Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Pérez.
- Bonjour et bienvenue dans le numérique pour tous, l'émission dédiée au numérique et à l'innovation dans notre quotidien.
- Alors j'espère que vous avez passé un bel été car cette émission est la première de la saison et je suis sincèrement ravie de vous retrouver pour encore plus de débats et pour découvrir des innovations qui vont changer notre quotidien aujourd'hui et surtout demain.
- Et pour ceux qui étaient un peu connectés cet été, l'actualité du numérique a été bien intense et aujourd'hui, comme c'est la rentrée, c'est la semaine de la rentrée, et bien on a décidé de vous parler de l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans, ce projet de loi qui a été retoqué pendant l'été.
- Alors que cachait véritablement ce projet de loi ? Empêcher les réseaux sociaux aux mineurs, est-ce vraiment le fond du problème pour protéger les plus jeunes ? Et les réseaux sociaux sont-ils le véritable ennemi de l'école ? C'est ce que nous allons tenter de comprendre aujourd'hui avec nos invités.
- C'est parti, c'est tout de suite, c'est dans le numérique pour tous et c'est sur Sud Radio.
- Sud Radio, le numérique pour tous.
- Et pour commencer cette émission, un enseignant mais aussi un entrepreneur, Fabrice Eppelboin, bonjour.
- Donc Fabrice, je le disais, cet été, une proposition de loi visant à interdire strictement l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans a été censurée par le Conseil constitutionnel pour atteinte à la vie privée et le cadre en vigueur a été laissé.
- Est-ce que vous pourriez nous rappeler le contexte et bien préciser réseaux sociaux et téléphones mobiles et après on va voir ce que cachait ce projet de loi.
- Les téléphones mobiles, ils sont interdits à l'école, c'est une autre loi qui pour le coup est passée et devrait être en application, devait être en application et devra être en application à la rentrée prochaine.
- Elle est en application déjà puisque certaines blondes sont rentrées ce mardi.
- On ne sait pas très bien comment on va pouvoir la mettre en application parce que la réalité concrète d'interdire les téléphones dans un collège ou un lycée, c'est autrement plus compliqué.
- C'est vrai, il y a plusieurs modalités, en revanche, effectivement, le texte est passé.
- Le texte est passé, là-dessus, il n'y a pas de problème, le texte est passé.
- Enfin, on peut discuter de l'utilité d'interdire les téléphones.
- On en parlera plus, mais là, on revient aux réseaux sociaux.
- Le texte est passé.
- Le texte qui n'est pas passé, c'était interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
- Et effectivement, le Conseil constitutionnel l'a retoqué pour atteinte à la liberté d'expression et à la vie privée, ce qui fait un peu beaucoup, mais il ne peut que se réjouir que pour une fois ce genre de choses soit défendu.
- Et il était complètement contradictoire avec le DSA.
- Alors, on va faire simple, déjà, c'est quoi les dangers les plus sérieux qui visaient ? Les dangers.
- Les dangers des réseaux sociaux, c'est les mêmes pour les enfants et les adultes.
- C'est ces phénomènes qu'on apparente à l'addiction, même si ce n'est pas similaire à de la drogue.
- Il y a une forme d'addiction, il y a une décharge constante d'adrénaline qui n'est pas très sain dans son usage au quotidien.
- La spécificité des enfants, c'est que leur cerveau est en développement.
- Il y a aussi le cyberharcèlement, enfin, ne l'oublions pas.
- Il y a le cyberharcèlement qui touche les adultes comme les enfants, mais effectivement, les enfants sont forcément beaucoup plus sensibles à ça.
- Et qui fait que le phénomène de harcèlement qu'on a tous connu, nous, les boomers, était jeune, se perpétue au-delà de l'école, ce qui n'était pas du tout, du tout, dans notre cas, quand on était jeunes.
- Mais le principal problème, c'est que le cerveau des enfants est en développement jusqu'à 18, 19 ans.
- Et qu'on est face au même phénomène qu'avec l'alcool.
- Ce n'est pas un drame de boire de l'alcool de temps à autre quand on est adulte.
- Quand on est enfant, ou pire encore, quand on est une femme enceinte, là, ça peut...
Transcription générée par IA