Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h. Patrick Roger.
- Il est 7h42. C'est à la une. Enfin Sud Radio vous explique. En même temps, on vous explique si on peut remettre un service militaire en place, un service militaire volontaire.
- En tout cas, Emmanuel Macron devrait l'annoncer dans les prochains jours. Nous sommes avec Christophe Lancher, qui est vice-président de l'Assemblée nationale, député modem du Calvados, et qui avait déposé une proposition de loi il y a quelques mois. Bonjour Christophe Lancher.
- Bonjour. Vous m'entendez, Christophe Lancher ? Vous êtes sur Sud Radio. Oui, je vous entends.
- Oui, merci d'être avec nous. Bon, vous aviez évoqué ce service militaire il y a quelques mois avec une proposition de loi.
- Emmanuel Macron irait, lui, vers un service militaire volontaire. Qu'est-ce que vous en pensez ? Ce que j'en pense, c'est que déjà, j'aimerais voir le contour de cela, parce que le service militaire volontaire existe déjà en France.
- Oui. Et ça doit pas être une surprise. C'est un dispositif qui existe déjà, où des jeunes déjà s'engagent et vont pouvoir le faire.
- Donc moi, j'attends un petit peu de voir le contour des choses, que depuis 6 ans que je travaille notamment sur tous ces sujets de défense nationale et d'adhésion à l'esprit de défense de la part de tous et toutes, et particulièrement de nos jeunes.
- J'attends de voir le contour de cette proposition, parce que je dis rétablir un service militaire volontaire nouveau, pour quoi faire, pour qui, et à quelle fin ? J'attends de voir un petit peu le contour. Oui, c'est ça. Alors il existe, mais il y a des modalités un peu complexes, qui viennent en complément d'ailleurs du SNU, pour l'instant, Christophe Blanchet.
- Ça concerne combien de personnes au total ? Qui vient en complément du SNU, mais malheureusement, je pense que ce SNU vise risque de disparaître.
- Et ce qui serait une évolution dommageable, évidemment, mais vu qu'on a pu maîtriser ce qu'il était, parce que j'ai travaillé au SNU depuis 2018, et j'ai vu son évolution et sa déclinaison, malheureusement, dans le temps.
- Donc je pense qu'aujourd'hui, tout dépend de voir à quoi ça va servir. Si c'est pour faire du recrutement des militaires, évidemment, c'est une bonne vocation d'inclure des jeunes volontaires qui, après, veulent faire une carrière dans l'armée.
- C'est un très beau dispositif. Si c'est pour créer un esprit de défense de la jeunesse à la nation, je pense qu'on loupe encore l'objectif de créer un parcours certurien depuis le temps.
- C'est toutes les pourrissons de loi que j'ai pu déposer, dont une que vous avez fait, Eka. Oui. Alors, Christophe Blanchet, rappelons quelle était votre proposition, vous, de votre côté, au mois d'avril.
- Moi, ma proposition, ça s'inscrivait déjà suite à un travail de 14 mois sur une mission parlementaire.
- Oui. Et après avoir visité plusieurs pays qui avaient adopté, je le sais, ce que je vais vous proposer. Moi, ce que je proposais, c'était un service militaire obligatoire mais sélectif.
- Oui. En l'occurrence, tous les jeunes doivent candidater obligatoirement. Mais ils ne peuvent candidater que s'ils ont eu une éducation à la défense nationale depuis le plus jeune âge.
- Et c'est tout un autre programme que je proposais. Mais là, on n'a pas le temps en 5 minutes de déclarer. Dès le plus jeune âge, c'est-à-dire ? Ce que je proposais, donc, dans ma proposition de loi, c'est un service militaire obligatoire mais sélectif. Autrement, tout jeune doit candidater. Et aujourd'hui, avec les systèmes de recrutement que l'on a via l'intelligence artificielle, ce sont les armées et les services de sécurité qui émettaient le nombre de possibilités qu'ils avaient de suivi de jeunes, c'est-à-dire à la fois en accompagnement, en hébergement, en nourriture et en accompagnement.
- Oui. Et c'est les armées qui disaient « Ben voilà, nous, cette année, on peut prendre 5 000, 10 000, 20 000 jeunes et on les accompagne ».
- Et c'est les armées qui sélectionnaient les profils qui les intéressaient. Ils auraient pu sélectionner un profil très physique parce qu'ils avaient besoin de quelqu'un de physique ou un profil d'une personne avec un handicap parce que cette personne avec un handicap, peut-être,...
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