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Union européenne : "l'idée était de faire une Europe liée aux Etats-Unis"

Par Adélaïde Motte

Etats-Unis, corruption et cercles d'influence : André Bercoff en parle sur Sud Radio le 6 décembre.

Etats-Unis
Jean-Loup Izambert invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Jean-Loup Izambert journaliste d'investigation, auteur de Les Destructeurs aux éditions Jean-Cyrille Godefroy, est l'invité d'André Bercoff pour aborder les cercles d'influence des Etats-Unis.

"Le monde ne peut pas exister sans la suprématie des Etats-Unis pour ces cercles-là"

Jean-Loup Izambert, journaliste d'investigation, cherche à "mettre à la portée du grand public des choses qui sont souvent complexes". "Je suis venu au métier pour essayer d'expliquer des choses qui étaient complexes. Je me suis dit on ne peut pas espérer faire bouger les choses quand ça ne va pas sans expliquer aux gens." Or, cette tâche est de plus en plus délaissée par les journalistes "dans les médias on travaille souvent dans l'urgence, la place des journalistes d'investigation est presque inexistante."

La dernière enquête de Jean-Loup Izambert porte donc sur les cercles d'influence américains. "Quand j'ai travaillé sur cette enquête, ce qui est frappant, c'est que le monde ne peut pas exister sans la suprématie des Etats-Unis pour ces cercles-là." "On retrouve le même schéma aussi bien aux Etats-Unis qu'en Europe, c'est-à-dire que des gens se retrouvent entre eux dans des cercles qui sont souvent informels, principalement des services financiers et des groupements de l'Etat, et leur seule préoccupation c'est de s'accaparer les richesses du monde." Par richesse, entendez pétrole, richesses archéologiques, mais aussi des entreprises comme Alstom.

"Ce sont des gens compétents qui se retrouvent, c'est dommage que les gens en France n'aient pas le même esprit d'initiative"

"L'objectif est de détecter des personnes, de leur faire rencontrer des personnes aux Etats-Unis, de les mettre en confiance", explique Jean-Loup Izambert qui appelle ce système des "couveuses". Il n'y a d'ailleurs pas forcément lieu de s'offusquer qu'un tel système existe "ça prouve que le système sait s'organiser pour se reproduire, il n'y a pas du tout de complot." En revanche, ces couveuses défendent exclusivement les intérêts des Etats-Unis, et ce partout dans le monde. "Avec la guerre en Ukraine tout a été détruit, le PDG du fonds d'investissement Blackrock se présente en disant 'Vous pouvez pas rembourser : il faut que vous privatisiez, nous il y a cette entreprise qui nous intéresse'."

Comment s'en sort la France face à ces couveuses ? Au début, pas si mal selon Jean-Loup Izambert. "Ils ont voulu enfermer le versant ouest du continent européen sous leur hégémonie. En juin 1944, ils débarquent avec une monnaie qui doit être diffusée sur la France, ils veulent essayer d'imposer ce système. La France la refusera parce que le général de Gaulle s'y est opposé. Dans le même temps ils voulaient mettre en place un gouvernement administratif de manière à prendre en main l'économie de la France." En revanche, aujourd'hui, la situation n'est plus la même. Qu'il s'agisse de François Hollande ou d'Emmanuel Macron, "ils ont été mis en place pour servir les intérêts des transnationales, qui a bordé leur parcours jusqu'au sein de l'Etat ? Ce sont les anciens de la banque Rothschild, les anciens de l'ENA, les anciens de la finance." Il note également que "Emmanuel Macron est le président français qui a fait le plus de voyages aux Etats-Unis. Emmanuel Macron c'était le candidat un peu idéal, il cochait toutes les cases."

 

Cliquez ici pour écouter l’invité d’André Bercoff dans son intégralité en podcast.

Retrouvez “Le face à face” d’André Bercoff du lundi au jeudi  à 13h dans Bercoff dans tous ses états Sud Radio.

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