Par Benjamin Glaise avec Arthur Simonian
Dans le Puy-de-Dôme, une gare abandonnée est devenue une boulangerie bio
La gare de Parent, fermée depuis 20 ans, est devenue un commerce géré par Arthur Simonian, finaliste de La Meilleure Boulangerie de France
Retranscription des premières minutes :
- Et notre invité du jour est artisan, boulanger, boulanger bio du côté de... Pas très loin de Clermont-Ferrand, au sud de Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme.
- Nous sommes avec Arthur Simonian. Bonjour, Arthur. Bonjour.
- Et bienvenue sur Sud Radio. Comment allez-vous ce matin, Arthur ? Bien réveillé, déjà ? Bien réveillé. Ça fait un petit moment, déjà, depuis 3 heures du matin. Merci de m'inviter.
- C'est vraiment sympa. C'est un vrai plaisir, avec en plus une histoire très intéressante.
- Vous êtes déjà... Alors pour vous situer, vous êtes dans une ancienne gare, l'ancienne gare en tout cas de Parancoud-Champais.
- Comment vous en êtes arrivé ? C'est quand même surprenant comme lieu de travail d'évoluer, de créer une boulangerie au sein d'une ancienne gare.
- Ah, c'est tout simplement magnifique d'avoir eu la chance de faire un partenariat avec la SNCF pour créer une boulangerie au sein d'une ancienne gare.
- Pour créer un lieu de vie dans une gare qui n'était pas exploitée, du moins le bâtiment. La gare fonctionne, les trains passent et s'arrêtent.
- Mais ce bâtiment était depuis 20 ans fermé. Et ça a été un vrai coup de cœur, une vraie volonté de la SNCF et de nous à faire un partenariat pour créer un lieu de vie dans un bâtiment qui était vide.
- Qui a eu l'idée en premier ? C'est la SNCF qui vous a approchés ou c'est vous qui aviez repéré auparavant ce bâtiment ? Ah non, la SNCF, ils mettent à disposition des bâtiments. Ensuite, on choisit une gare, on vous dépose un dossier, ils l'étudient.
- Et au fur et à mesure des années, on parle avec eux, on collabore, ils nous disent oui, ils nous disent non. Et là, on a tout de suite eu un point d'accord pour faire une boulangerie.
- Oui. Et alors j'imagine que derrière, il y a beaucoup de travaux, forcément, avant tout.
- Exactement. Il y a beaucoup de travaux parce que la gare a été fermée depuis plus de 20 ans. C'est une gare qui a 150 ans. Elle a une histoire.
- Donc c'est un bâtiment qui n'est pas adapté à une boulangerie. Et c'est là où c'est important d'avoir une belle collaboration avec la SNCF et la région, qui ont investi... Tout le monde a investi quasiment le même montant pour pouvoir créer un lieu de vie. Sinon, c'était impossible.
- Hum.
- Et de remettre un bâtiment en l'été.
- Vous l'avez placé où, votre four, du coup, dans cette ancienne gare, Arthur ? Alors la gare est divisée en deux petits bâtiments. Donc il y a un grand bâtiment de 100 m² et un petit bâtiment où on a un petit four.
- On a un petit labo qui nous permet de faire tout le pain le matin, les viennoiseries. Et les pâtisseries sont livrées, par contre, tous les matins.
- Boulangerie, bio, c'est important de le signaler. Ça, c'est un engagement personnel, Arthur ? C'est un vrai engagement personnel. C'est bio, local.
- C'est un vrai engagement personnel. C'est bio, local. On travaille...
- Avec les agriculteurs aussi en partenariat. On a la chance, dans le Puy-de-Dôme, d'avoir une magnifique limagne qui nous permet d'avoir des blés de qualité et des agriculteurs de qualité.
- Et le meilleur moyen d'aider un agriculteur aujourd'hui, c'est d'acheter ses produits.
- Bien sûr. Bah oui, c'est ça. Et puis c'est important pour le boulanger de connaître aussi ses fournisseurs, de pouvoir les connaître personnellement.
- C'est ça aussi. Bah voilà, la qualité, la qualité du produit, la qualité aussi de l'échange qu'on peut avoir, c'est important.
- Arthur, ceux qui vous écoutent en ce moment, ils vous connaissent peut-être déjà.
- Vous avez été finaliste d'une émission bien connue, l'émission « La meilleure boulangerie de France ».
- Alors vous, c'était l'an dernier, cette finale. Ça a été un moment important dans votre évolution ? C'est une expérience géniale. Participer à cette émission, ça a été vraiment un tremplin supplémentaire.
- On était connus, on va dire, dans le quartier. Là, on a réussi justement à faire parler de nous au niveau au moins du département, où des gens nous ont appris, ont vu nos valeurs.
- C'est un vrai accélérateur pour nous en tant qu'artisans de notre savoir-faire, de montrer réellement...
Transcription générée par IA