Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Maxime Liedot.
- Il est 7h43 sur Sud Radio. Et on vous explique ce matin la réaction du président de la coopération agricole.
- Bonjour Dominique Chargé. Bonjour.
- Merci beaucoup d'être avec nous ce matin sur Sud Radio. Vous représentez énormément de personnes qui pèsent dans le domaine agricole, notamment des coopératives, des fédérations. Une réaction forcément ce matin de l'acteur important que vous êtes, de ce nom affirmé par le président de la République au Mercosur. C'est un soulagement ? C'est un soulagement. C'est un prolongement, j'allais dire, de l'action de la France qui s'oppose et à juste titre à cet accord du Mercosur qui, pour nous, en l'État, n'est absolument pas acceptable parce qu'il met des filières en danger.
- Et j'ajouterais que cet accord aujourd'hui, finalement, il illustre aussi la faiblesse politique de l'Europe.
- Et pour moi, ce qui a été le révélateur dans cette année...
- 2025 qui s'est terminée, c'est la posture de Ursula von der Leyen dans la signature des droits de douane avec le président américain où on voit bien que l'Europe est aujourd'hui dans une position affaiblie. L'Europe a créé une zone commerciale.
- Elle accepte des importations de produits qui ne respecteraient pas nos normes de production.
- Et ça, ça n'est pas acceptable pour nos coopératives. Ça n'est pas acceptable pour les agriculteurs.
- Donc même si la France dit non, en réalité, vous dites que ça ne suffira pas. Il faut aller quoi ? Jusqu'au bout ? Pour que ce traité soit absolument interdit, contesté ? Moi, je pense qu'effectivement, de la part de la France aujourd'hui, tout doit être tenté, tout doit être mis en œuvre pour faire en sorte que cet accord ne soit pas ratifié, validé en l'État.
- Alors je voudrais quand même ajouter que comme représentant des coopératives agricoles et comme agriculteurs, nous ne sommes pas opposés à ces accords internationaux. Nous avons besoin des accords internationaux.
- Nous avons besoin d'exporter et d'importer. Il y a des produits que nous avons besoin d'importer.
- En revanche, nous sommes opposés aux accords déloyaux.
- Ou qui laisseraient entrer en France et en Europe des produits qui ne respectent pas nos standards.
- Un accord déloyal, vous dites. Outre le président de la République, il y a aussi le Premier ministre qui monte au créneau.
- On l'a appris il y a quelques minutes. Le Premier ministre s'apprête visiblement à envoyer une lettre aux agriculteurs dont vous êtes, Dominique Chargé, sur 10 points.
- Il y a la DNC, il y a la PAC, il y a les engrais, il y a les loups, il y a l'eau. Quels sont les sujets prioritaires ? Et de quelle façon, par exemple, sur les quelques points qu'on a évoqués là, le Premier ministre doit s'engager ce matin ? Alors effectivement, le Mercosur est finalement le révélateur d'un certain nombre de problèmes aujourd'hui agricoles qui sont finalement quoi ? Qui sont la poursuite de ce que nous dénonçons depuis un certain nombre d'années, c'est-à-dire notre incapacité à pouvoir produire en France, alors que nous acceptons des importations de produits qui ne respectent pas nos standards, comme je le disais à l'instant.
- Donc la priorité, c'est effectivement un certain nombre de sujets court terme. Il y a le Mercosur, il y a le MACF, le mécanisme d'ajustement du carbone aux frontières, qui, s'il était mis en place comme c'est prévu au 1er janvier, aboutirait à une augmentation de nos intrants et notamment du prix des engrais.
- Et ça, ça n'est pas acceptable.
- Donc pour calmer peut-être un peu la colère, ce que vous nous dites, notamment Dominique Chargé ce matin, c'est que si le Premier ministre doit s'engager sur des points très concrets, il y a l'aménagement de ce mécanisme ou des exceptions à l'intérieur de ce mécanisme.
- Oui, c'est ce qui est prévu, c'est ce qui est en discussion et qui est plutôt d'ailleurs à l'écho en tout cas des dernières discussions, plutôt qui a été compris et qui est en voie en tout cas de trouver des solutions.
- Il y a aussi tous les problèmes.
- La crise sanitaire, la DNC est un vrai sujet, la dermatose nodulaire est un vrai sujet, mais c'est...
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