Retranscription des premières minutes :
- À 9h09 sur Sud Radio, soyez les bienvenus nos deux débatteurs. Carole Guillerme, bonjour. Bonjour.
- Débutée Modem, mouvement démocrate des Hauts-de-Seine. Et face à vous, Benjamin Cauchy. Bonjour.
- Bonjour à vous. Bienvenue à tous les deux. Vous, vous êtes ancien gilet jaune, vous m'avez bien fait préciser, et chef d'entreprise.
- Absolument. Vous avez une vie aussi. Absolument. Benjamin Cauchy. Je commence par vous, tiens, puisque je vous ai.
- Qu'est-ce que vous dites aujourd'hui quand vous entendez les commentaires qui sont faits, les annonces, jonction possible, retour des gilets jaunes, convergence ? Quel est le regard que vous portez là-dessus ? J'ai un regard distant sur ce qui est en train de se passer aujourd'hui.
- Et en même temps, on ne peut pas échapper au fait qu'il y ait 15% des Français...
- qui soient en dessous du seuil de pauvreté. Il y a 10 millions de Français qui sont en dessous du niveau du seuil de pauvreté, pardonnez-moi.
- Il y a une grande partie des Français qui sont à découvert le 15 du mois. Donc on ne peut pas cacher une réalité économique compliquée, que ce soit pour des salariés, pour les retraités ou pour les entrepreneurs de ce pays.
- Ça, effectivement, on ne peut pas y échapper et on ne peut que le constater. En revanche, je suis très distant par rapport à un mouvement qui se veut soi-disant spontané, mais qui est finalement phagocyté par l'extrême-gauche.
- Par les organisations syndicales satellites de l'extrême-gauche et qui, finalement, sont en train de faire une OPA, si je puis me permettre cette expression, sur un mouvement social pour préparer les élections présidentielles.
- Pour vous, la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, fond l'OPA sur la mobilisation ? Absolument. La France insoumise est en train de réaliser une OPA sur une contestation sociale qui peut paraître légitime compte tenu des difficultés que j'ai évoquées avec vous, mais qui est complètement hors de propos et hors de champ compte tenu de la situation.
- 3600 milliards de dettes.
- Carole, Guilherme, vous dites la même chose. On va venir sur la dette et sur l'argent qui n'existe plus.
- Vous dites la même chose que Benjamin Cauchy. Je rappelle, vous êtes député modem, membre de la majorité.
- Vous croisez les insoumis sur les bancs de l'Assemblée.
- Oui, oui, on les croise. On débat largement avec eux et en particulier en ce moment dans le cadre du débat budgétaire.
- Et on voit bien, effectivement, qu'il y a une velléité aussi bien sur les mobilisations lycéennes et studentines et de l'autre, du mouvement...
- qui se tient aujourd'hui de récupération politique et d'instrumentalisation.
- Trop politisé, vous diriez, ce mouvement. Parlez bien d'un micro également.
- Ils sont bas, ces micros. Il faut se baisser un petit peu, pardonnez-moi.
- Vous diriez que ces mouvements sont très politisés, très polarisés ? Alors, je pense qu'il faut distinguer les choses.
- Ou c'est généraliste ? Je pense qu'il faut distinguer les choses. Qu'il y ait des revendications de la part de nos concitoyens aujourd'hui, qu'il y ait des revendications de la part de notre jeunesse, tout cela doit être évidemment entendu.
- Le gouvernement doit pouvoir y répondre.
- En revanche, qu'il y ait d'un côté des appels à manifestation, des appels à mobilisation, qui sont parfois avec des revendications complètement déconnectées, comme peut le faire aujourd'hui, en étant parfois aussi présents dans les mobilisations lycéennes, dans la mobilisation du jour, cela est évidemment quelque chose d'assez différent.
- Et cela recouvre une totale instrumentalisation politique, c'est sûr.
- Vous avez entendu tous les deux.
- Carole, Guillaume, je vous donne la parole.
- Dit Nicolas Baverez, l'économiste juste avant vous, « La France au bord du chaos », qui nous raconte au fond l'incapacité des politiques à mener des politiques publiques raisonnables, à faire baisser la pression de la dette.
- Vous êtes membre de la majorité. Vous acceptez la critique ? Il y a une question qui est celle de la dette, à laquelle évidemment nous devons faire face à l'heure actuelle.
- Le gouvernement a présenté un budget avec la vocation de ramener le déficit public en dessous des 5 %.
- On est aujourd'hui avec une majorité à l'Assemblée nationale, qui est devenue assez relative.
- Très relative.
- Très relative. Et...
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