Retranscription des premières minutes :
- Oh mais on peut tout faire au peuple aujourd'hui, on peut tout lui faire, tout lui faire.
- Apparemment il a accepté, apparemment, on verra bien.
- Mais on est dans cette année présidentielle, ça va être très intéressant, jusqu'où on va faire avaler comme Boa et Coulœuvre et autres serpents au peuple.
- Va être intéressant. D'abord par exemple, petite digestion ou ingestion de Boa, la primaire de la gauche, formidable.
- La gauche évidemment, la gauche modérée, pas la gauche Mélenchoniste, pas les extrêmes, non, non, non, non, non, bien sûr.
- La gauche modérée, les Glucksmann, les Maritons de Lié, les Ségolène Royal et autres, propres sur eux et voilà, et qui sont d'accord pour y aller, mais y aller à quel prix ? Eh bien le prix, c'est à vous qu'on le demande, et oui.
- Si vous voulez participer à la primaire de la gauche, eh bien même si vous êtes d'extrême droite ou d'extrême gauche ou Mélenchon ou n'importe quoi, ou centriste ou macroniste, allez-y, ça ne coûte que 15 euros.
- Ah bon ? Ça coûte 15 euros.
- Eh oui, ça coûte 15 euros, sinon, eh bien vous ne participez pas.
- Attendez, je croyais que la primaire de la gauche ou de la droite ou autre devrait être réservée aux personnes qui sont membres du parti ou membres d'une formation ou membres d'une association, en tout cas visiblement marquées à gauche, qui sont à jour de leur cotisation et qui ont leur carte.
- Ah non, c'est fini ça, ah non, non, c'est fini.
- Parce que le reste...
- La vraie élection, la vraie élection, ça va se passer quand tout le monde, ceux qui auront envie, vont aller aux urnes ou s'abstenir.
- Ah non, non, non, là, eh bien il ne faut payer 15 euros.
- Eh bien dis-donc, ils sont dans un tel état, là, il n'y a plus de cotisants, il n'y a plus de partisans, et puis c'est comme ça, et puis voilà.
- Quand je disais que mentir au peuple ou pas mentir au peuple, c'est intéressant quand un Jean-Noël Barraud, ministre des Affaires étrangères, dit à propos, c'est exégné à Fedorova, mais ça pourrait être quelqu'un, d'autre, son crime n'est pas d'avoir des opinions, mais de les présenter au public.
- Si elle ne les présentait pas, elle aurait parfaitement le droit de les avoir.
- Mais attendez, attendez, alors on peut, moi je ne défends pas du tout que c'est exégné à Fedorova ou quoi que ce soit, s'il y a des choses qui sont sur le coup de jasuitisme qu'on le fait, mais enfin, attendez, qu'est-ce que c'est que les médias ? Les médias, c'est aussi des opinions, ce sont aussi des opinions de gauche, de droite, d'extrême-gauche, d'extrême-droite.
- Oui, mais on n'a pas du tout envie, en fait, de faire parler le peuple.
- Regardez ce que disait Pierre Moscovici, Pierre Moscovici, grand socialiste devant l'éternel, apparatchik socialiste depuis 40 ans, qu'est-ce qu'il dit ? Qu'est-ce qu'il écrit ? Il écrit même « Convoquer le référendum sur des sujets populaires risque d'ouvrir la boîte de Pandore des populistes. » Écoutez-moi bien, « Convoquer le référendum sur des sujets populaires risque d'ouvrir la boîte de Pandore des populistes. » Que dit l'article 3 de la Constitution, de la Constitution de la Vème République ? Il dit simplement, c'est très très très simple, il dit « Eh bien, le référendum, la démocratie représentative, elle est soit exercée, le pouvoir est exercé par les députés et les élus de la nation, soit par le référendum. » Eh bien, on oubliait ça. Non, non, mais quel référendum ? Vous rappelez-vous ? C'était il y a 26 ans maintenant, effectivement, 1905, 21 ans, pardon, 21 ans, et puis c'est terminé. Et alors demain, vous voulez parler des immigrés comme Marine Le Pen, vous voulez parler de quoi que ce soit ? Non, non, non, référendum, c'est très très mauvais sur l'immigration, sur tout ça.
- Non, non, pas question. Référendum, mauvais. Voilà.
- Donc, maintenant, si vous voulez participer, c'est soit le vote avec 15 euros, soit, effectivement, vous attendez votre tour. Votre tour, ce sera en avril-mai.
- C'est pas beau tout ça ? Voilà, mentir au peuple. Non, on est en...
Transcription générée par IA