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Jacques Attali : "Écrire pour influer sur l’avenir"

Haut fonctionnaire, homme politique, écrivain. Jacques Attali souhaite marquer l'avenir d'une certaine forme d'empreinte. Pour en parler, il était l'invité d'André Bercoff sur Sud Radio, jeudi 4 avril.

Jacques Attali, invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.
Jacques Attali, invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Jacques Attali écrit une oeuvre en tant qu’historien de l’avenir. Prenant des sujets précis, il les confronte au présent, et au futur. La consolation en fait partie. Il y aurait bien de quoi avoir besoin de se consoler, dans les temps actuels. Rencontre.

Jacques Attali : rendre tolérable la mort avec la consolation

Après la musique, l’alimentation, les médias, la propriété, l’amour, l’éducation et la géopolitique, Jacques Attali s’attaque à la consolation. "Le fil rouge, c’est la préhension de la mort. La mort rode toujours autour. Quand on parle de consolation, c’est par rapport à la peur de sa mort, de la mort de ceux qu’on aime, à la peur des morts d’un amour, d’une rupture, d’une amitié, d’une relation professionnelle. J’ai essayé de montrer qu’à travers l’histoire, il y a eu des constantes dans toutes les civilisations et les religions", explique-t-il sur Sud Radio.

"Autrefois, la mort n’était pas autant un scandale qu’aujourd’hui". "Ces chagrins appellent toujours les mêmes réponses. Toutes les étapes du deuil sont franchies de manière intellectuelle, ou à travers des rites. Le travail de deuil, c’est le moment où l’on passe de la révolte à l’acceptation. Et cela conduit à la consolation", ajoute l’ancien haut fonctionnaire et écrivain.

"L’avenir d’un écrivain, c’est d’être écrivain"

"J’écris pour influer sur l’avenir. Et pour influer sur l’avenir, il faut être présent sur l’avenir. Je n’ai jamais voulu être ministre. L’avenir d’un écrivain, c’est d’être écrivain. L’avenir d’un ministre, c’est d’être ancien ministre. J’aimerai rester pour mes livres", lance-t-il également. S’agissant de la vie politique, "j’ai essayé d’être utile. Je ne regrette rien. Il m’arrive d’être sévère sur la conduite des affaires actuelles. Mais sur ce qu’on a fait avec François Mitterrand, j’ai beaucoup de mal à être critique car je suis très fier de ce qu’on a fait", estime-t-il.

"J’ai toujours considéré qu’il fallait imaginer le scénario du pire. Et créer les conditions pour que s’il se produit, on puisse se protéger. Nous n’avons pas créé les conditions d’une souveraineté. La bonne règle serait de ne pas dépendre d’un pays pour plus de 25%. La seule façon d’éviter que le pire arrive, c’est de le prévoir", conclut celui qui observe le présent avec les yeux rivés vers l’avenir.

Cliquez ici pour écouter l’invité d’André Bercoff dans son intégralité en podcast.

Retrouvez “Le face à face” d’André Bercoff du lundi au jeudi  à 13h dans Bercoff dans tous ses états Sud Radio.

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