Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, on parle auto et de sécurité.
- Avec Autosécurité, prenez rendez-vous en ligne pour votre contrôle technique dans un de nos 900 centres sur autosécurité.com Puis on attend vos réactions. Vous n'hésitez pas. Est-ce que vous avez eu déjà un accident à cause de l'état des routes ? Est-ce que vous en avez évité un ? Est-ce que vous êtes tombé parce que vous étiez en deux roues, quel que soit le deux roues, à cause de l'état des routes ? Rejoignez-nous pour en parler directement sur la page Facebook de Sud Radio si vous le voulez ou au 0826 300 300.
- On accueille la responsable du pôle études et communications de la Ligue de Défense des Conducteurs, Alexandra Legendre. Bonjour ! Bonjour Alexandra ! Bonjour, bonjour à tous ! On va planter le décor pour commencer. La France qui était première mondiale en 2012 pour l'état des routes est aujourd'hui à la 18ème place selon le Forum économique mondial.
- On voit que la qualité des infrastructures a bien progressé.
- 30% des accidents mortels mettraient en cause l'infrastructure.
- L'infrastructure routière, bon, en France, on a quand même le réseau le plus dense, un des plus, peut-être même le plus dense du monde.
- Il y a 1 310 184 kilomètres de route, réseau principal et secondaire confondus.
- C'est vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup.
- La charge de l'entretien de tout ça, c'est à la fois l'État, les collectivités territoriales, les collectivités locales.
- Donc ça fait beaucoup de gens qui, en général, se renvoient la patate chaude, qui n'ont pas forcément les moyens d'entretenir.
- Alors, là où moi, ça me fait râler, c'est qu'on a les moyens de faire des ralentisseurs, mais on n'a pas les moyens de boucher les trous.
- Des fois, on en fait même beaucoup, des ralentisseurs.
- Ce qui est juste énorme.
- Et dans votre association, Alexandra, alors au-delà de ce constat, il y a une application qui existe depuis un petit moment.
- Il y avait eu d'ailleurs, à l'époque, je me souviens, Gilles de Robien avait fait, ils avaient fait un site internet, ça s'appelait Dites-le au ministre, où il fallait justement rentrer en contact avec le ministre des Transports pour indiquer où étaient les points noirs sur les routes.
- Je parle des points noirs d'infrastructure, évidemment.
- Bon, ça n'a rien donné.
- Non, mais nous, on a fait ça, on a été un peu plus pragmatique.
- On ne va pas écrire au ministre.
- Ce qu'on propose aux usagers, c'est de simplement remplir un tout petit formulaire très simple, très ergonomique sur notre application qui s'appelle ActiveRoute.
- Quel que soit le problème rencontré sur la route, vraiment, l'utilisation est très simple.
- C'est basé sur la géolocalisation.
- Et ensuite, c'est notre équipe, c'est la Ligue de défense des conducteurs qui récupère ce signalement et qui, lui, va identifier le gestionnaire de voirie à qui va falloir envoyer ce signalement.
- Et on a une base de données de 65 000 gestionnaires de voirie.
- Et en plus, on a l'habitude, on a une personne 100 % dédiée au bureau sur ce sujet-là et qui va, elle, faire l'intermédiaire entre l'usager et les collectivités locales.
- Donc, on a déjà pas loin de 26 000 personnes.
- Maintenant, qui sont inscrits sur notre plateforme et qui signalent régulièrement des problèmes.
- Et il y a quelque chose dont on est assez fiers quand même, c'est que cette année, en 2006, en 2026, on a fait un petit calcul.
- On a quand même 28 % de taux de résolution.
- Alors, ça peut paraître pas beaucoup, mais en réalité, c'est énorme, c'est énorme.
- C'est-à-dire qu'on a eu, depuis le début de l'année, on a eu 2160 signalements et donc 610 résolus au jour où je vous parle.
- Donc, c'est vraiment, on est très fiers de ça.
- C'est quoi comme type de signalement, Alexandra ? C'est des trous, des bosses, des ponts qui s'effondrent, c'est quoi ? Alors, il y a beaucoup de ralentisseurs.
- Alors ça, les ralentisseurs sur lesquels les personnes raclent leur bas de caisse ou sur lesquels les cyclistes ou les motards risquent leur vie.
- On en a beaucoup, beaucoup, mais on a beaucoup d'ornières aussi.
- Et on a des problèmes de végétation, par exemple.
-...
Transcription générée par IA