Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Pérez.
- Bonjour et bienvenue dans le numérique pour tous, l'émission dédiée au numérique, à l'innovation et à la tech responsable.
- Et aujourd'hui, on va parler de l'avenir du commerce.
- Et oui, chaque année, les plateformes captent un peu plus de nos habitudes d'achat.
- Elles sont américaines ou chinoises, comme Amazon, Shine ou Temu.
- Et sur le terrain, ce sont les commerçants de proximité, les enseignes indépendantes et les réseaux coopératifs qui encaissent le choc.
- Alors, le commerce de proximité a-t-il encore les moyens de résister face aux géants du numérique ? Peut-on encore parler de concurrence loyale quand certaines plateformes échappent aux normes et à la fiscalité qui s'imposent aux commerçants français ? Et physique ou numérique, à quoi ressemblera le commerce de demain ? On en parle tout de suite dans le numérique pour tous sur Sud Radio.
- Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Pérez.
- Et pour commencer cette émission, j'ai le plaisir d'accueillir Yann Rivoallant, président de la Fédération de prêt-à-porter féminin.
- Yann, on est ravis de vous accueillir.
- On est ravis de vous accueillir en plateau, c'est la première fois dans le numérique pour tous.
- Et on va rentrer dans le vif du sujet, puisqu'on voit chaque jour dans nos centres commerciaux de nombreuses enseignes de prêt-à-porter qui sont en train de disparaître.
- Quel est l'état de santé du secteur aujourd'hui du prêt-à-porter français ? C'est une catastrophe ? En fait, c'est très simple. Il y a toutes les semaines un adressement judiciaire par marque.
- Donc, il y a des marques qui tombent les unes après les autres. Il y a près de 20 000 emplois qui ont été détruits en l'espace de trois ans.
- Donc, on a un état de souffrance qui est absolu, avec néanmoins certaines victoires qui ont pu être effectuées contre les plateformes. Et on a pu le voir, dès cet été, les récurrentes victoires qu'on a pu avoir ont donné un peu d'oxygène à différentes marques françaises.
- Quelques marques, on peut les citer ? On peut prendre par exemple des marques comme Kiabi, Gemmo ou encore L'Ale, qui se portent extrêmement bien en ce moment et qui arrivent à trouver de la croissance.
- Mais néanmoins, il y a beaucoup de marques premium. On pourrait par exemple citer Jot, qui ont souffert atrociément ces derniers temps.
- Et donc, on voit que le marché est désormais attaqué non seulement au milieu de gamme, mais aussi dans des marques plus premium qu'on pensait pour l'instant.
- En fait, protégée de cette horde de plateformes chinoises.
- Alors, comme il faut toujours chercher un coupable, justement, est-ce qu'effectivement c'est l'inflation, c'est le pouvoir d'achat ? Ou à l'inverse, est-ce que c'est la vente en ligne avec des plateformes comme Shine, Temu ou autres, Amazon, qui viennent effectivement tailler ce marché ? Il y a deux phénomènes. Il y a un phénomène évidemment d'inflation, qui fait que depuis maintenant près de dix ans, les consommateurs achètent moins en habillement.
- Mais ils achètent moins en habillement en valeur, mais absolument pas en volume.
- Parce qu'au contraire, ils achètent désormais près de 30% de plus qu'il y a à peu près cinq ans.
- Ils achètent même 100% de volume de plus qu'il y a à peu près 20 ans.
- Et comment est-il réussir à justement acheter plus de volume malgré cette contrainte d'inflation ? Tout simplement en allant sur ces plateformes et malheureusement en achetant non seulement des produits de mauvaise qualité, voire même des produits carrément dangereux pour la santé.
- Ce que vous voulez dire, c'est que dans le comportement d'achat des Français, en fait, on achète de plus en plus de t-shirts, de robes, etc.
- On veut renouveler plus fréquemment sa garde-robe.
- C'est surtout que les Français sont victimes de la capacité de ces plateformes à nous faire surconsommer.
- Les Français, en soi, ne veulent pas acheter des produits dont ils n'ont pas besoin.
- Mais malheureusement, quand on a une plateforme qui vous propose des fausses promotions, c'était par exemple le cas sur Chine.
- On a démontré que près de 57% des promotions sur Chine étaient illégales parce qu'elles étaient fausses.
- À ce moment-là, les Français veulent acheter de...
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