Par Philippe David
Najat vallaud-belkacem
Au programme du coup de gueule du 12 mars 2026, Philippe David remet le clocher au milieu du village sur Najat vallaud-belkacem
Retranscription des premières minutes :
- Les vraies voix Sud Radio, le coup de gueule de Philippe David.
- Comme d'habitude, je vais remettre le clocher au milieu du village, non pas le village de Fouleyron où nous sommes aujourd'hui, mais le village du 8e arrondissement de Paris.
- Pourquoi le 8e arrondissement de Paris ? Parce qu'une découverte sur le mur Facebook du tête de liste PS à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire m'a pour le moins surpris.
- En effet, sur son mur, le candidat à l'hôtel de ville poste les photos de ses soutiens.
- Jusque-là, rien à redire.
- Et tant mieux pour lui si Julie Gaillet, Christophe Allévec, Noël Mamère ou Michel Vieviorca le soutiennent.
- Mais un nom m'a choqué, celui de Nadjad Vallaud-Belkacem.
- Pourquoi ? Parce que Nadjad Vallaud-Belkacem est conseillère maître à la Cour des comptes.
- Un poste pour lequel doit s'appliquer, à mon avis, un devoir de réserve.
- Mais manifestement, le devoir de réserve ne s'applique pas à tout le monde.
- Mais ce qui est encore plus choquant dans ce soutien est que Nadjad Vallaud-Belkacem, outre son poste à la Cour des comptes, cumule avec le poste de présidente de l'association France Terre d'Asile.
- Une association pour laquelle j'ai trouvé dans la liste des subventions octroyées par la mairie de Paris en 2025 813 313 euros au titre des maraudes migrants, convention pluriannuelle, et 15 000 euros au titre de l'autonomisation des demandeurs d'asile.
- En clair, Nadjad Vallaud-Belkacem soutient un des pourvoyeurs de fonds de l'association dont elle est présidente, des fonds qui pourraient disparaître en cas de changement de majorité à l'hôtel de ville.
- N'y a-t-il pas ? Quitte à me faire traiter d'esprit chagrin ou de complotiste, un très léger conflit d'intérêts.
- Inutile de dire que les deux cas de figure font plus penser aux méthodes de fonctionnement d'une république dernière que d'un pays comme la France, mais depuis des décennies nous habituons à ça.
- Une telle affaire devrait faire scandale, mais comme cela n'a l'air de choquer personne, j'en ai fait mon coup de gueule du jour en espérant qu'enfin cela fasse réagir.
- Bravo.
- Oui, bravo.
- Je trouve que ça commence.
- C'est bien les hommes de gauche.
- Qu'est-ce que vous voulez dire là ? Ah oui.
- Oui, oui, non, parce que c'est...
- Sébastien...
- Je ne suis pas de gauche, moi.
- Je suis à votre droite.
- Le ressort est un peu facile, comme toujours.
- Il n'y a rien qui...
- Enfin, la seule chose qui me choque, Philippe, c'est que vous oubliez que nous soyons un État de droit avec une forme de liberté d'expression et donc de liberté politique.
- Prêter à Najat Vallaud-Belkacem un pouvoir qu'elle n'a pas, à savoir influencer une grande partie de Paris à voter pour Emmanuel Grégoire, je n'y crois pas une seconde.
- D'autre part, on ne parle pas de la présidente de la Cour des comptes, et j'aurais aimé vous entendre vous offusquer sur nombre de cadres du Rassemblement national qui exercent dans les fonctions publiques et qui, eux aussi, prennent position.
- Donc tout ça pour vous dire, je suis d'avis de loger tout le monde à la même enseigne.
- Ça ne me choque pas.
- C'est comme ça.
- Et puis c'est tout.
- Je n'ai pas vu de nom.
- Il faudra me les donner.
- Je réagirai sans aucun problème.
- Mais là, quand même, entre la Cour des comptes...
- Je crois qu'il y a quelqu'un qui va réagir.
- Non, mais j'ai...
- Je laisse réagir les vrais voix.
- Je suis complètement d'accord avec vous, Philippe David.
- Il n'en demeure pas moins que moi, j'ai un certain nombre de copains qui sont conseillers maîtres à la Cour des comptes, qui étaient conseillers régionales RPR, UMP, LR, etc., et qui ont pris parti et qui continuent à prendre parti, je dirais, à la vie politique française.
- Donc c'est très focussé sur Najat Vallaud-Belbacassem, et vous avez opportunément raison.
- Voilà, on pourrait s'abstenir de tout ça.
- Mais sur les subventions, quand même, ça pose un peu de questions.
- Non, mais je ne vous ai pas dit que j'étais contre votre coup de gueule.
- Je vous dis simple.
- Je vous dis simplement qu'en l'occurrence, mis à part sa présidence associative, etc., ce qui me pose problème, le fait qu'elle soit...
Transcription générée par IA