Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le grand matin au week-end, l'info éco plus, Didier Testo.
- Didier Festo, fondateur de la Bourse et la VTV, bonjour Didier.
- Bonjour Jean-François.
- Cette semaine à l'ONU, il y a eu des interventions, des débats géopolitiques, mais aussi sur l'intelligence artificielle, cela a retenu votre attention ? Oui, les débats géopolitiques, rien n'est réglé, que cela impacte bien sûr nos économies, on le voit tous les jours.
- J'y reviendrai sur les prix de l'énergie ou les taux, mais lors de cette Assemblée Générale de l'ONU, le président de la République Emmanuel Macron a notamment alerté sur le risque pour l'Europe de devenir un vassal technologique des Etats-Unis et de la Chine.
- Et face à lui, on a vu l'administration américaine, notamment avec Donald Trump, assumer à l'inverse cette course en avant.
- On pourrait dire que Donald Trump propose même de rebaptiser l'intelligence artificielle en super-intelligence, rejetant pratiquement tout frein à son développement.
- Ce que les déclarations réveillent surtout, c'est que la souveraineté aujourd'hui se mesure peut-être plus en tonnes d'acier, en nombre de chars, mais bien en puissance.
- En puissance de calcul, en ligne de code.
- Imaginez l'IA comme le nouveau système nerveux de notre économie, qui pilote les hôpitaux, les réseaux électriques ou les banques.
- Ces cerveaux algorithmiques, on pourrait le dire, sont aujourd'hui américains ou chinois.
- L'Europe a perdu la propriété de son propre outil de production.
- Et ce qui se passe sur ce terrain est donc fondamental pour notre économie.
- Et il faut suivre cela de près.
- On le sait, l'Europe a peut-être tenté une troisième voie par la régulation éthique de cette IA.
- Mais en faisant cela, elle laisse aujourd'hui clairement le champ libre aux Américains.
- En avance, elle freine les acteurs émergents locaux.
- Selon la Fondation Carnegie, qui travaille pour la paix internationale, environ 40% des talents mondiaux en intelligence artificielle travaillent désormais en Chine, contre 34% aux Etats-Unis.
- En 2022, les Etats-Unis devançaient la Chine avec 46% contre 27%.
- Sur ce sujet, Didier, de l'intelligence artificielle, les avertissements de Sam Altman d'Open AI et Dario Amodei d'Intropic ont été aussi au cœur des interventions.
- Oui, pour les amateurs de films, Dr Folamour, il est à l'époque l'existence d'une rumeur terrifiante.
- Les Soviétiques avaient construit la machine du jugement dernier, Doomsday Machine, un système cybernétique automatisé qui était conçu pour déclencher instantanément l'explosion de bombes hautement radioactives si une seule arme nucléaire touchait le sol de l'URSS, éradiquant toute vie sur Terre pendant un siècle.
- Sam Altman a alerté sur le risque, lui, d'emballements incontrôlables de ces systèmes d'intelligence artificielle qui deviennent de plus en plus autonomes.
- Il a prévenu que l'IA pourrait bientôt prendre des décisions que les humains ne comprennent plus, évoluant beaucoup plus vite que la capacité de réaction de nos institutions.
- Et Dario Amodei d'Intropic, lui, il a demandé des accords internationaux stricts qui, en commençant notamment par l'interdiction formelle d'utiliser ou de permettre à l'IA de concevoir des armes biologiques, il a proposé l'établissement de standards mondiaux.
- Voilà donc les créateurs de la technologie qui réclament eux-mêmes des freins d'urgence.
- Et de l'autre côté, l'administration américaine qui, elle, ne veut pas perdre le contrôle, alors que les Chinois sont aussi dans la course.
- L'IA pourrait-elle déclencher une crise financière ? C'était aussi l'une des questions qui planait sur New York cette semaine.
- Et la vie continue.
- Côté taux d'intérêt, Didier, les records s'enchaînent encore cette semaine.
- Pour l'OCDE, qui est l'Organisation de coopération et de développement économique, cette flambée des rendements des obligations d'État constitue une préoccupation majeure pour les finances publiques des pays, étant donnée la part croissante des dépenses absorbées par les intérêts, de la dette, on l'a vu en France, bien entendu, et dans d'autres pays.
- Sans OCDE, alors qu'un nombre croissant d'interventions budgétaires des gouvernements vise à freiner les coûts de l'énergie, on en parle en ce moment pour les consommateurs et les entreprises, eh bien, seulement la moitié de ces mesures étaient correctement ciblées, ce qui accentue les pressions sur les finances publiques.
- Le rendement moyen des obligations de référence, le 10 ans dans les pays de jet, c'est 4%.
- Ce qui fait dire aujourd'hui, en tout cas pour les États-Unis,...
Transcription générée par IA