Retranscription des premières minutes :
- « Sud Radio, on parle auto et de sécurité. » « Avec Autosécurité, prenez rendez-vous en ligne pour votre contrôle technique dans un de nos 900 centres sur autosécurité.com. » Et alors notre ami Jean-Luc est très en forme, j'en connais un autre qui va l'être également.
- Il est avocat au barreau de Paris et président de l'Automobile Club des Avocats, Maître Rémi Jossomme. Bonjour ! « Bonjour Laurence, bonjour Jean-Luc. » « Bonjour Rémi. Vous n'êtes pas au volant, j'espère, avec votre téléphone. » « Absolument pas, mon cher Jean-Luc, mais j'ai constaté comme Laurence que ce matin vous étiez chaud. » « Oui, ça m'a remonté comme une pendule, c'est vrai. » « Qu'est-ce qui vous a remonté comme une pendule ? » « Mais non, c'est cette phrase que dit un avocat célèbre, l'automobiliste n'est pas injusticiable comme les autres. » « Et aujourd'hui, c'est tellement vrai par rapport à tout ce qui se passe autour de nous, où la répression en fait, je ne vais pas dire est inexistante, mais est extrêmement faible. » « Alors que quand vous êtes en bagnole, je suis désolé, on vous tape un bras raccourci sur la tête. » « Oui, vous avez raison Jean-Luc. Vraiment, je buvais vos paroles. » « Ah bah écoutez, les mauvais esprits diront que l'État est faible avec les forts et fort avec les faibles. » « Mais encore une fois, le sujet est introduit sur la loi Riposte, mais vous savez, ça fait des années que j'explique à ceux qui veulent bien l'entendre, que tout le système dérogatoire que l'on impose et que l'on applique aux automobilistes, c'est d'abord effectivement orienté vers eux, mais le plus grave, me semble-t-il, c'est que ça préfigure notre droit pénal, la plupart du temps, tel que l'on va le connaître dans quelques années. » « Et on voit ce glissement en fait, ce qu'on a fait supporter et ce qu'on fait supporter aux automobilistes, on va de plus en plus le faire supporter aux usagers et aux délinquants de droits communs. » « Tous ces règles dérogatoires, ces mécanismes automatisés, presque bureaucratisés, etc. » « Et c'est là le danger. » « Et vous voyez, jeudi, j'étais à Grenoble pour défendre un usager qui a eu le malheur de commettre une infraction très grave. » « Il a publié sur un réseau social des images, des vidéos de rodéos motorisés. » « C'est une infraction au code de la route, il n'y a pas de difficulté, c'est prévu par le code pénal. » « Donc on a défendu ce dossier. » « Et l'État, le procureur a demandé, écoutez bien, une peine d'amende. » « Une amende de 10 000 euros. » « Et j'ai simplement bondi sur mon siège et je me suis rappelé de cette statistique qui a été rendue publique il y a quelques jours. » « Lors des émeutes de 2025, les personnes qui ont été interpellées et condamnées pour avoir cassé et plié des boutiques ont été en moyenne condamnées à une amende de 500 euros. » « Et ce que je vous dis là est vérifiable puisque vous pouvez le lire dans un rapport du Sénat. » « On constate qu'effectivement, les peines d'amende qui ont été prononcées par les tribunaux étaient de 500 euros. » « Donc pour aller dans le sens de Jean-Luc, il y a une incompréhension totale. » « Alors est-ce que c'est l'automobiliste qui est trop réprimé ou les autres qui ne le sont pas assez ? » « Je n'ai pas vraiment la réponse. » « Je dis simplement qu'effectivement, l'automobiliste, lui, ne comprend plus aujourd'hui que quand il passe devant son radar automatique, il reçoit son PV, il reçoit son amende. » « S'il ne la paye pas, on va saisir ses comptes, on va lui retirer ses points. » « L'avocat est très fort et ça fonctionne très bien. » « Eh bien la loi Riposte, c'est le continuum de cette philosophie qui a été votée par le législateur il y a quelques mois. » « Je vais me faire l'avocat du diable, juste une chose. Je peux me permettre de...
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