Retranscription des premières minutes :
- « Ici Sud Radio. Les Français parlent au français. Les carottes sont cuites. » « Sud Radio Bercov dans tous ses états. » « Je ne suis pas le seul, comme vous le savez, à être dans tous mes états. » Alors on va reparler effectivement de, non seulement de Mélenchon, mais de l'état de la politique en France aujourd'hui, à l'heure de la course à la présidentielle.
- Alors c'est très intéressant. Jean-Luc Mélenchon ne va pas s'étendre sur lui, sur LFI, etc.
- C'est une des personnes qui va être très bien placée, en tout cas à la course aux présidentielles, qui votera, verra, mais en attendant, effectivement, le voile.
- Alors le voile, Marine Le Pen dit « Pourquoi ne pas faire un référendum sur le voile ? » Telle ou telle personne dit « Oui, mais c'est de la politique politicienne. » Et puis alors le voile, c'est intéressant.
- Ce qui est intéressant, c'est que Jean-Luc Mélenchon a dit hier « Écoutez, j'ai fait une erreur terrible sur le voile.
- Oui, j'ai dit des choses qui n'allaient pas. » Et qu'est-ce qu'il a dit qui n'allait pas ? Il y a une dizaine d'années, écoutez ce que disait Jean-Luc Mélenchon.
- « Depuis la femme qui se rase la tête et se met une perruque par-dessus pour suivre les prescriptions de la Bible, à celle qui se met un foulard sur la tête parce que c'est un rapport avec Dieu, paraît-il, et je ne vois pas où Dieu s'intéresserait à un chiffon sur la tête. » « Je ne vois pas où Dieu s'intéresserait à un chiffon sur la tête. » Et il dit aujourd'hui « Ce que j'ai dit, c'est une erreur terrible.
- Allez, disons le mot, c'est du connerie. Je ne savais pas, etc. » Attendez. « Je ne savais pas, mais ce n'est pas une erreur de jeunesse. » Je ne comprends pas. Aujourd'hui, Mélenchon, il a 75 ans.
- Il a dit ça, il avait 60 ou 65 ans. Pas exactement.
- Enfin, ce n'était pas un petit jeune.
- Ce n'était pas quelqu'un qui était effectivement...
- dans le charme discret du laïcard.
- Non, non, non, pas du tout.
- Alors pourquoi ? Pourquoi ? On le sait très bien.
- Et c'est un vrai problème aujourd'hui qui dépasse de loin Mélenchon.
- C'est-à-dire que hier, j'écoutais Brice Tinturier dans une émission, une chaîne, je crois que c'était quotidien, oui, c'était quotidien, et il disait quelque chose de très important, et qui montre tout ça, que les Français en ont ras-le-bol, mais pas ras-le-bol star.
- « Ras-le-bol », lui disait-il, en, disait Tinturier, en 40 ans ou 30 ans de politologie et de sondologie, puisqu'il est directeur d'un inquiétude de sondage, j'ai jamais vu ça.
- Les Français n'en peuvent plus. Ils veulent renverser la table.
- C'est vraiment aussi radical qu'avant que ce soit.
- Alors ce qu'il appelle le populisme, ça veut dire le populisme, c'est le peuple qui s'exprime.
- Ah oui, ça fait populiste, populiste, ça fait un peu pas propre sur soi.
- Eh bien, les Français, ils n'en peuvent plus.
- Ils veulent non seulement renverser la table, mais ils n'écoutent plus ce que disent les politiciens, parce qu'ils n'y croient plus.
- Et ça, ce n'est pas seulement Mélenchon.
- C'est effectivement tout le centre, tout le marais, tout ceci, cela, qui est épargné aujourd'hui ? Eh bien, pratiquement personne.
- Et c'est ça le plus grave.
- C'est que Mélenchon, évidemment, il était à 400 000 voix, il dit « Mais à 400 000 voix, j'étais au second tour, donc maintenant, il faut tout prendre, il faut que je rafle, il faut que je fasse le plein des voix, donc le voile, j'irai partout, le vote communautariste, tout ce que je peux prendre, je prends.
- Bon, les agriculteurs, je n'en ai rien à faire.
- Les petits blancs, machin, je n'en ai rien à faire.
- Prenons les woke, prenons les gauchos, prenons les islamistos, etc.
- Et on va faire que je serai au second tour.
- Et si Marx et Dieu sont d'accord, eh bien, je serai président.
- Mais que ce soit un certain nombre de gens de l'élite, de la soi-disant élite, eh bien, tout le monde, ce n'est pas tout va très...
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