérieur avec des lances basse pression et une pompe judicieusement placée pour pouvoir aller vite puisque la saison touristique est proche", précise-t-il.

Réécoutez en podcast toute l’interview de Michel Testut dans le Grand Matin Sud Radio

 

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Michel Ange
- Mardi 12 juin 2018 à 12:07
Dans le négatif de ces pluies diluviennes, il faut regarder le positif, les nappes phréatiques se refont, mais personne n'en parle évidemment.
Dans l'hypothèse inverse on dirait : "Les terres sont sèches, la nappes sont au plus bas, etc........................
Bref, tous ces gens font leur miel sur le catastrophisme.........

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