Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le grand matin au week-end, l'info éco plus, Didier Testo.
- Bonjour Didier.
- Bonjour Anthony.
- Alors quand on parle de dette aujourd'hui, on ne parle pas seulement de celle de la France, on parle aussi de celle des acteurs de l'intelligence artificielle.
- L'information a fait grand bruit chez les investisseurs cette semaine, avec pour la société Anthropix et celle qui développe l'IA baptisée Claude, avec une valorisation cible pour sa prochaine introduction en bourse, tenez-vous bien, de 2 000 milliards de dollars.
- C'est considérable.
- Et ce qui a fait aussi réagir, au-delà de ce montant faramineux, c'est que côté résultat, si le chiffre d'affaires de l'entreprise est en forte croissance, on parle de presque 5 milliards de dollars, elle fait aussi des pertes qui sont pratiquement du double, 8 milliards de dollars, et on cumule 42 milliards de pertes.
- Alors ce sont des chiffres qui font débat pour la consommation de cette intelligence artificielle, ces coûts de calcul, quand vous posez des questions, quand vous utilisez l'IA en un an, et c'est ce qu'elle paye aux géants Amazon, Google, et c'est plus de 7 milliards.
- Et ces chiffres de l'intelligence artificielle ne sont pas sans interroger sur leur viabilité, et ce n'est pas n'importe qui, car c'est la Banque d'Angleterre qui tire la sonnette d'alarme à ce sujet dans une note.
- Justement, quelles sont ces interrogations à la Banque d'Angleterre ? Alors l'avertissement de la Banque d'Angleterre signale l'accumulation de 450 milliards de dollars de dettes privées, c'est au niveau mondial, pour financer le matériel, l'IA, les puces, les fameuses puces Nvidia, les centres de données, les data centers ou les fermes d'énergie.
- Derrière ce mirage un peu des valorisations, la dernière d'Anthropic, l'IA devient un peu une industrie lourde, c'est-à-dire qu'il faut que ces investissements importants que j'évoquais, et la question qui se pose sur ces investissements, le ROI, comme disent les financiers, le retour sur investissement, car les entreprises clientes paient des abonnements, mais ces revenus, aujourd'hui, ne couvrent pas encore le coût colossal de ces serveurs.
- La Banque d'Angleterre prévient donc que si les gains de productivité dans les entreprises tardent à venir, la rentabilité ne sera pas au rendez-vous.
- Ça va créer un risque de bulle pour l'ensemble du secteur technologique.
- Des entreprises technologiques qui, aujourd'hui, avec de tels besoins financiers, sont en compétition avec des États qui, eux, ont besoin de financer leurs dettes.
- Alors justement, la France, cette semaine, s'est distinguée sur ce plan.
- Alors oui, le mur de la dette française est de plus en plus important, avec un niveau de dette qui se projetait à l'horizon 2027, 121, pratiquement 122% du produit intérieur brut.
- Pour la France, il y a eu un débat, il y a eu un débat, il y a eu un débat, il y a eu un débat, il y a eu un débat, il y a eu un débat, il y a eu un débat, il y a eu un programme d'émissions important, niveau record, pour 2027.
- C'est l'Agence française du Trésor, de 340 milliards d'euros d'obligations à moyen et long terme, qu'elle va placer sur les marchés mondiaux.
- C'est un record absolu.
- Et on voit aussi, cette semaine, que le taux de l'obligation assimilable du Trésor, l'OAT, de 10 ans, se rapproche dangereusement des 5%.
- Là aussi, c'est encore de nouveaux records, avec ce que regardent de près les investisseurs.
- J'ai eu l'occasion d'en parler ici.
- Le spread, c'est l'écart de rendement.
- Entre cette OAT française et le BUN, l'obligation allemande.
- Là aussi, dépassement du seuil des 100 points de base.
- On a été à 128 points cette semaine.
- Eh bien, c'est du jamais vu depuis 14 ans.
- Et ce n'est pas fini.
- Réemprunter de nouveaux milliards pour rembourser les anciens prêts va coûter toujours plus cher à la France.
- Et les investisseurs mondiaux exigeant une prime de risque, parce qu'ils doutent de la trajectoire budgétaire française.
- On sait que la situation politique est un peu chaotique dans le pays.
- Et ça inquiète les marchés obligataires.
- Le 29 septembre.
- Donc, le rendement d'obligation à 10 ans a atteint 4,8%.
- C'était son plus haut niveau depuis 2008.
- La France paie plus cher pour emprunter que...
Transcription générée par IA