Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
- Il est 7h41, Sud Radio vous explique, est-ce qu'on peut mettre fin au HLM à vie ? C'est le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, qui voudrait aller contre ce principe de l'attribution à vie d'un logement social.
- Normalement, dans les faits, ce n'est pas tout à fait ça, mais c'est ce qui se passe parfois dans la réalité.
- Nous sommes avec l'ancien député Stéphane Vaugetta, qui avait fait cette proposition alors qu'il était encore député, mais il avait dû retirer le texte après le dépôt d'une motion de rejet, notamment par la France Insoumise.
- Nous sommes avec vous, Stéphane Vaugetta, bonjour.
- Bonjour.
- On se souvient des débats qu'il y avait eu quand vous aviez fait cette proposition.
- Pourquoi est-ce que c'est si compliqué d'avancer sur cette proposition ? Eh bien, c'est compliqué parce qu'il est plus facile de dire aux gens ce qu'ils ont envie d'entendre et que même si le modèle social français, le modèle de protection sociale français est très généreux, en fait, il est difficile de dire que cette générosité, parfois, elle doit s'appliquer uniquement aux gens qui en ont réellement besoin et pas à ceux qui ont pu en avoir besoin dans le passé mais qui n'en ont plus besoin.
- Et là, je suis vraiment ravi de voir qu'on a enfin un ministre qui me semble avoir compris que cette générosité, elle doit s'appliquer de manière temporaire, de manière assurantielle et non pas ad vitam aeternam.
- Oui, c'est ça.
- Alors, les locataires de logements HLM ne sont pas forcément d'accord avec vous.
- Ils affirment que le problème, ce n'est pas le maintien d'un locataire dans un logement social, mais c'est l'absence de solution de sortie.
- Qu'est-ce que vous leur répondez, Stéphane Vaugetta ? Écoutez, le parc de logements français, il est très grand.
- Vous savez, il y a 31 millions de résidences principales en France, dont 5 millions qui appartiennent au parc HLM.
- Ce parc HLM, il y a 11 millions de personnes dans ce parc et il y a 2 millions de personnes qui attendent, qui ont fait des demandes d'accès à un logement HLM et qui attendent parfois depuis plusieurs années.
- Or, dans le parc HLM, on sait qu'il y a des personnes qui, soit parce que désormais elles gagnent suffisamment d'argent, soit parce qu'elles occupent un appartement qui est beaucoup trop grand pour elles, notamment parce que leurs enfants sont partis, elles devraient logiquement prendre un appart plus petit au sein du parc HLM ou bien aller dans le marché privé où elles auraient les moyens, comme tous les autres Français qui doivent, avec leur salaire, trouver un logement locatif ou une acquisition sur le marché privé, elles auraient les moyens d'aller sur le marché privé et de libérer leur logement HLM pour des familles qui en ont plus besoin qu'elles.
- Oui, c'est ça.
- Alors il y a des endroits où des locataires qui restent dans des HLM et qui touchent un petit peu plus d'argent payent aussi des surloyers.
- Ça, ça existe quand même.
- Bien sûr, ça existe.
- Mais ces surloyers, effectivement, sont payés par des personnes qui touchent de manière assez significative des salaires et des revenus qui sont au-dessus du plafond qui logiquement vous permet d'accéder à un logement HLM.
- Nous, ce que nous proposions il y a quelques mois avec Guillaume Kasbarian, qui était un collègue député et un ancien ministre du logement, c'était de réduire ces plafonds et de dire que, grosso modo, si un célibataire qui vit à Sergie-Pontoise, par exemple, gagne 4 000 euros par mois en net, eh bien, il doit désormais rendre son HLM et aller sur le marché privé.
- Alors qu'actuellement, on est plutôt autour de 5 000 euros par mois pour ce célibataire avant de lui demander de quitter son logement HLM.
- Donc ça nous paraît… Il n'y a pas assez de contrôle, en fait, Stéphane Vaugé-Thalorsy.
- Il y a des contrôles.
- Mais par contre, les contrôles actuels et les règles actuelles...
Transcription générée par IA