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Désinformation : comment tirer le vrai du faux aujourd’hui ?

Quand la désinformation nous faire perdre de vue la réalité des conflits mondiaux. Pour en parler, Alain Juillet, président d’honneur de l’Académie de l’intelligence économique, était l’invité d’André Bercoff lundi 13 mai sur Sud Radio.

Alain Juillet, sur la désinformation, invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.
Alain Juillet, sur la désinformation, invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Russie, Ukraine, Proche-Orient. Dans les conflits en cours, la question du narratif est capitale. Et vient avec elle la question de la désinformation. Pourquoi y-a-t-il un tel fossé entre ce que l’on dit, et ce qui se vit au quotidien ? Réponse avec Alain Juillet, ex-membre de la DGSE, et président d’honneur de l’Académie de l’intelligence économique.

Désinformation : le public réagit à l’émotion

"Le public réagit maintenant à l’émotion. Il ne réagit plus sur le relationnel. Tout ce qui se passe est interprété d’un point de vue émotionnel, et on passe totalement à côté de la réalité telle qu’elle est vraiment", explique Alain Juillet, ex-membre de la DGSE, et président d’honneur de l’Académie de l’intelligence économique. "Par ailleurs, nous sommes entrés dans un monde où les opérations d’influence sont menées par d’autres pays. La guerre de l’information est générale", ajoute-t-il sur Sud Radio.

"Toute la difficulté est d’extraire le bon grain de l’ivraie. Ce n’est pas facile. Il ne faut pas croire ce que l’on entend directement. Il faut recouper les informations. C’est d’autant plus difficile aujourd’hui avec les réseaux sociaux où vous avez des gens poussés par certains pays pour délivrer des messages qui vont peu à peu tordre l’esprit des gens", lance encore Alain Juillet, évoquant de véritables campagnes de désinformation.

Le camp du mal et le camp du bien

"Toute la technique aujourd’hui est de mettre d’un côté le camp du mal, et de l’autre le camp du bien. C’est Star Wars. La vérité, c’est qu’il y a du mal et du bien dans les deux camps", analyse Alain Juillet, sur Sud Radio. Reprenant l’exemple de l’Ukraine, il estime que "quand cette guerre va s’arrêter, on va réaliser que l’on aurait pu faire autrement". Un conflit qui pour lui est déjà plié.

"Les Russes ne se sont pas révélés bons en offensive, mais ils se sont montrés excellents en défensive. C’est là où l’on s’est fait avoir. Les Ukrainiens souffrent de beaucoup de choses, on leur apporte des moyens. Mais ils ont plein de problèmes. Il y a eu beaucoup de pertes. Autant d’un côté que de l’autre. Des centaines de milliers de morts pour rien. On est dans un système qui ne peut pas bien se terminer. Il va falloir négocier", conclut Alain Juillet sur Sud Radio.

Cliquez ici pour écouter l’invité d’André Bercoff dans son intégralité en podcast.

Retrouvez “Le face à face” d’André Bercoff du lundi au jeudi  à 13h dans Bercoff dans tous ses états Sud Radio.

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