Retranscription des premières minutes :
- « Le Grand Matin Sud Radio, 7h-9h, Maxime Liedot. » Et soyez les bienvenus sur Sud Radio à 7h34, c'est le moment de Sud Radio vous explique sur cette question des réseaux sociaux.
- À quoi doit-on s'attendre pour les prochains mois ? Est-ce que la France va absolument légiférer ? Bonjour Raphix Maty.
- Bonjour Maxime Liedot.
- Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Je rappelle que vous êtes le président du mouvement Objectif France, auteur de « Le Nouveau Temps, comment reprendre le contrôle à l'ère de l'IA ».
- Ce n'est pas nouveau et ça fait plusieurs fois qu'on en parle.
- Le gouvernement souhaite interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans dès la rentrée prochaine.
- C'est en tout cas ce qu'on a pu lire ces dernières heures.
- Le président de la République, hier soir, l'a annoncé comme étant parmi les chantiers à venir.
- Comprendre, limiter l'âge ou limiter l'accès avant un certain âge, avant qu'on rentre dans les détails, Raphix Maty.
- Est-ce que tout simplement c'est une initiative que vous saluez ce matin ? Alors non, pas du tout.
- Pour moi, c'est l'exemple typique de la fausse bonne idée à la française dont on a le secret.
- C'est-à-dire une idée qui part d'un sentiment qui est réel.
- C'est-à-dire qu'il y a un vrai sujet de rapport de nos enfants aux écrans.
- Il y a un sujet d'aliénation, etc.
- Donc c'est un vrai sujet à la base.
- Par contre, poser le sujet immédiatement sous l'angle de l'interdiction, pour moi c'est un problème philosophique.
- C'est un problème de fond.
- Pour tous ceux qui nous écoutent, par exemple, surtout en se réveillant tout doucement, certainement d'un réveillon qui fut agité, Raphix Maty, en quoi n'est-ce pas le rôle de l'État de limiter l'accès à quelque chose de nocif ? Beaucoup pourraient dire que c'est une forme de drogue, c'est quelque chose qui met à mal le cerveau de nos enfants.
- Pourquoi n'est-ce pas à l'État de mettre un veto, de mettre un stop sur cet abus ? Tout simplement parce que je crois que nous avons un État qui est aujourd'hui défaillant sur plein de sujets, et notamment sur ses missions essentielles.
- On est tous d'accord pour le reconnaître.
- Et un État qui se mêle de tout, c'est-à-dire qui rentre dans nos vies, qui rentre dans nos foyers et qui renonce à l'essentiel, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond.
- Vous savez, moi je suis persuadé d'une chose, c'est que c'est au rôle des familles, mais de manière générale, sur ce sujet-là comme sur bien d'autres, c'est aux familles de prendre leurs responsabilités.
- Un monde, une société dans laquelle les familles sous-traitent tout à l'État ne laisse rien augurer de bon pour l'avenir et interroge l'évolution de nos libertés.
- Je vais vous confier un cas personnel, Maxime.
- Je suis moi-même entrepreneur dans le domaine du numérique.
- J'ai deux enfants qui ont 12 et 14 ans, et bien ils n'ont pas de téléphone portable.
- C'est-à-dire que je suis conscient des limites du numérique pour l'évolution de nos enfants.
- Pas de téléphone portable du tout, c'est-à-dire même pas pour aller à l'école, c'est pas que vous ne le limitez, c'est juste inexistant pour eux pour le moment.
- Alors, ils n'en ont pas, tout simplement.
- Mais à la maison, on a un ordinateur.
- Ils l'utilisent, je les initie aux outils d'intelligence artificielle.
- Donc, je ne veux pas les élever contre le numérique.
- Par contre, je veux les élever dans une certaine lenteur.
- Je veux qu'ils cultivent l'introspection, etc.
- Et d'ailleurs, tous les entrepreneurs de la tech aux États-Unis placent leurs enfants dans ce qu'on appelle des slow schools, c'est-à-dire dans des écoles de la lenteur, dans des écoles où il n'y a pas de numérique.
- Et ce n'est pas un hasard.
- Mais c'est aux parents de prendre cette responsabilité.
- Mais alors, rapide, Mathieu, vous décrivez parfaitement le problème.
- L'État efface finalement à des parents qui n'assurent pas leur rôle.
- On peut le voir parfois dans le domaine de la sécurité, dans le domaine de l'éducation.
- Quand ça devient un problème presque de santé publique, est-ce que ce n'est pas à l'État, par exemple, de l'interdire dans les collèges lycées...
Transcription générée par IA