Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Pérez.
- Bonjour et bienvenue dans le numérique pour tous, l'émission dédiée au numérique, à l'innovation et à la tech responsable.
- Et aujourd'hui, on va parler des femmes dans le numérique.
- Effectivement, dans les métiers des sciences et de la technologie, la place des femmes progresse, mais la question de la légitimité reste posée.
- Faut-il encore prouver davantage pour être entendu ? Et bien pour répondre à ces questions, aujourd'hui dans le numérique pour tous, nous allons mettre à l'honneur des femmes qui ont surmonté ces enjeux et continuent de faire bouger les lignes.
- Le numérique pour tous spécial, femmes dans le numérique, c'est tout de suite, et c'est Sud Radio.
- Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Pérez.
- Et pour commencer cette émission, nous avons le plaisir d'accueillir Muriel Thouati.
- Muriel, bonjour.
- Bonjour, chère Vanessa.
- Vous êtes partenaire Education, Recherche et Innovation chez OnePoint.
- Alors, vous allez nous expliquer tout ça et vous avez dirigé notamment le Technion France.
- Alors, vous avez passé près de 20 ans à faire dialoguer des chercheurs, des entreprises et des entrepreneurs français et israéliens.
- Et aujourd'hui, chez OnePoint, vous êtes partenaire.
- Vous travaillez sur l'innovation et l'éducation.
- J'aimerais comprendre, dès le départ, quelle est la grande différence fondamentale que vous avez observée entre ces deux cultures ? Elle est fondamentale.
- Vous l'avez dit, chère Vanessa, et merci de m'accueillir sur votre plateau.
- Écoutez, c'est évident qu'il y a une différence culturelle et de posture, puisqu'on est dans deux systèmes profondément différents, voire parfois considérés comme incompatibles.
- Et l'idée, c'est justement de rendre possible l'impossible.
- Et c'est ce que je me suis attelée à faire pendant 20 ans, vous l'avez dit, en tant que présidente du Technion.
- C'est-à-dire faire dialoguer des chercheurs qui pensent différemment.
- D'un côté, vous avez un petit pays façonné à l'adversité, où rien n'est acquis et rien n'est dû, et donc poussé par une forme de dépassement de soi.
- On n'a pas autre choix que d'aller chercher, par exemple, des fonds pour financer la recherche, qu'on soit homme ou femme d'ailleurs, pour effectivement monter à l'échelle et accélérer son innovation.
- En France, on est plus focus sur la recherche fondamentale et on a du temps.
- Certes, la recherche requiert une temporalité moyenne, plus longue, mais la différence des deux cultures, c'est probablement le fait que d'un côté, on cherche pour trouver, et ici, on cherche et on ne sait pas si on trouvera.
- Et l'éducation des jeunes filles et des jeunes garçons, dès les premières années de la vie, se fait différemment ? Totalement. Je vous rappelle qu'en Israël, quand on est sur ce sol-là, d'abord, il y a aussi une case importante, à 18 ans, c'est l'armée.
- Que vous soyez homme ou femme, à 18 ans, qu'il pleuve, qu'il neige, qu'il vente, eh bien, vous devez faire l'armée.
- Et déjà, ça vous positionne dans une posture de rigueur, de discipline, de responsabilité, d'engagement.
- Donc, la case armée, si j'ose dire, c'est-à-dire cette période-là, façonne finalement les femmes, non pas à devenir des hommes, mais à adopter des postures peut-être plus masculines, même si je n'aime pas ce terme, mais en tout cas, beaucoup plus de rigueur, de discipline, comme je le disais, et de dépassement de soi. J'aime beaucoup ce concept du dépassement de soi, parce que pour moi, le dépassement de soi, qu'on soit garçon ou fille, requiert d'abord l'entrepreneur de soi, s'occuper de soi pour être l'entrepreneur de soi et ensuite entreprendre.
- Alors, Muriel, on va retourner sur le sol français. Vous n'êtes pas ingénieur de formation.
- Aujourd'hui, vous êtes chez OnePoint, donc cette société de logiciels, et vous êtes justement au contact de chercheurs et d'experts techniques.
- Comment on établit sa légitimité quelque part, si c'est nécessaire, quand on n'a pas le même langage et le même parcours ? Par sa puissance.
- Par sa puissance.
- Sa puissance de la conviction, sa puissance de l'être.
- Avoir confiance en soi, je pense que c'est extrêmement important.
- Et d'ailleurs, certes, pas ingénieur de formation, mais avec ça, 25 ans d'expérience avec des chercheurs et avec des ingénieurs, notamment au Technion.
- Chez OnePoint, la beauté du geste, c'est que c'est une entreprise...
Transcription générée par IA