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Par avec Éric Viallet

Le damage à Valloire : précision, anticipation et travail d’équipe


À Valloire, le damage des pistes est un travail de précision qui se joue chaque nuit. À la tête de ce service stratégique depuis 12 ans, Éric Viallet nous ouvre les portes d’un métier de l’ombre, essentiel à la qualité du ski, à la gestion durable de la neige et à la sécurité des skieurs.
Les invités

Retranscription des premières minutes :

- Et notre invité ce matin, pour que vous puissiez profiter de vos vacances à la montagne, assure le damage des pistes à Valoire, en Haute-Savoie.
- Et nous retrouvons Éric Vialet, directeur du service des pistes de la SEM Valoire. Bonjour Éric.
- Bonjour Laurie. Alors Valoire c'est en Savoie, c'est pas en Haute-Savoie, mais je suis directeur des pistes de la station de Valoire.
- Alors merci beaucoup de la correction, merci beaucoup d'être avec nous également.
- Alors on va découvrir justement cette station de Valoire, je crois que vous avez passé l'intégralité de votre vie là-bas.
- Est-ce que vous pouvez nous la présenter, nous la décrire ? Oui, moi je suis natif de Valoire, du village. Valoire c'est un village-station, village-support de station.
- Donc on est 1000 habitants à l'année et la station représente environ 90 km de pistes et est reliée avec la station de Valménier.
- Pour produire le domaine skiable Galibier-Tabor. Voilà, avec 160 km de pistes.
- Ah oui, 160 km de pistes. Alors des pistes qu'il faut entretenir, c'est votre travail. De façon très globale, le damage ça consiste en quoi ? Alors le damage ça consiste en trois axes forts. La première c'est de produire des pistes de qualité pour la skiabilité et pour le plaisir de nos clients.
- La deuxième chose c'est optimiser au maximum le capital neige.
- Surtout dans une période de bouleversement climatique comme on le vit actuellement.
- Et puis le troisième point c'est de gérer de la manière la plus fine possible les coûts du damage qui restent quand même des coûts assez élevés avec des machines qui sont très performantes mais très gourmandes aussi.
- Vous nous parlez de bouleversement climatique, comment vous le ressentez dans la station ? Je crois qu'on est tous impactés par des niveaux de précipitation.
- Des niveaux de précipitation qui sont assez inhabituels. Des périodes de froid qui alternent avec des périodes de chaleur.
- J'entendais le bulletin météo juste avant, il fait très très froid dans le nord de la France.
- Et chez nous actuellement on a des températures qui regèlent à peine la nuit.
- Oui, un froid qui pour l'instant est là mais qui pourrait ne pas durer.
- Là pour vous ce début de saison a valoir précisément comment est l'enneigement ? Comment ça se passe ? Alors pour nous ça se passe bien parce qu'on a une grosse capacité de production de neige de culture qui a assuré une sous-couche fin novembre quand on a eu des premières périodes de froid.
- Derrière ces premières périodes de froid on a eu de la neige naturelle qu'on a tout de suite travaillé grâce à nos dameuses justement.
- Et aujourd'hui on peut proposer un peu plus de 70% de nos domaines skiables à nos clients mais ça demande un entretien et un travail incroyable et d'une technicité folle.
- Oui, on va le découvrir. Ce travail, c'est un travail tout d'abord qui se réalise en équipe et donc en coordination ? Oui, la coordination elle commence on va dire presque dès le matin l'ouverture des pistes par nos pisteurs-scoristes qui évaluent avec un système de notation mais qui est propre à la station de Valoire.
- Je pense que mes collègues ont des systèmes de notation similaires. On évalue l'état du domaine skiable et cette première estimation le matin nous permet d'établir un plan de damage.
- Et puis ensuite on a les chauffeurs qui arrivent dans une salle de briefing et là on regarde tous les aspects du damage, l'état de nos dameuses, l'état mécanique, l'état du domaine skiable, les hauteurs de neige qu'on a sur nos pistes, les pistes qui sont à risque, celles qui sont plus confortables.
- Et à partir de là, nos chauffeurs prennent possession de leurs machines.
- Et se répandent, on va dire ça comme ça, sur le domaine skiable avec des tâches qui leur sont à chacun précisé.
- Et vous êtes combien ? Il y a combien de chauffeurs pour s'occuper de ces 160 km de pistes ? Alors à Valoire, on a 14 chauffeurs pour 9 dameuses qui tournent tous les soirs et on dame environ un peu plus de 75% du domaine skiable, ce qui représente à peu près entre 100 et...

Transcription générée par IA

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