Retranscription des premières minutes :
- Merci, Jules. C'est l'heure du débat avec vous. Bonjour, Emmanuelle Brisson.
- Bonjour. Merci de me recevoir.
- Vous êtes présidente du mouvement Vivement Demain. Vous êtes membre du parti Les Républicains.
- Et bonjour à vous, Louis Laridon.
- Bonjour, Jean-François Chilly.
- Akili. Vous insultez les Corses à travers la prononciation.
- Pardon. Voilà. J'ai pas de problème. Excusez-moi.
- Porte-parole des jeunes socialistes. Et vous êtes secrétaire nationale du PS.
- Bienvenue à tous les deux. Il y a cet acte III des manifestations.
- Ma première question, elle est un peu, on va dire, une question de réflexion avec tous les deux.
- La violence, parce qu'il y a encore ce risque aujourd'hui important, est-elle en train de confisquer la colère sociale ? Je commence par vous, Emmanuelle Brisson.
- Vous savez, il y a des millions de Français qui sont en colère.
- Il y a des millions de Français qui travaillent tous les jours, qui payent leurs impôts.
- Il y a des millions de Français qui n'arrivent plus à se loger et qui voient leur pouvoir d'achat disparaître.
- Il y a des millions de Français qui n'arrivent plus à se loger et qui voient leur pouvoir d'achat diminuer jour après jour.
- Mais eux, ils vont pas aller brûler des voitures.
- Eux, ils vont pas aller piller des commerces.
- Et d'ailleurs, eux, ils sont même pas sur les manifs et ils vont pas cracher sur les policiers.
- Moi, je pense qu'il y a beaucoup de gens qui souffrent, qui bossent, qui se lèvent tôt, qui se lèvent à 5h du matin et qui vont pas aller manifester.
- Parce qu'il faut le dire, en fait, les images que l'on voit, les gens qui vont manifester, c'est des gens qui sont là uniquement pour foutre le bordel.
- Voilà. C'est des gens qui sont là parce qu'ils sont en quête de sens, qu'ils savent pas ce qu'ils vont faire de leur journée.
- Et du coup, ils sont très contents d'aller manifester.
- Et moi, j'en ai marre.
- Et honnêtement, la gauche a une lourde responsabilité dans tout ça parce que ça fait des années qu'ils vont appeler à la violence.
- Ils ont fait la même chose pendant deux ans, où ils disaient aux gens de se réunir tous les samedis, place de la République, pour manifester pour Gaza.
- Et en fait, on avait des gens qui étaient là avec leur bière et qui savaient même pas pourquoi ils étaient là.
- Et aujourd'hui, c'est la même chose.
- À l'approche de l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon et tous ses copains, en fait, ils font juste de la politique politicienne.
- Louis Laredon, qu'est-ce que vous répondez ? Vous savez, moi, je crois que ces manifestations, elles sont parfaitement légitimes.
- Elles appellent effectivement un sentiment.
- Et vous avez bien commencé, Emmanuel Brisson.
- Moi, je partageais ce que vous disiez sur le fait qu'il y a plein de gens qui travaillent dur.
- Aujourd'hui, le travail ne permet plus de vivre dignement.
- On ne peut plus se loger dans nos villes.
- On ne peut plus avoir une meilleure vie.
- On ne peut pas, et c'est les lycéens qui nous l'ont montré ces derniers mois, avoir des conditions décentes et des conditions matérielles pour s'émanciper à travers les études, l'école de la République.
- C'est pour ça qu'ils brûlent les lycéens.
- Il y a une vraie violence.
- C'est celle de la rupture de la promesse républicaine.
- Le fait qu'aujourd'hui, notre travail ne suffise pas à pouvoir nous émanciper, que là où on vient conditionne un peu trop notre parcours de vie.
- Donc oui, il y a cette violence-là.
- Après, moi, ce que je vois, c'est la semaine dernière, 800 000 personnes qui ont manifesté pacifiquement dans les rues pour revendiquer une vie plus juste.
- Et je pense qu'effectivement, à six mois d'une élection présidentielle, c'est un message qui doit être entendu par les politiques.
- Les Français réclament une vie plus juste, une vie meilleure.
- Aujourd'hui, après neuf années de désastre libéral d'Emmanuel Macron, le pays va mal.
- Il va vraiment mal.
- Et donc, il est temps de répondre à ces urgences sociales.
- Et vous l'avez dit, les Français, en introduction, ils en ont effectivement marre de ces manifestations.
- Pour autant, ils ne rejettent pas la cause des manifestations.
-...
Transcription générée par IA