Retranscription des premières minutes :
- « Avec Sofinco, baissez votre consommation d'énergie en lançant vos travaux d'éco-rénovation. Sofinco présente... » « Sud Radio, parlons éco-rénovation. » Et cette semaine, on s'intéresse à une réforme qui touche directement les propriétaires, les locataires et même le marché immobilier.
- C'est la réforme du Diagnostic de Performance Énergétique, mieux connu sous le sigle du DPE.
- Une réforme qui est en vigueur depuis le 1er janvier 2026, qui change la façon dont on mesure la performance énergétique des logements.
- Avec moi, comme chaque semaine, et c'est un plaisir de le retrouver, Laurent Permas. Bonjour Laurent.
- Bonjour Grégoire.
- Bon alors Laurent, en quoi ça consiste cette réforme ? En fait, c'est une réforme qui est passée totalement sous les radars avec les fêtes.
- On a pensé à bien d'autres choses, mais elle est très très importante.
- Elle a des effets très concrets justement pour chacun d'entre nous, que nous soyons propriétaires, bailleurs, locataires ou futurs acheteurs.
- Peut-être Laurent, l'occasion aussi de nous rappeler ce qu'est le DPE ? Eh oui, alors c'est un Diagnostic de Performance Énergétique.
- C'est un document.
- C'est un document obligatoire qui classe un logement de A, la lettre, on connaît ça dans les écoles, très économe, âgé, très énergivore, c'est une étiquette.
- Selon la consommation justement d'énergie et toutes les émissions de gaz à effet de serre, c'est un outil central pour évaluer justement la performance énergétique d'une maison ou d'un logement ou d'un appartement, que ce soit pour vendre, pour louer ou pour rénover.
- Et qu'est-ce qui a changé depuis le 1er janvier Laurent ? Eh bien cette réforme de 2026, elle modifie la façon dont on calcule le DPE.
- Surtout pour les logements chauffés à l'électricité, ça c'est vraiment important.
- En gros, jusque-là, on utilisait un coefficient de conversion de 2,3, un peu technique, pour traduire l'énergie finale en énergie primaire.
- Bon, c'était complètement injuste en fait, notamment pour les logements électriques, car l'électricité française, elle est très peu carbonée.
- Et puis depuis 2026 justement, depuis le 1er janvier 2026, ce coefficient a baissé à 1,9.
- Alors là aussi, ça change énormément de choses.
- Oui, concrètement.
- Et qu'est-ce que ça veut dire pour un propriétaire ? En fait, c'est des centaines de milliers de logements qui vont gagner une lettre automatiquement sur leur étiquette DPE sans faire de travaux.
- Donc, elle pourrait refaire sortir un peu plus de 700 000 logements, voire 800 000, du statut de passoire thermique.
- C'est une étiquette F ou G.
- Et ce qui se passe très souvent, c'est un logement qui est classé justement F en 2025, pourrait devenir E ou D au 1er janvier 2026, simplement parce que la méthode de calcul a été ajustée.
- Ce n'est pas négligeable.
- Laurent, j'imagine que cette réforme, elle a un impact sur les projets immobiliers.
- Énorme, en fait.
- Pour la location, un logement classé G qui, vous le savez, ne peut plus être loué depuis 2025, eh bien si ce logement sort de ce statut, sort de cette étiquette de passoire thermique, il peut donc tout simplement rester sur le marché locatif sans rénovation.
- Et puis pour la vente, cette meilleure note va permettre tout simplement de valoriser un peu plus votre bien, car les acheteurs sont assez sensibles.
- Cette étiquette, et du coup, demande des remises, parce qu'ils vont être obligés de faire des rénovations énergétiques.
- Donc là aussi, ça change énormément la valeur du bien.
- Alors certains disent que cette réforme, c'est une bonne nouvelle pour les propriétaires, notamment ceux qui se chauffent à l'électrique, mais il y a aussi des critiques.
- Oui, alors beaucoup de propriétaires, surtout ceux qui ont des logements faits chauffer à l'électricité, forcément pour eux, c'est une bonne nouvelle, c'est une bouffée d'oxygène, de gagner une lettre sans travaux.
- Mais certains acteurs estiment qu'en donnant une meilleure note, notre mécanique risque d'adénuer l'incitation à vraiment rénover les logements.
- Autrement dit, on pourrait voir moins de travaux engagés, alors que l'ambition de rénovation énergétique, en fait, reste essentielle à long terme.
- Mais ça, on le sait, c'est l'audit énergétique, au-delà de l'étiquette.
- Et vous, Laurent, vous conseillez de faire quoi à nos auditeurs ? En fait, la première chose à faire, c'est qu'on ressort...
Transcription générée par IA