"À l'écomusée de Marquèze nous avons un espace de 25 hectares, donc on ne va pas trop se croiser"

À Sabres, dans les Landes, la principale attraction est l’écomusée de Marquèze. S'étendant sur 25 hectares, il est synonyme de détente au milieu de la nature et de découvertes historiques.

La forêt des Landes s'étend sur 1 300 000 ha. ©AFP

Pour en parler, le directeur de l’écomusée de Marquèze, Denis Richard, était l'invité de Christine Bouillot le 21 juillet 2020 dans "Sud Radio Midi", à retrouver du lundi au vendredi à 12h10.

 

"Vous retrouverez une société agro-pastorale du milieu du 19e siècle"

Denis Richard a tout d’abord tenu à faire une petite présentation de l’écomusée et dire quelques mots sur l’histoire des Landes. "On est à une heure de Bordeaux, à 50 km de la plage, de l’océan. Et pourtant, ici on vous accueille en 1890. Pour cela on a un train qui va vous immerger pendant une dizaine de minutes. Vous allez abandonner tous vos réflexes d’homme connecté ou de femme connectée. Vous retrouverez sur 25 hectares une trentaine de bâtiments dispersés entre forêts et rivières. Vous retrouverez cette société agro-pastorale qui survivait grâce à la brebis et qui a vu arriver le pain au milieu du 19e siècle, après 1857, parce qu’il y avait obligation de planter du blé dans les Landes.

Les Landes se sont retrouvées productrices de résine avec une industrie pharmaceutique naissante et plein de débouchés. En quelque sorte, les Landes sont entrées dans la mondialisation à la fin du 19e siècle."

 

Les gestes barrière sont de mise

Si l’écomusée ouvre alors que le Covid-19 continue de circuler, de nombreux aménagements ont été entrepris pour réduire le risque de contracter le virus. "Pour nos équipes, le masque ou la visière sont obligatoires en fonction des postes des uns et des autres. On ne fait plus de visites guidées pour limiter l’effet groupe. On accueille maintenant les gens devant les maisons, on leur fait traverser les maisons, il y a une entrée et une sortie (alors qu’avant les gens pouvaient entrer et sortir comme ils voulaient). Il y a du gel hydroalcoolique partout et des rappels des gestes barrière. On s’est adaptés, et on veut rassurer au maximum le visiteur, pour qu’il puisse passer une bonne visite."

 

"Les gens ont une envie de plein air, de partage, de découverte"

La quasi-totalité des visiteurs sont des Français, surtout les résidents du coin. "On a fait un test en juin 2020 avec une ouverture partielle le week-end et le mercredi. Et nous avons retrouvé à peu près 40% de Landais et 20% de Girondins. À partir de la mi-juillet on retrouve du touriste français au sens large. Les étrangers – un tout petit peu.

Je pense que les gens ont une envie de plein air, de partage, de découverte. En plus, nous avons un espace de 25 hectares, donc on ne va pas trop se croiser. C’est une belle journée de 3-4 heures ou plus en famille", a expliqué Denis Richard.

 

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