Retranscription des premières minutes :
- « Pour limiter l'impact environnemental du numérique, rangez-la. » « Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Pérez. » Bienvenue dans le numérique pour tous, l'émission dédiée au numérique, à l'innovation et à la tech responsable.
- Et aujourd'hui, on va parler d'écoles, d'enfants et de numérique.
- Vous le savez, le niveau baisse, la tension s'effondre, l'autorité se redéfinit et les modèles familiaux évoluent.
- Et les écrans occupent une place toujours plus grande dans la vie de nos enfants.
- Alors aujourd'hui, qui les éduque vraiment ? Les parents, l'école ou les écrans ? Et surtout, qui doit reprendre la main ? C'est ce que nous tenterons de comprendre avec nos invités.
- Le numérique pour tous spécial, parents, école ou écran, qui élève encore nos enfants ? C'est tout de suite et c'est sur Sud Radio.
- « Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Pérez. » Et pour commencer cette émission, nous avons le plaisir d'accueillir la personne qui connaît presque tout de nos échanges entre les parents et les enseignants, puisqu'il est le fondateur de l'application École Directe.
- Cette application qui remplace le bon vieux cahier de liaison en mode numérique.
- Avec nous, Rénald Marien. Bonjour Rénald, vous êtes donc le président et CEO de École Directe.
- Bonjour Vanessa.
- Enchanté de vous avoir en plateau.
- Donc on va commencer par un constat, le niveau baisse.
- Alors, est-ce que ça veut dire qu'on demande moins à nos enfants, qu'on est moins exigeants ou alors qu'ils sont devenus moins disponibles pour apprendre ? Alors effectivement, il y a des signaux un peu préoccupants sur la baisse générale et l'effondrement du niveau scolaire.
- Mais je serais un peu plus modéré que ça, parce qu'en fait les études montrent que selon le niveau d'âge qu'on interroge, les niveaux ne baissent pas partout.
- Par exemple, si on prend le résultat PISA, effectivement, on a tous constaté récemment, et les médias se sont emparés un peu du sujet, une baisse assez générale sur la tranche 15 ans.
- Alors que si l'on regarde les évaluations nationales, qui sont également un autre ancrage d'analyse, on s'aperçoit par exemple que les élèves de 6e, ont de meilleurs résultats en 2025 que l'évaluation nationale de 2017, par exemple.
- Bon, Reynald, effectivement, les écrans s'invitent de plus en plus à l'école, on parle d'une perte de concentration et parfois d'une autorité parentale qui s'érode.
- Pour vous, qu'est-ce qui fragilise aujourd'hui cette éducation ? Alors, si on parle des programmes, par exemple, on peut parler peut-être d'une baisse de l'exigence.
- L'exemple qui peut être donné, alors je ne vais pas vous faire le détail des programmes éducatifs aujourd'hui, mais en classe de seconde, par exemple, on voyait avant les espaces vectoriels.
- Aujourd'hui, c'est quelque chose qu'on voit au niveau d'une classe de prépa.
- Donc, cette exigence, pour moi, a baissé.
- En ce qui concerne l'autorité parentale, je n'ai pas la vocation à juger exactement ce que peut être l'autorité parentale aujourd'hui.
- Effectivement, j'ai pu constater que cette autorité parentale était différente aujourd'hui, avec des formes assez diversifiées.
- Concrètement, aujourd'hui, effectivement, certains parents ont une tendance à l'entrisme, on va dire, dans la relation que l'enseignant peut avoir avec l'enfant.
- Ça aussi, c'est de plus en plus prégnant.
- C'est-à-dire, on met une mauvaise note, on sanctionne l'enfant, on n'est pas dans le même mode d'éducation positif, par exemple, que le parent.
- Est-ce que le parent peut s'en offusquer avec ce carnet de liaisons ? Alors, avec ce carnet de liaisons qui est rendu un peu dans l'immédiateté, c'est ce qu'on disait avec les outils numériques, effectivement, on pourrait penser que la réaction peut être assez violente au niveau de l'enseignant.
- Ou contestée assez rapidement.
- Je pense qu'il faut prendre le temps de redonner cette autonomie à l'enfant.
- Là où on rentrait à la maison avec une note et on prenait le temps, en tout cas de la place de l'enfant, on prenait le temps d'expliquer pourquoi on avait un échec ou pourquoi on avait une réussite.
- Aujourd'hui, cette immédiateté qu'a le numérique pour les parents a peut-être un peu freiné cette autonomie.
- Et justement, par rapport à l'enfant, comme vous le disiez, avant qu'il pouvait s'expliquer, ou apprécier sa note vis-à-vis de...
Transcription générée par IA