Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
- Il est 7h41, ce matin dans Sud Radio vous explique, nous allons évoquer la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
- Alors plus précisément, c'est la commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public,qui a été créée évidemment à l'Assemblée nationale, via notamment le groupe Union des droits pour la République,qui est présidé par Éric Ciotti.
- Et nous sommes avec le rapporteur Charles Alloncle, député de l'Hérault.
- Bonjour Charles Alloncle.
- Bonjour, merci pour votre invitation.
- Alors, c'est la première fois que l'Assemblée s'intéresse en ces termes, en tout cas à l'audiovisuel public, dans le cadre d'une commission d'enquête.
- Quel est votre objectif précisément ? C'est effectivement la première fois qu'il y a une commission d'enquête à l'Assemblée nationale sur ce sujet.
- L'objectif, au fond, il est triple.
- Le premier, c'est déjà de jeter toute la lumière sur un certain nombre d'entorses aux objectifs d'impartialité, d'honnêteté, de pluralisme, de neutralité, qui sont des objectifs quasi à valeur constitutionnelle, dont les Français constatent nombre d'entorses sur les chaînes du service public depuis malheureusement plusieurs mois et plusieurs années.
- Quel type d'entorse ? Parce que ça, c'est un jugement.
- Je pense qu'on s'expliquera du côté de l'audiovisuel public.
- Mais Charles Alloncle, quel type d'entorse selon vous alors ? Il y a malheureusement une litanie d'entorse.
- La dernière qui a été lourdement médiatisée, c'est l'affaire Patrick Cohen et Thomas Legrand, qui devisait avec des cadres du Parti Socialiste pour expliquer qu'ils allaient faire ce qu'il fallait pour saper la candidature de Rachida Dati à la mairie de Paris.
- Et je le dis avec d'autant plus d'objectivité que je ne suis pas issu du même parti que Rachida Dati, mais que ce genre de pratique, moi, me scandalise en tant qu'auditeur et en tant aussi que pourvoyeur de fonds pour l'audiovisuel public.
- Donc ça, ce sera le premier objectif, de vérifier la tenue des obligations quant à la neutralité de l'audiovisuel public.
- Le deuxième objectif aussi, ce sera de proposer des pistes d'optimisation sur la gestion des fonds publics.
- Il y a eu un rapport de la Cour des comptes qui a été commis il y a quelques semaines, où on voit que, par exemple, France Télévisions souffre d'un très grave problème, de grave dysfonctionnement quant à la gestion financière.
- C'est une entreprise qui est quasiment menacée de faillite, de dissolution.
- La trésorerie est quasiment nulle.
- Les capitaux propres sont inférieurs à la moitié du capital social, ce qui fait peser un risque sur la dissolution de l'entreprise.
- Et puis, il y a eu un certain nombre de gabegies qui, je pense, ont écœuré nombre de Français.
- Je pense, par exemple, au salaire d'une trentaine de directeurs de France Télévisions qui gagnent plus de 200 000 euros par an, soit plus que le salaire du président de la République.
- Je pense aux frais de suite au Majestic de Delphine Ernotte à 1 700 euros par nuit quand elle descend au Majestic.
- Je pense aux frais de taxi.
- Chaque jour, je pense à tous ces frais qui, en plus des 80 millions d'euros de déficit cumulés par Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions, ont écœuré les Français.
- Donc, ce sera aussi un deuxième objectif de vérifier la bonne destination des 4 milliards d'euros que les Français payent chaque année pour financer les chaînes de l'audiovisuel public.
- D'accord.
- Elle va s'expliquer, la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, comme sa consœur de Radio France, d'ailleurs, qui vont être auditionnées.
- Delphine Ernotte, le 10 décembre, elle pourra répondre à ce que vous dites, bien sûr, Charles Alloncle.
- Vous allez interroger qui, justement, pendant cette audition qui va durer quelques semaines ? Alors, toutes les convocations n'ont pas été envoyées puisqu'on est vraiment aux prémices de ces auditions qui dureront 13 semaines.
- La première, cet après-midi, concerne le président et le directeur général de l'Arcom.
- Et on interrogera l'ensemble des personnes concernées, qui ont une légitimité sur la vision de l'audiovisuel public, donc des membres du CSA...
Transcription générée par IA