Retranscription des premières minutes :
- 7h40, donc Sud Radio vous explique. Emmanuel Macron repart à la rencontre des Français, cette fois pour taper sur les réseaux sociaux.
- Il était la semaine dernière à Toulouse à la dépêche du midi face à des lecteurs sur les réseaux sociaux, justement, qui menacent, dit-il, la démocratie.
- Il sera aujourd'hui du côté d'Arras chaque mercredi. Maintenant, il repart. Enfin en tout cas, là, ça fait deux mercredis de suite.
- Alors sur les réseaux sociaux, nous sommes avec Cyril Dalmont, qui est directeur de recherche à l'Institut Thomas More, spécialiste du numérique.
- Bonjour Cyril Dalmont.
- Bonjour.
- Bon, dites-nous, Emmanuel Macron s'en prend maintenant aux réseaux sociaux.
- Alors on ne va pas revenir sur son histoire parce que lui-même s'est construit à travers les réseaux sociaux.
- Mais qu'est-ce qu'il reproche globalement aux réseaux sociaux ? En fait, Emmanuel Macron est en guerre avec les réseaux sociaux depuis maintenant.
- Un certain temps, depuis sa première élection, en fait, il attaque les réseaux sociaux en parlant de fake news, de construction de narratifs différents, d'un narratif officiel, on va dire.
- Et c'est un phénomène qui traverse en fait toute l'Europe.
- Il faut se souvenir du discours de G. Devens qui expliquait justement que...
- L'Américain, l'Américain, bien sûr.
- L'Américain, tout à fait. Le vice-président des États-Unis qui expliquait qu'en fait, le plus gros problème en Europe, le plus grand danger en Europe, c'était l'attaque contre la liberté d'expression.
- Et en fait, ce phénomène, il traverse toute l'élite progressiste européenne.
- C'est-à-dire que depuis 50 ans, en fait, l'élite progressiste européenne s'est construit une espèce de monopole narratif, un monopole pour raconter le réel, une sorte d'intermédiation permanente avec le réel, les faits, pour l'orienter, le réexpliquer et parfois le censurer.
- Oui.
- Les élites progressistes européennes se rendent compte que ce réel leur échappe, ce monopole de l'intermédiation leur échappe, puisque les gens s'informent de plus en plus sur les réseaux sociaux et notamment les jeunes générations.
- Donc là, ils sont dans un combat existentiel finalement, puisque les jeunes générations, en fait, c'est 50% des jeunes générations qui ne consultent jamais les médias traditionnels.
- Oui, c'est vrai. Mais est-ce que c'est vrai que tout circule sur les réseaux sociaux ? Donc, est-ce qu'il y a un danger pour la démocratie ? Comme le disent certains, pas tout le monde, d'ailleurs les progressistes, il y en a d'autres aussi qui s'interrogent.
- Il y a toujours un danger. On voit des choses sur les réseaux sociaux qu'on ne peut pas nier, qui sont extrêmement violentes, des messages agressifs, parfois de l'incitation à de l'action violente. C'est quelque chose qu'on ne peut pas nier.
- Par contre, c'est quelque chose qui est finalement un reflet de la réalité.
- Donc, vouloir censurer les réseaux sociaux.
- Pour ne pas montrer la réalité, ça, c'est un véritable danger pour la démocratie.
- Ça veut dire qu'on veut contrôler, en fait, le réel.
- Mais est-ce qu'il n'y a pas un contrôle à faire, peut-être, quand même, des réseaux sociaux, un peu comme il y a pour les médias ? Pour ne pas que... Parce qu'aujourd'hui, c'est vrai qu'il y a beaucoup de rumeurs, de fake news qui circulent sur ces réseaux sociaux.
- Donc, comment les contrôler ? Pour qu'on comprenne ce qu'est la vérité.
- Alors, c'est difficile de savoir, d'ailleurs, la vérité, parfois, sur certains sujets.
- Et puis, les réseaux sociaux servent aussi pour pouvoir exprimer, en fait, des choses.
- Mais est-ce qu'il n'y a pas des contrôles, tout de même, à mener ? Mais les contrôles, en fait, ils existent déjà.
- Les lois françaises s'appliquent sur les réseaux sociaux.
- Quand les autorités judiciaires sont saisies, ou les autorités administratives saisissent les plateformes par rapport à une violation flagrante de la loi française, en fait, les pages sont suspendues, les comptes sont suspendus.
- C'est juste que ces actions... La France est championne du monde de demandes de censure, sur Facebook, notamment, par millions d'habitants.
- Championne du monde.
- Donc, ce n'est pas du tout quelque chose qui est anodin et qui est, je dirais, nouveau.
- Cette possibilité, elle existe.
- Il n'y a aucun problème, aucune difficulté.
- Les plateformes y répondent.
- Là, on n'est plus du tout dans cette logique-là, en fait.
- Cyril Dalmont, c'est...
Transcription générée par IA