Retranscription des premières minutes :
- C'est parti pour votre grand débat face à face. Alors il y a toujours un problème, parce que vous êtes obligés de commencer par l'un ou l'autre.
- Mais il ne faut avantager personne, puisqu'en plus, ça sera très équilibré. Allez, par ordre alphabétique, bonjour François Coq.
- Bonjour à tous.
- Analyste, politique, enseignant et essayiste, auteur de « Le piège de la démocratie minoritaire » aux éditions du Borégo.
- Bonjour Lucas Planavergne. Bonjour.
- Journaliste au JDD. Messieurs, évidemment, grosse journée de mobilisation. Vous avez entendu notre question fil rouge.
- Nous sommes appuyés sur les témoignages des Gilets jaunes qui parlent de désobéissance civique. Est-ce bien raisonnable tout ça, François Coq ? En tout cas, les Gilets jaunes ont toujours fait montre de se nourrir de l'expérience de ce qui s'est passé auparavant.
- Et là, ils voient bien que le mouvement tel qu'il est est peut-être en train de s'enquister un petit peu malgré tout.
- Dans ces méthodes d'action, que ce soit les journées un petit peu saute-mouton en semaine proposées par les syndicats, ou que ce soit même désormais les mobilisations du samedi, ces différents actes que nous connaissons depuis le 17 octobre, qui se sont transformés progressivement en forme de mobilisation aussi un petit peu syndicale, avec des cortèges assez encadrés, parfois sur les boulevards des Moiréchaux à Paris ou dans des lieux un petit peu extérieurs, dans les grandes métropoles ou les préfectures régionales.
- Et donc, les Gilets jaunes disent que ces méthodes d'action, où on est un petit peu circonscrits sur les franges, ne permettent pas de faire passer le message comme nous avions su le faire en 2018.
- Et quel était-il, ce message ? C'était de dire qu'il y a un hiatus de légitimité entre la légitimité institutionnelle à l'époque de M. Macron, qui venait d'être élu, et puis une autre légitimité, la souveraineté populaire, qui doit être permanente et inaliénable.
- Et c'est pour ça qu'à l'époque, ils se déployaient en dehors des cadres établis pour aller cibler les lieux de pouvoir, notamment, et je crois que c'est ce qu'ils préconisent aujourd'hui à nouveau.
- J'entends bien ce que vous dites, élu Kaplan-Avergne. Aussi, les propos de François.
- Finalement, c'est comme si les syndicats n'existaient plus, hein ? Moi, j'ai un premier problème, tout de même, sur la dénomination de gilet jaune.
- Parce qu'en réalité, là, on dit gilet jaune parce qu'il suffit de se revendiquer gilet jaune, d'arborer un gilet jaune pour se considérer gilet jaune.
- Mais moi, je constate, pour avoir fait des manifestations et pour regarder, pour suivre les événements qui se passent semaine après semaine, je ne vois pas les gilets jaunes tels qu'on les concevait il y a plusieurs années.
- C'est-à-dire qu'on parlait d'une mobilisation populaire.
- À travers la France, sur les ronds-points, aujourd'hui, on voit que ce sont des mobilisations dans les centres-villes avec, excusez-moi de le dire comme ça, mais les professionnels de la manifestation, ceux qui manifestent pour tous les sujets, tous les week-ends.
- Le côté populaire de la mobilisation qui était le marqueur principal des gilets jaunes n'est plus là.
- Par ailleurs, j'ajoute que les gilets jaunes qui s'étaient organisés, justement, sans leader, sans visage, c'était une des revendications, d'ailleurs, qu'on ne veut pas que quelqu'un parle à leur place.
- Il y en avait eu, il y en avait eu.
- Il y en avait eu, de Ludovic.
- Ski, etc., etc.
- Bien sûr, chacun de leur côté, mais finalement, qui n'avait pas la légitimité.
- Aujourd'hui, certains essayent à nouveau de se réapproprier.
- Nous avons reçu Benjamin Boll, tout à l'heure.
- Bien sûr, bien sûr. Et je l'ai écouté, et j'entends, et je rejoins l'analyse de François sur le mode d'action face à la préfecture.
- Mais voilà, sur la dénomination de gilets jaunes, je suis très sceptique.
- Et effectivement, on voit quand même que ce sont des manifestations encadrées par les syndicats de plus en plus, et également appelées.
- Et aujourd'hui, ce ne sera pas le cas, puisqu'il y a un meeting en parallèle, on en parlera peut-être, mais également organisé par la France Insoumise.
- François Coq, d'accord sur ce regard sur les gilets jaunes.
- Il faut que ça prenne le temps, parce que finalement, à la première édition...
Transcription générée par IA