Paul Bocuse : Robert Belleret et Vincent Ferniot se souviennent

À l'occasion du premier anniversaire de la mort de Paul Bocuse, "pape de la gastronomie française", André Bercoff et Céline Alonzo recevaient les journalistes Robert Belleret et Vincent Ferniot, qui l’ont côtoyé. Ils étaient les invités du "Vendredi culture" de "Bercoff dans tous ses états", une émission diffusée sur Sud Radio du lundi au vendredi de 12h à 13h.

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Paul Bocuse, un homme simple et un "deuxième papa"

Le journaliste et écrivain Robert Belleret nous a raconté avoir fait la rencontre de Paul Bocuse dans les années 1970. "Il avait le sens des formules et de l’autodérision, ce qui le rendait très sympathique. Il avait un côté mégalo mais aussi un parler vrai. Ce qui m’a séduit, c’est sa simplicité", se souvient-il.

"Je considère Paul Bocuse comme mon deuxième papa, comme mon papa en cuisine. J’ai un vrai père et puis j’ai un père en cuisine", a pour sa part confié Vincent Ferniot qui anime, depuis plus de vingt ans, "Le Bocuse d’Or", le plus grand concours de cuisine au monde.

Paul Bocuse, un chef qui ne vient pas de nulle part

Lors de cet entretien avec André Bercoff et Céline Alonzo, Robert Belleret a souhaité "tordre le cou à une fausse idée", à savoir l’idée selon laquelle Paul Bocuse aurait été un "génie culinaire parti de rien". "En fait, c’est son père qui l’a influencé en lui apprenant les bases du métier. Bocuse a l’énorme mérite d’être parti d’un petit restaurant avec des nappes en papier. C’était l’une des premières choses qu’il m’a racontées : avec des nappes en papier et des couverts en inox, il a eu une étoile", se souvient Robert Belleret.

Robert Belleret nous a aussi raconté comme Paul Bocuse a dû racheter son nom. "Son grand-père qui avait un restaurant Bocuse, l’a un jour vendu, pris d’un accès de colère contre sa femme qui le trompait abondamment. Le restaurant Bocuse est resté, mais la famille Bocuse n’avait plus aucun droit d’utiliser ce nom commercial. Paul Bocuse a donc dû racheter son nom."

Paul Bocuse, un pro de la com’

Vincent Ferniot a, pour sa part, tenu à attirer l'attention sur la manière dont Paul Bocuse s’est construit un nom. "Comme tous les chefs, il faisait le tour des tables pour saluer les gens, échanger quelques mots, boire un coup éventuellement… Non seulement il ne refusait pas de faire des photos avec les convives, mais il le leur proposait même. Il avait même fabriqué des petits autocollants avec 'Paul Bocuse – France' et un coq tricolore, et il les collait lui-même quand il se baladait à Tokyo ou à New-York".

S’agissant de l’Institut Paul-Bocuse, que ce chef avait fondé et qui compte aujourd’hui 800 élèves, Vincent Ferniot a déclaré : "Il avait ce souci de la transmission. Il savait que ce n’était pas par des livres qu’on apprend la cuisine. Il était convaincu qu’il n’y a pas de meilleure école que l’apprentissage".

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Retrouvez André Bercoff et ses invités du lundi au vendredi sur Sud Radio, à partir de midi.

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