Retranscription des premières minutes :
- Picotis solaire, expert en solutions photovoltaïques pour un avenir durable et Akena, la reine des vérandas et des pergolas, vous présente Sud Radio, la planète demain, Christophe Debiens.
- Bonjour et bienvenue sur Sud Radio pour un nouvel épisode de la planète demain, la seule émission dédiée à l'écologie positive qui donne la parole aux acteurs du changement et aux porteurs de solutions environnementales innovantes.
- Alors aujourd'hui nous avons le plaisir de recevoir dans nos studios un acteur de la transition écologique mais un peu spécial et je vais lui consacrer toutes les missions car il le mérite bien et notamment aussi son projet.
- D'ailleurs il n'est pas le seul mais il va nous en parler. J'ai nommé Alexandre Dechelotte, j'espère que je n'écorche pas votre nom, qui est le chef communication officer sur le navire plastique Odyssée et officier de la marine marchande.
- Bravo, félicitations et vous avez un poste magnifique.
- Alexandre, vous êtes également père de deux jeunes enfants et bien déterminé à changer le monde.
- Que vous voulez laisser aux générations futures en bon état, on va dire.
- C'est un peu votre leitmotiv aujourd'hui. Est-ce que vous pouvez nous expliquer précisément ce qu'est le plastique Odyssée, notamment donc le bateau, ce navire laboratoire engagé contre la pollution plastique ? Oui, bonjour. Tout à fait, plastique Odyssée, c'est partie d'une idée qu'on a lancée il y a maintenant une dizaine d'années, ça remonte déjà, quand on était effectivement officier de marine marchande avec Simon, mon associé.
- Et on avait envie d'agir contre la pollution plastique qu'on voyait un peu partout dans l'océan.
- Et surtout aussi, sur le côté scientifique, lutter contre les fake news qui circulaient énormément à cette époque-là, sur le fait qu'en fait, le plastique était en surface, au milieu des océans et attendait quelque part, en fait, que quelqu'un aille le collecter.
- Ah oui, on a vu plein d'images.
- On a vu plein d'images là-dessus. Et en fait, l'effet négatif de ces images-là, c'est que ça fait croire aux utilisateurs, aux consommateurs, même aux industriels, que le plastique nous attend quelque part.
- Or, la réalité, elle est beaucoup plus douloureuse. Elle est plus insipide parce que c'est un peu comme une maladie profonde.
- Ça ne se voit pas, le plastique, ça se dégrade en microparticules. Il disparaît. Et comme il disparaît du regard, c'est très difficile aussi de le collecter.
- Donc du coup, le but de cette expédition, c'était de mettre en lumière des solutions qui existent partout sur la planète, une ingéniosité dont on percevait un tout petit peu le top de l'iceberg à cette époque-là.
- Et du coup, d'aller documenter partout dans le monde, là où il y a le plus de pollution, les solutions qui se développent localement.
- D'essayer de les rassembler, les partager et les répliquer à grande échelle. Et donc voilà, là, c'était effectivement il y a dix ans, c'était un rêve.
- On est passé par énormément d'étapes parce qu'avant de lancer une expédition comme on l'a lancée, c'était un tour du monde total qui vient de se terminer.
- Alors on parle. Mais c'était une expédition de trois ans et il y a eu sept ans de préparation.
- Sept ans pour faire notre place, notre trou, trouver un navire, le remettre en étape parce qu'on a recyclé un ancien navire.
- Donc il y a eu une aventure dans l'aventure.
- Mais en quoi ce navire justement dont vous parlez, Plastic Odyssey, est-il unique en son genre et notamment dans la lutte mondiale autour des déchets plastiques ? C'est un peu la calypso, on l'a un peu pensé comme la calypso du plastique.
- Vous êtes le nouveau Cousteau ? Non, je ne prétendrai pas ça.
- Surtout moi qui suis plutôt dans la base arrière de l'équipe.
- Il y a des gens que du coup je profite pour remercier qui ont passé énormément de temps ces trois dernières années à bord du bateau.
- Et moi un peu moins. J'ai deux enfants comme vous l'avez dit.
- J'étais un peu plus à distance et quand même là très souvent sur le bateau.
- Mais non, je ne suis pas un Cousteau moi-même.
- Mais par contre ça nous a énormément inspiré parce que ce que faisait...
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