Retranscription des premières minutes :
- Débat du jour avec cette question que nous a rappelé Thomas Ranou et également Mathieu Hocq, bonjour.
- Bonjour Anthony, bonjour à tous, bonjour Rodrigo.
- Secrétaire Général du Think Tank, le millénaire.
- Messieurs, est-ce que finalement ce sont aux parents de payer ces dégradations des élèves Mathieu Hocq ? Oui, alors trois fois oui, bien sûr, puisque aujourd'hui nous avons en France inventé un nouveau contrat social.
- C'est-à-dire que pour une partie des Français, des casseurs, il y a un droit, celui de casser, en toute impunité, à chaque fois le nombre de condamnations ne suit pas le nombre d'interpellations, bien évidemment.
- Et pour une autre partie des Français, on n'a qu'un seul droit, c'est vraiment celui de payer et même, je dirais, de l'affirmer, dans la mesure où aujourd'hui vous ne pouvez même pas mettre en cause les casseurs ou sous peine d'être disqualifiés.
- Quand vous dites l'affirmer, c'est se taire.
- Exactement, c'est se taire parce qu'effectivement vous ne pouvez pas mettre en cause le contenu des revendications ou poser des questions sur les casseurs.
- Et donc aujourd'hui, on arrive à ce...
- ce fameux paradoxe où on a un contrat social qui dysfonctionne.
- Et donc effectivement, pour réparer ce contrat social, il faudra mettre en place la fameuse formule de Gabriel Attal qui n'est qu'un slogan, tu casses, tu payes, mais qui doit se matérialiser dans les faits.
- Et c'est là où, effectivement, on pourrait avoir un débat parce que la mise en place, notamment sur le plan de vue juridique, n'est pas très complique, pas très facile.
- Rodrigo Arnaz, tu casses, tu payes ? C'est déjà le cas de toute façon, puisqu'il y a déjà eu des situations dans lesquelles des élèves, en l'occurrence des personnes identifiées, ont commis des actes de destruction dans des établissements et dont les parents ont été condamnés.
- Ça existe déjà, donc en revanche...
- Regardez, Thomas Ranou rappelait à l'instant 7 millions d'euros, ça c'est déjà les coûts estimés en Ile-de-France, 30 millions en région Auvergne-Rhône-Alpes, c'est considérable.
- Est-ce que, ne serait-ce que les parents ont les moyens de couvrir ? Alors pas un foyer, évidemment, mais...
- Moi, je ne vais pas rentrer dans ces considérations parce qu'en France, il y a ce qu'on appelle la séparation des pouvoirs et c'est au juge d'estimer si les personnes sont capables de payer ou pas les dégradations.
- D'ailleurs, ça se pose dans cette situation que vous évoquez, mais aussi dans d'autres cas.
- En tout cas, ce qui est certain, c'est que j'invite les parents d'élèves, du coup, à dresser la facture à l'État, par exemple, pour tous les cours particuliers qu'ils doivent prendre quand les absences d'enseignants ne sont pas remplacées, quand à tous ces enfants qui, aujourd'hui, sont victimes de maladies congénitales, déclarées et développées...
- Vous n'êtes pas en train de légitimer les violences, quand même, Rodrigo Arnaz ? Absolument pas.
- Si vous avez été attentif à mes déclarations chez vos confrères, je condamne toutes les formes de violences.
- En revanche, je condamne aussi l'injection de l'État qui, d'une certaine façon, amène à cette situation.
- On ne peut pas annuler la dette que provoquent ces dégradations d'un côté par la dette laissée par le gouvernement sur l'éducation.
- Écoutez, moi, je trouve que, justement, c'est là la question de l'autorité.
- Vous avez des enfants qui, par définition, font confiance aux adultes, qui doivent veiller sur eux pour avoir des conditions d'études convenables pour pouvoir avoir un avenir.
- On sait que Parcoursup génère des troubles psychiques, c'est des enfants extrêmement importants.
- Et à ce titre-là, jamais on passe la facture à l'État.
- Donc, aujourd'hui, vous avez des enfants.
- Parce que ce sont des enfants qui prennent conscience que les adultes ne prennent pas soin d'eux.
- On l'a vu pendant la canicule, on l'a vu pendant le Covid.
- On l'a vu dans tous les cas extrêmes, parce que c'est dans les cas extrêmes qu'on voit les choses se manifester et qu'eux sont extrêmement résilients.
- J'ai l'impression que c'est un peu la loi du talion.
- Non, vous mettez le focus sur les exactions qu'évidemment je condamne.
- Je trouve que, d'ailleurs, d'une certaine façon, la classe médiatique a tendance davantage à taper sur ses enfants que sur les...
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