Par Benjamin Glaise avec Sophie Chamoulaud
Tabac, jeux, restaurant… et sextoys dans le plus ancien bar-tabac de Charleville
À Charleville-Mézières, Sophie Chamoulaud, gérante de l'Elyse Bar depuis plus de vingt ans, a récemment ajouté des sextoys à ses rayons
Retranscription des premières minutes :
- Et allez, à 5h51, on accueille notre lefto du jour. On prend la direction des Ardennes pour trouver une buraliste.
- Sophie Chamoulot, bonjour. Oui, bonjour.
- Et bienvenue sur Sud Radio. Vous êtes buraliste à Charleville-Mézières, donc dans les Ardennes, gérante du bar-café-tabac-restaurant Lelys Bar.
- La journée qui débute à quelle heure pour vous, l'ouverture, Sophie ? Normalement 7h.
- 7h, voilà. Bon. Vous faites beaucoup parler de vous en ce moment, Sophie, il faut le dire, dans les médias, avec quelques articles vous concernant, puisque vous avez une originalité, si je puis dire.
- Vous vendez notamment des sextoys également dans votre bureau de tabac, c'est ça ? Tout à fait. C'était un clin d'œil pour la Saint-Valentin, tout simplement.
- Tout simplement. C'est-à-dire ? Comment ça s'est fait ? C'est un partenariat, c'est ça ? Écoutez, j'ai un représentant...
- Un pipier qui est passé, et dans son catalogue, il vendait des sextoys pour la Saint-Valentin.
- Donc il m'a demandé simplement si je pouvais faire un pack avec lui.
- Et voilà, j'ai fait un pack. Et je pensais pas mener à avoir autant de... Comment...
- De succès, d'une certaine manière. Voilà, tout à fait.
- Parce que ça a marché, ça a amusé vos clients. J'imagine que ça a beaucoup fait parler.
- Oui, ça a fait beaucoup parler. Je m'attendais vraiment pas à une telle ampleur. Et oui, ça a marché. C'est vrai, ça a marché.
- J'étais surprise, d'ailleurs.
- Vous en avez vendu depuis la Saint-Valentin ? Véritablement, ouais ? J'en ai vendu depuis la Saint-Valentin, oui.
- Et donc vous allez continuer ? Oui, oui. Franchement, je pense pas. Bon, là, c'est un clin d'œil. Mais bon, si des gens veulent m'en commander en toute discrétion, je le ferai.
- Mais bon, pour l'instant, c'est pas mon... C'est pas... Ce que je vends en premier, quand même.
- C'est vrai, il faut assumer, quoi. C'est pas forcément évident.
- Ah, assumer ! Ça dépend comment on le présente. C'est vrai qu'on l'a fait avec beaucoup d'humour et d'originalité, mais voilà, on n'a pas... Non, non, c'était sympa.
- Bon, Sophie, vous ne faites pas que...
- Franchement, c'était sympa. Ça a mis la curiosité des gens.
- Oui, et puis ça fait réagir, ça fait parler. Et puis bon, c'est chouette, ça met de l'ambiance aussi, quoi. Ça, c'est cool.
- Ben, la preuve, je me retrouve sur une radio.
- Sur une radio.
- Pour parler de ça.
- Ben oui, voilà.
- Bon, vous ne faites pas que ça.
- Présentez-nous un petit peu, là, votre bar, café, tabac, restaurant, l'Élise Bar, donc à Charleville-Mézières.
- Ben écoutez, je suis implantée à Charleville depuis... Ben écoutez, c'est une affaire familiale. Mes parents avaient racheté ça en 2000.
- Moi, je travaillais à Paris. Et puis bon, ben les aléas de la vie m'ont fait que je suis revenue dans les Ardennes.
- Et j'ai racheté en 2013 avec mon compagnon, qui est maintenant malheureusement décédé.
- Et ben écoutez...
- L'affaire perdure depuis. Et puis je vends... Nous sommes spécialisés dans la viande à race pour le restaurant.
- Et puis on fait mon bar tabageux, voilà.
- Oui, vous faites beaucoup de choses. Vous êtes épaulée, parce que c'est vrai qu'il y a le bureau de tabac, la vente de cigarettes, il y a le café, les boissons.
- Et puis derrière aussi, vous le dites, il y a une partie restaurant aussi.
- Le restaurant, oui.
- C'est vrai que c'est une amplitude horaire énorme. Mais bon, voilà, c'est un beau challenge. Et je suis contente que ça perdure encore. Et voilà.
- Oui, parce qu'il y a ce côté tradition familiale. Vous avez grandi d'ailleurs avec vos parents dans ce lieu-là ? Pas du tout. Du tout, du tout. Non, non. Mes parents sont revenus des Antilles en 80. Ma maman était dans la confection sur Charleville.
- Et mon papa était fonctionnaire.
- D'accord.
- Donc rien à voir. Mon père s'est retrouvé en retraite à 52 ans. Et voilà.
- Et voilà. Et alors qu'est-ce qui vous plaît dans ce métier plus précisément ? C'est le contact peut-être avec les clients ? Voilà. On est un lieu de vie, forcément, un lieu chaleureux aussi d'échange.
- Alors du tout. Alors par contre, c'est pas du tout mon domaine. Mais parce que je bois...
Transcription générée par IA