Retranscription des premières minutes :
- Avec nos deux invités, Farah Erka, bonjour. Bonjour, Jean-François Aquiline.
- Editorialiste politique, créatrice de contenu, essayiste, une importante communauté vous suit sur TikTok, YouTube et Instagram.
- C'est assez impressionnant, d'ailleurs. Et bonjour, Stanislas Rigaud. Bonjour.
- Ancien porte-parole d'Éric Zemmour et de Reconquête, cofondateur de Nexus, agence de communication et d'influence.
- Question Farah Erka. L'acte 2 des manifestations de ce samedi 24 octobre, est-ce qu'il faut craindre encore une journée comme celle que nous avons vécue et endurée il y a une semaine ? Je vous pose la question ce matin.
- Est-ce que vous redoutez, vous, cette journée qui arrive ? Écoutez, redouter, je ne sais pas.
- Parce que je sais que vous avez l'œil sur les réseaux sociaux. Il y a beaucoup d'échanges.
- J'ai l'œil un peu sur tout. Et ce qui est arrivé la semaine dernière, on aurait pu le prévoir.
- C'est-à-dire que c'est quand même, on l'avait dit, une convergence des luttes. Les colères sont en train de monter.
- Alors bien sûr, il y a eu des débordements. Il est inacceptable de voir des violences contre des petits commerçants, par exemple.
- Maintenant, ce qui se passe actuellement en France, c'est quelque chose qui était prévisible.
- Ça fait des années qu'on n'écoute pas les Français et que les colères ne font que monter.
- Aujourd'hui, on a la preuve que quand les Français s'unissent et que quand on n'écoute pas les gens, à un moment donné, la colère, elle gronde et malheureusement, elle monte. Bien sûr, je l'ai déjà dit la semaine dernière, la violence ne justifie pas, mais elle s'explique. Qu'est-ce qui va se passer aujourd'hui ? J'en sais rien, parce qu'il y a quand même un grand dispositif de sécurité qui a été mis en place par le gouvernement.
- Pour être très honnête, il y a même des gens sur les réseaux sociaux qui disaient potentiellement ne pas vouloir aller à cette manifestation par peur de l'effectif policier qui a été déployé et qu'ils iraient potentiellement à d'autres. On a vu hier soir encore une fois qu'on n'avait pas de parcours défini.
- C'est-à-dire que c'est quand même un grand bazar du côté du gouvernement.
- Vous parlez du cortège parisien.
- Exactement, qui de base devait aller de Bastille à Nation, il me semble, et qui finalement a été déplacé de la porte d'Italie à la porte de Vincennes.
- Mais il y a un référé en cours et il y a une décision qui va tomber dans les heures qui viennent.
- Ce sera ou l'un ou l'autre.
- Donc j'ai du mal à comprendre comment on essaye de sécuriser un endroit et comment on essaye de faire en sorte que les choses se passent bien quand à la dernière minute, les moyens de sécurité qui ont été mis en place sont déplacés pour aller ailleurs.
- Tannis Asrigo.
- Écoutez, je redoute évidemment ce qui va se passer aujourd'hui, mais pas tant pour moi que pour les commerçants, que pour les policiers, que pour les manifestants qui justement, eux, veulent manifester dans le calme et exprimer une colère.
- Maintenant, il y a deux éléments qui sont pour moi très importants.
- C'est qu'il y a d'un côté les responsables. Les responsables, c'est le gouvernement, pour différentes raisons.
- Un, pour leur nullité depuis dix ans.
- C'est que dans tous les domaines, ils ont échoué.
- Et la deuxième chose, c'est qu'il y a les coupables.
- Les coupables, c'est à l'inverse les mouvements d'extrême-gauche, notamment évidemment la France insoumise, qui depuis maintenant des semaines, des semaines, des mois, voire des années, appellent en réalité à cette fameuse révolution.
- Mais quand on entend parler Farah qui dit « ce sont des débordements », ce ne sont pas des débordements.
- Quand il y a près de 3 000 commerces pillés, quand il y a près de 2 000 policiers blessés, dont plusieurs grièvement, ce n'est pas simplement des débordements.
- Je distingue moi, par exemple, un blocus lycéen où les types renversent des poubelles et font trois feux pour s'amuser.
- Et là, quand des commerçants ou des domiciles sont pillés, à Douai par exemple.
- Mais c'est amusant parce qu'après, je vais finir sur quelque chose puisqu'on a déjà débattu ensemble.
- À Douai, à Douai, à Douai, il y...
Transcription générée par IA