Retranscription des premières minutes :
- Le petit matin Sud Radio. 5h-7h. Benjamin Gleize.
- Sud Radio, la vie en vrai. Le top départ est lancé. Les soldes d'hiver ont député hier dans un contexte forcément particulier.
- Une première journée marquée par la vague de froid et les importantes chutes de neige. Bonjour, Pierre Talamon.
- Bonjour, Benjamin Gleize.
- Président de la Fédération nationale de l'habillement, un grand merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio.
- J'imagine que vous avez déjà eu quelques retours hier soir sur cette première journée de sol.
- Elle a donné quoi, cette première journée ? Est-ce que les clients ont répondu présent malgré le froid et la neige ? Non, ça a été très difficile, évidemment. C'est position chasse-neige, on pourrait dire.
- Selon les régions, en fait, ça a été un petit peu pareil. Peut-être qu'en PACA, un peu mieux.
- Mais l'île de France a été très touchée. Et la région ouest, Normandie-Bretagne, les Hauts-de-France aussi, elles ont été compliquées. Donc voilà, ça marque un début de solde très difficile.
- On sait en plus que la première journée, elle est véritablement décisive. C'est ça qui, effectivement, va donner un petit peu la tendance, quoi.
- Oui, je dirais plutôt les 10 premiers jours. Les 10 premiers jours. La première semaine est importante.
- Mais on est bien loin, évidemment, il y a 10-20 ans du jour que les salariés...
- posaient comme congé pour participer au premier jour de solde. C'est terminé. Les soldes sont une promotion comme une autre aujourd'hui.
- Près de 6 Français sur 10 qui déclarent cette année qu'ils feront moins les soldes qu'avant. C'est un constat, Pierre Talamon.
- Les soldes, effectivement, vous le disiez, attirent de moins en moins. Alors vous, vous militez pour décaler la date des soldes.
- Pourquoi ? Ça changerait quoi, concrètement ? Comme vous le dites, c'est vrai qu'il y a un désengagement progressif. Moins de 41% des Français, là, qui quand même ont participé aux soldes, c'était 45% avant. Un budget qui est en baisse, qui est passé de 300 à 230 euros environ.
- Mais c'est parce que, si vous voulez, le consommateur est plutôt gavé de promotions intempestives qui précèdent les soldes, surtout en hiver avec ce fameux Black Friday qui met le mois de décembre d'ailleurs en pause. Le mois de décembre a été mauvais.
- Donc si vous voulez, il y a un gel des achats.
- Et qui fait que les stocks, au final, ils sont de plus en plus...
- Plus importants, c'est ça ? Absolument. Alors les stocks sont plus importants. Et c'est vrai que la Fédération de l'habillement, qui représente les commerces de proximité de mode, les commerces de mode indépendants, souhaite que le gouvernement puisse décaler ses soldes de 3 semaines, parce que ces soldes doivent être une opération de déstockage, c'est-à-dire un déstockage d'un résiduel de collection.
- C'est vraiment en fin de saison.
- Que vous pouvez le faire. Et pas en pleine saison hiver, parce que ça n'a aucun sens.
- Elles se terminent début février. Ça signifie que début février, vous recevez normalement le printemps et l'été.
- Or, vous ne vendez pas le printemps et l'été en février. Vous le vendez au mois de mars.
- Donc on aimerait que ces soldes aient lieu finalement au mois de février, parce que ça reste quand même un levier de croissance et surtout un outil de gestion de stock. Mais elles ne le sont plus aujourd'hui.
- Aujourd'hui, c'est une opération.
- C'est une opération promotionnelle comme une autre.
- Décalage, décalage des soldes. C'est ce que vous demandez depuis longtemps.
- Qu'est-ce qu'il vous dit, le ministre du Commerce Serge Papin ? Est-ce qu'il y est favorable ou pas, cela ? Alors très franchement, on n'en a pas encore parlé avec lui, parce qu'il est là depuis peu de temps.
- On en avait parlé beaucoup avec les prédécesseurs, Mme Louvaji, Olivier Grégoire, qui nous renvoient généralement aux autres fédérations en disant « Mais personne n'arrive à être d'accord sur cette question ».
- Alors c'est vrai que les modèles économiques sont différents.
- Les grandes enseignes et les grands magasins qui jouent plutôt sur le volume plaident pour un statu quo.
- Mais il faut bien voir qu'en fait, cette politique aspire la filière vers le bas,...
Transcription générée par IA