Retranscription des premières minutes :
- Ici Sud Radio, les français parlent au français, les carottes sont cuites.
- Sud Radio Bercov dans tous ses états.
- Paul Éluard écrivait un poème magnifique, Liberté, j'écris ton nom.
- Liberté, mais où en est-on de la liberté ? Deux exemples vous donner un aperçu très précis de ce qui se passe en ce moment.
- Premièrement, l'émission connue, l'émission culturelle, La Grande Librairie sur France 2, animée par Augustin Trapenard.
- On a invité Adèle Haenel, l'actrice, la comédienne Adèle Haenel, pour son récent livre.
- Et Adèle Haenel a tenu à peu près ce langage à un moment donné et ça a fait quelques bruits.
- Écoutez.
- Le premier mot sera un saut dans le silence télévisuel qui engloue le pays.
- Ce brouhaha médiatique qui masque sans répit l'absence omniprésente de certaines paroles.
- Pareillement, la phrase est courte et pareillement j'ai peur.
- Mais puisque je suis ici, il faut parler pour redire ce qu'il y a dans ce silence, afin que tout le monde l'entende.
- L'État d'Israël commet un génocide en Palestine et la France est complice.
- N'acceptez pas l'inacceptable, alors sanctionnez Israël et libérez la Palestine.
- Voilà, c'est dit, c'est une opinion et en principe chacun a droit à son opinion.
- Elle avait une tribune libre.
- C'est ce qu'a annoncé l'animateur.
- Elle l'a dit.
- On a non seulement le droit et le devoir d'être d'accord ou pas d'accord.
- Mais ce qui est intéressant, c'est ce qui a suivi.
- C'est que France 2, devant l'émotion que ça a suité, la réaction des uns, l'approbation des autres, a décidé de supprimer ce passage de l'émission, c'est-à-dire dans le replay.
- Vous savez ce qu'on appelle la rediffusion permanente des émissions.
- Alors là, ça pose problème.
- C'est-à-dire qu'on soit d'accord ou pas d'accord, et Dieu sait s'il y a des choses à dire sur n'être pas d'accord avec Adèle Haenel.
- Mais encore une fois, si on est en liberté d'expression, elle a droit à dire ce qu'elle a à dire sur la politique de l'État d'Israël ou autre, tout autre sujet.
- Mais alors on supprime.
- Mais qu'est-ce que ça veut dire on supprime ? Alors où, effectivement, la direction de France 2 ne cautionne pas les propos d'Adèle Haenel.
- Et à ce moment-là, il fallait faire un communiqué, dire écoutez, voilà, elle a parlé, mais nous ne sommes pas d'accord.
- Ou alors, où Satrapnard, l'animateur, aurait dû dire, écoutez, vous avez dit ce que vous avez à dire, mais je ne cautionne pas, nous ne cautionnons pas cela.
- Non, non, non, on supprime.
- On supprime, comme ça, sans un mot, voilà, on supprime.
- Mais qu'est-ce que ça veut dire on supprime ? Qu'est-ce que c'est que cette invisibilisation ? Et un autre exemple, je dirais même plus grave, c'est, vous savez, c'est Charles Sapin.
- Charles Sapin est rédacteur en chef adjoint de l'hebdomadaire Valeurs Actuelles.
- Et il devait avoir, il doit avoir, d'ailleurs.
- Là, les directions restent fermes, en principe.
- Une émission, écoutez-moi bien, une chronique hebdomadaire de 2 minutes 40 sur France Inter.
- Eh bien, branle-bade au combat des syndicats, de la société des journalistes.
- Une grève, une grève est déclenchée, parce que comment, horreur et putréfaction, un journaliste d'un hebdomadaire dit de droite, ou même, certain, oulala, horresco référence d'extrême droite, veut parler.
- Dans le service public, je le rappelle, 4 milliards d'euros en tout, dans le service public de la radio-télévision, payés par qui ? Par nous.
- Or, que je sache, les opinions des Français sont très, très, très, pour le divers, et heureusement.
- Alors, le même camp du bien, qui parle de pluralité, qui parle de liberté, qui parle de démocratie, s'étouffe quand quelqu'un dit de droite va se permettre de s'exprimer, je dirais, hebdomadairement, 2 minutes.
- 2 minutes 40 sur France Inter.
- Écoutez, il y a quand même un problème très grave.
- On veut savoir qui dirige, qui est là, et qui décide, effectivement, de savoir qui passe ou ne passe pas, quand il s'agit du service public.
- Mais c'est une farce.
- Alors, est-ce qu'il faut arriver jusqu'à boycotter ce service public ? Est-ce que les amoureux de la liberté ne doivent pas dire stop, ou vous acceptez la pluralité des opinions ? Et pas cette hypocrisie.
- Cette arcuferie...
Transcription générée par IA