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Affaire Estelle Mouzin : "On nageait dans l’incertitude", confie Jean-Philippe de Garate

Par Jean Baptiste Giraud

Jean-Philippe de Garate, ancien avocat et magistrat, et auteur de "Un monde perdu" (Éditions Le Lys Bleu), était l'invité d’André Bercoff sur Sud Radio le lundi 27 novembre 2023 dans "Bercoff dans tous ses états".

Jean-Philippe de Garate
Jean-Philippe de Garate, invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Le procès de Monique Olivier, veuve du tueur en série Michel Fourniret, s’ouvre à la Cour d’assises de Nanterre le 28 novembre 2023. Quel souvenir a Jean-Philippe de Garate de cette affaire ?

 

Jean-Philippe de Garate : "On a retiré ce dossier au juge d’instruction parce que les choses n’avançaient pas"

"J’étais magistrat à Meaux entre 1995 et 2010, et l’enlèvement a eu lieu le 9 janvier 2003. Ça a commencé par l’affaire de Guermantes. C’est un village tout en longueur, avec de larges pelouses, un château et un golf. Nous ne sommes pas n’importe où. On a non seulement profané un enfant, on a non seulement profané l’environnement, mais on a marqué à jamais un village. Guermantes ne sera jamais la Guermantes de Proust.

 


J’étais assesseur de l’audience correctionnelle. Il y a eu une grande litanie des juges d’instruction, je crois sept. La sensation que j’en garde, c’est celle d’une perdition. La police est intervenue assez vite, mais c’est le SRPJ de Versailles, nous sommes à Meaux, c’est pas la porte à côté. Le dossier a ensuite été délocalisé de Meaux à Paris. On a retiré ce dossier au juge d’instruction parce que les choses n’avançaient pas", a raconté Jean-Philippe de Garate.

"Un policier était allé jusqu’à consulter des sorcières vaudou"

"La police a fait un travail remarquable, elle n’a pas toujours été écoutée. D’autre part, dans ce roman, je parle d’un policier qui était allé jusqu’à consulter des sorcières vaudou. C’est dire qu’il y avait à la fois les méthodes qu’on connaît de la police, et d’autre part, on nageait dans l’incertitude. Il y a un esprit provincial dans les recherches. On considérait que ce crime était un crime régional et que le prédateur devait être soit à Paris, soit à Meaux. En tout cas, on n’imaginait pas qu’il fasse de tels repérages en Seine-et-Marne.

 


Comment Fourniret a-t-il pu l’enlever ? Il a fait des repérages. Et puis, nous étions au mois de janvier, il faisait nuit. Elle rentrait de l’école à 18h30 avec une amie, qui a rejoint son domicile. Puis Estelle a continué à marcher seule pendant quelques centaines de mètres. C’est un village avec des étendues herbeuses, des arbre", a poursuivi Jean-Philippe de Garate.

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