Retranscription des premières minutes :
- C'est un an avant, c'est un an avant, ouais.
- Sud Radio, la radio du rugby.
- Des millions, c'est charmant en fait.
- Vous voyez ce que ça fait déjà ? Un million, l'Armina.
- Où est l'argent ? Où est l'argent ? En fait, je viens retirer de l'argent.
- Amis, ouvrez vos cœurs, n'en ayez pas peur, l'argent ne fait pas de bonheur.
- Shut up and take my money.
- Et déjà, bonne année, Philippe Spanguero.
- Bonne année, Alex.
- On va parler des grands enjeux du rugby français en 2026.
- Et première question, Philippe.
- Quel bilan pouvons-nous dresser pour le rugby français en 2025 ? Sur le plan financier, mais aussi sur les plans économiques, structurels et sur l'influence du rugby français dans les organisations de rugby dans le monde.
- Alors, il y a deux approches pour dresser un bilan qui soit conforme à la réalité.
- Il faut regarder d'un côté ce qui s'est passé à la FFR et puis ensuite, on parlera de la Ligue nationale de rugby.
- Et ensuite, des grands enjeux et des grands chantiers qui concernent les deux institutions en commun.
- Du côté de la FFR, c'est une grande année 2025 parce que tous les chantiers majeurs, parce que rappelons-le, il y avait eu plus de sept saisons, huit saisons, je crois, de déficit d'exploitation régulier.
- Et donc, il fallait quand même remettre les compteurs à zéro pour essayer de se projeter et d'avoir des bases un peu plus solides pour l'ambition qu'on pouvait avoir pour le rugby français.
- Et donc, ce n'est pas encore pour cette saison, mais normalement, pour la FFR, c'est pas encore pour cette saison.
- C'est pour la saison prochaine, grâce à des négociations qui ont été réussies, notamment celles du Stade de France, on l'a dit, on en a parlé régulièrement, qui permet à la FFR de réaliser des économies importantes à chaque match joué au Stade de France, avec la possibilité également de se délocaliser plus régulièrement en province, d'être plus proche des supporters du 15 de France, un peu partout sur le territoire, et puis d'avoir des jauges de stade adaptées aussi à l'équipe que l'équipe de France reçoit.
- Donc ça, c'était une négociation majeure, elle a été réussie.
- Et puis ensuite, il y a une négociation importante qui, médiatiquement, a été un peu moins mise en lumière, mais qui concerne les revenus de destination.
- On l'avait dit, mais au moment de l'entrée de CVC, le fonds d'investissement au capital de la société commerciale destination, une négociation avait été menée où le rugby français était quand même le grand perdant, puisque CVC et les organisateurs considéraient que les reversions des bénéfices chaque année des droits de cette société ne pouvaient pas être à part égale, puisqu'il y avait des nations qui ont un impact plus fort sur le résultat.
- Et la Fédération française de rugby avait été un peu le laissé pour compte à l'époque et prenait que 16% des revenus des bénéfices annuels de la société commerciale.
- C'est un gros bras de fer qui a été réussi par la nouvelle gouvernance de la Fédération.
- Et donc, on a réussi à avoir 3% supplémentaire et à passer de 16% à 19%.
- Donc, à l'échelle des revenus, même si les chiffres sont...
- comme financiels, on peut estimer que c'est entre 3 et 4 millions d'euros de bénéfices supplémentaires annuels pour la Fédération.
- Ça, c'était le deuxième grand chantier.
- Et ensuite, le chantier qui a commencé à être mené, mais qui n'est pas terminé, c'est ce qu'on appelle le plan Marshall.
- C'est ce que la gouvernance a appelé le plan Marshall en termes d'infrastructures, parce qu'on le sait, le rugby a des gros enjeux de développement d'infrastructures.
- Il y a 60 millions qui ont été fléchés pour accompagner les clubs.
- Et à ce stade, c'est 280 clubs pour 25 millions d'euros de financements.
- Donc, voilà pour l'année 2025 du côté de la Fédération.
- C'est plutôt une très bonne saison qui permet d'être optimiste et un peu ambitieux pour l'avenir court et moyen terme.
- Alors, évoquons 2026 sur le plan financier.
- Est-ce que l'heure est toujours au rééquilibrage des comptes et à une prudence, du coup, qui en découle, voire une austérité, ou...
Transcription générée par IA