Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le grand matin au week-end, l'info éco plus, Didier Testo.
- Bonjour Didier, heureux de vous retrouver, Didier Testo, fondateur de la Bourse et la Vie TV.
- Didier, les deux dernières semaines ont été agitées sur les marchés financiers.
- La dette de la France reste toujours un sujet majeur pour les investisseurs internationaux ? C'est vrai que c'est un événement dont ce serait bien passé, mais qui n'a rien d'étonnant, vu ce qui est arrivé en France avec les pillages organisés dans tout le pays.
- On sait, les coûts d'emprunt à long terme ont atteint les 5%.
- C'est un seuil qui avait été atteint la dernière fois en 2002.
- Les investisseurs restent inquiets de la stabilité politique du pays, ou l'instabilité on pourrait dire, et l'état de nos finances publiques qui ne vont pas s'améliorer avec la note salée de ce week-end.
- On est toujours proche de ces niveaux cette semaine.
- L'écart, le spread pour les spécialistes entre la France et l'Allemagne reste lui aussi au plus haut depuis 2011.
- La France a désormais les taux souverains à 10 ans le plus élevé de la zone euro, c'est-à-dire qu'elle est considérée toujours par les investisseurs comme le pays.
- Eh bien, le moins sûr est l'empreinte des taux plus élevés que l'Italie.
- Alors, la France devient la prochaine Grèce, ça fait le succès des vidéos alarmistes sur les réseaux sociaux.
- Alors, pour se rassurer, on peut se dire que la dégringolade est forte, mais pas obligatoire.
- En décembre 2011, nous étions alors le troisième pays le plus sûr de la zone euro.
- Pendant 20 ans, peu ou prou, on était à peu près au milieu du classement pour les économistes, avant en 2025 de connaître une première dégradation.
- Et puis, depuis cet été, la France est passée à la 20e classe.
- C'était l'avant-dernière parmi les pays de la zone euro, juste derrière la Bulgarie, qui avait, elle, rejoint de l'euro en janvier 2026.
- Et puis, il faut le rappeler, la France dispose d'une économie diversifiée, un système bancaire a priori résilient.
- Mais c'est vrai aussi qu'avec 3600 milliards d'euros de dettes publiques, elle représente un risque systémique bien plus grand pour l'Europe aujourd'hui.
- Et la détérioration prolongée de la solvabilité française pourrait affecter l'économie.
- Tout d'abord, la France a un risque systémique bien plus grand pour l'Europe aujourd'hui.
- Et tout entier, par ricochet, toute la zone euro.
- Bon, Didier, après Moody's qui n'a pas dégradé la note de la France la semaine dernière, Fitch, vendredi soir, a maintenu la note à plus de la France, mais en abaissant toutefois sa perspective de stable à négative.
- Est-ce qu'il nous faut savoir profiter de ce répit offert par les agences de notation ? Alors, il y a eu beaucoup de conversations sur cette décision de Moody's, je n'y reviendrai pas.
- Il faut dire que le plus important du scénario actuel, c'est que la dette de l'État étouffe nos entreprises.
- En principe, l'État, quand il est bien, géré, ça représente les taux sans risque, en quelque sorte.
- Là, la maladie de la dette est en train d'entraîner toute l'économie, les ménages, l'immobilier, le taux de crédit.
- Quand des gens sérieux disent qu'il faut assainir les finances publiques, derrière, c'est tout le tissu économique qui est concerné, la compétitivité de nos entreprises.
- Un pays qui continue à rembourser sa dette, mais consacre toujours plus de ressources au paiement d'intérêts, plutôt qu'à l'investissement, eh bien, il mine tout simplement sa croissance future.
- Alors, quelle solution ? Le plus facile, ça serait de compter sur l'inflation.
- Elle est toujours là, qui allège la dette.
- En grignotant la valeur du stock de dette déjà émis, à taux fixe.
- Sauf que chaque nouvel emprunt, aujourd'hui, coûte désormais plus cher.
- Et l'impact est pour les épargnants peu agiles, les salariés dont le pouvoir d'achat recule, ou les PME qui font face à ces hausses des coûts de crédit.
- Didier, du côté de l'intelligence artificielle, des chiffres, ce matin, sur un secteur incontournable.
- Oui, cette semaine, c'est clairement du côté de Microsoft qu'il faut évoquer le sujet, puisque la destruction créatrice, on pourrait dire, au sommet des bénéfices, avec une prévision de 60 000 départs volontaires, 27% des...
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