Retranscription des premières minutes :
- Et c'est le radar de la discorde dans le petit village de Bagasse, en Gironde. Un radar routier a été vandalisé pour la sixième fois en seulement deux ans.
- Le maire de la commune est avec nous ce matin. Bonjour, Sergi Sarr. Oui, bonjour.
- Et bienvenue sur Sud Radio. Bon, la dernière fois que votre radar a été vandalisé, c'était récemment. C'était en début de semaine.
- Il était tout neuf, ce radar. Qu'est-ce qui se passe, M. le maire, avec ce radar ? Pourquoi est-ce qu'il dérange autant ? C'est un acharnement qui est incompréhensible. Je sais pas pourquoi. Oui, effectivement, vous avez noté six fois.
- Eh bien c'est six fois qu'il a été passé à la peinture deux fois. Là, je pense qu'il y avait la signature. Et c'était la convention rurale 33 qui avait fait ça.
- Ensuite, il a été habillé avec des roues de tracteur, d'énormes roues de tracteur.
- Ce qui n'est pas évident parce que c'est un radar tourelle. C'est un radar qui est quand même assez placé haut, quoi.
- Oui. Oui, oui. Eh bien oui. Mais lorsqu'on a des ingènes tels que les émetteurs sur un tracteur, il est très facile de mettre des meneux.
- Et ça a été fait comme ça, c'est certain. Ça veut dire que ce sont des agriculteurs qui, à chaque fois, ont vandalisé ce radar ? Deux fois, ça a été signé. Deux fois. Mais ils ne l'ont pas saccagé. Il a été peint. Il a été après nettoyé. Donc il n'a pas été détruit. Voilà.
- Mais il a pris aussi des coups de balles, de cartouches. Il a... Qu'est-ce qu'il y a eu aussi ? Il a été... Il a été signé... La vingt-dernière fois, il a été signé à les barbeuses, carrément, et couché dans le fossé, et ensuite complètement détruit. Et comme vous disiez, il avait été réparé. Et le gars, lundi, mardi, vient... Je le vois devant le radar.
- Il me dit...
- « Je viens de mettre en route ». Et puis, effectivement, il était pâché, 45°, cassé, etc.
- Et vous savez qui a fait cela ? Non. Mais non, pas du tout. Pas du tout.
- Non, non. Non, non, pas du tout. Non, non, c'est pas ça. Non, non, mais...
- C'est un radar qui est situé, alors, au bord d'une départementale.
- Alors, c'est une route très passagère qui est une départementale 670 qui recélie...
- Voilà. C'est le grand axe d'autrefois nord-sud, quand il n'y avait pas, donc, d'autoroute. Ça, là, ça relie sa terre à l'aréole.
- Et il y a un croisement où, l'été, principalement, et le printemps, ils passent des vélos. C'est un vélo-route.
- D'accord. Et donc, ce vélo... Moi, j'avais demandé... Ça fait 10 ans, 20 ans que je demande un radar, parce que les voitures roulent très, très vite.
- Et à savoir qu'elles roulent vite, parce que...
- Les gendarmes étaient là au moins 2 ou 3 fois par mois et verbalisaient des voitures qui allaient jusqu'à 160 km heure, quoi.
- Incroyable. Et ce que vous dites, c'est que ce radar, c'est pas une pompe à fric, quoi. C'est un radar, en l'occurrence, qui est utile et qui sert à protéger, à garantir la sécurité, notamment ici, des cyclistes, quoi. C'est certain. Il est situé sur un axe et surtout sur cette route-là, sur vélo-route et une route nationale qui est super dangereuse.
- Et donc, c'est pas du tout une pompe à fric, quoi.
- Est-ce que vous avez prévu de réparer, de remettre en service ce radar une septième fois ? Mais oui. Alors, prévu, moi, non. Mais la sous-préfecture, l'État va le remettre. Oui, il faut pas lâcher. Effectivement, un jour, ça vient bien s'arrêter.
- Sauf qu'il y aurait peut-être une solution très simple. C'est d'avoir une caméra. Et bon.
- Vous y pensez, hein ? Pardon ? Vous y pensez, pardon, M. le maire, à mettre une caméra ? La solution la plus facile, ce serait de mettre une caméra. Il existe des caméras. C'est un radar. On a des caméras pour voir si quelqu'un le vandalise ou pas.
- Et ce serait vraiment la solution, parce que notre radar... Alors c'est un radar tourelle, effectivement, mais il ne prend pas......
Transcription générée par IA